Le film "Smooth Talk" est basé sur une nouvelle controversée de Joyce Carol Oates: Where Are You Going, Where Have You Been?. Il a remporté le prix du Grand Jury au Festival du film de Sundance en 1986.
Connie (Laura Dern) est en pleine adolescence. Âgée de quinze ans et accompagnée de son amie Laura (Margaret Welsh), elles décident de passer l'été à ne rien faire, sauf peut-être pour courtiser les garçons. La première partie du film nous montre donc les deux filles à la recherche de mâles de façons plutôt hystériques. La séquence au centre d'achat nous offre même des répliques assez crues alors que Connie se penche pour observer l'attirail masculin des passants à la vue de tous. Elles trouvent donc l'endroit paradisiaque pour flirter à leur goût: le snack-bar. L'endroit grouille de testostérone et Connie ne laisse pas les hommes indifférents. Par contre, elle manque pas mal d'expérience face à des garçons d'une vingtaine d'années. C'est pourquoi elle n'hésite pas à accompagner des garçons dans leur voiture, seule avec une personne qu'elle ne connaît qu'à peine.
La mère de Connie (Mary Kay Place) est désabusée de sa fille. Elle sent qu'elle perd le contrôle sur elle. La chimie entre les deux n'opère plus. Connie veut vivre librement et profiter pleinement sa jeunesse. Un bon jour, Connie décide de rester seule à la maison. Elle reçoit alors la visite d'Arnold Friend (Treat Williams), un adolescent qui n'a pas sa langue dans sa poche. Celui-ci l'observe depuis quelque temps au snack-bar. Il connaît les moindres détails sur elle et sa famille. Ces révélations font peur à Connie, mais Arnold dégage, malgré son discours, un sentiment de sécurité. Arnold lui propose un cadeau auquel elle n'a pas prête à recevoir et qui changera sa vie pour toujours.
Côté technique, la piste audio est loin d'être excellente, mais réussit à faire son boulot. La majorité du film étant axée sur les dialogues, l'utilisation des enceintes est adéquate. Par contre, il y a quelques parasites qui se sont incrustés, ce qui est quelque peu dérangeant lorsqu'une scène repose essentiellement sur la tension du dialogue. Pour un film de plus de vingt ans, je dois avouer que l'image est très satisfaisante. Les couleurs sont belles. L'image manque un peu de clarté et est granuleuse par moment, mais cela ne nuit pas réellement au visionnement. Le menu représente une image statique et n'est pas accompagné de musique. Comme supplément, il n'y a rien du tout.
La plupart des commentaires que j'ai consultés sur les différences entre le livre et le film parlent beaucoup de la conclusion qui est passablement différente. Également, le livre fait plus état de la rencontre entre Friend et Connie. La première heure de film a été imaginée pour l'adaptation. En effet, j'ai considéré la première partie comme étant assez superficielle. La dernière partie est beaucoup plus psychologique et axée sur le dialogue. Je dirais que le film a remonté dans mon estime à ce moment. La conclusion laisse place à plein d'interprétations différentes selon à ce qu'on soit optimiste ou pessimiste.
| Film | 6 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |