Ramin Niami est originaire d'Iran, pays qu'il a dû fuir après que les autorités eurent fermé l'école de cinéma et le magasin où il travaillait. Après quelque temps en Europe, il finit par aboutir à New York, où, pendant plusieurs années, il fut metteur en scène au théâtre. C'est en observant les locataires de son bloc appartement que lui vint l'idée d'écrire, avec son ami Patrick Dillon, le scénario de "Somewhere in the City".
Dans "Somewhere in the City", on nous présente la vie de six locataires d'un édifice du Lower East Side de Manhattan. Toutes ces personnes ont un point en commun; elles ne sont pas heureuses et cherchent désespérément à rectifier leur situation respective. Pour commencer, il y a Lu Lu (Bai Ling), une immigrante chinoise illégale qui tente d'obtenir son permis de travail en se mariant à un résident. Il y a aussi Betty (Sandra Bernhard), une psychologue en quête de l'homme parfait et Martha (Ornella Muti) qui veut se départir de son mari jaloux, violent et bon à rien. On retrouve aussi Graham (Peter Stormare), un comédien de théâtre qui veut absolument percer, Che (Paul Anthony Stewart), un fils de riche s'illusionnant sur une future révolution communiste, finalement Frankie (Robert John Burke), un petit voleur qui veut absolument accomplir un grand coup. Bref, toutes ces personnes voient leurs vies se rencontrer et, finalement, en ressortent un peu (mais à peine) grandis.
Même si le film comporte certaines maladresses à la direction d'acteur, la réalisation demeure rafraîchissante, les plans de caméras sont agréables à visionner, et le montage choisi y est adéquat. Le seul bémol au film est peut-être le manque de crédibilité des acteurs. Malgré le fait que la distribution est somme toute prestigieuse, surtout pour le premier film d'un réalisateur, on demeure avec la vague impression que les acteurs ne "vendent" pas leur personnage. Néanmoins, le film est divertissant, et la présence d'un invité "surprise" vers la fin du film ajoute aussi au plaisir. Notons aussi le choix de la musique qui est parfaitement adaptée au tempérament du film
Pour ce DVD, de sérieux problèmes de compressions sont survenus lors de l'encodage de la piste vidéo. Par exemple, la première séquence, aussi imaginative soit-elle, est complètement gâchée par le fait que l'image est trop sombre. On y note un blocage des noirs presque total à certains endroits, ainsi que la présence de macroblocs. On peut même aisément voir le rafraîchissement des images clés. Les scènes plus claires n'ont pas ce problème, mais comme une bonne partie du film se déroule dans la pénombre, ce détail devient relativement majeur. Pour améliorer l'image, il aurait été nécessaire de choisir un média double couche (DVD-9) au lieu d'un DVD simple couche (DVD-5).
Du côté sonore, on ne remarque rien d'exceptionnel. L'ambiophonie générée par le décodage ProLogic est adéquate, n'étant en fait qu'une accentuation légère au niveau de la musique. L'image stéréophonique est bien définie, dénotant une bonne séparation des deux canaux. Les dialogues, élément important du film, sont distincts et toujours clairs.
Comme supplément, on nous offre des photos de productions, nous permettant ainsi de facilement identifier les acteurs à leur personnage respectif. On retrouve aussi une biographie du réalisateur ainsi que la bande-annonce du film. Aussi incluses sont des bandes-annonces de d'autres films distribués par First Run Feature. Le menu principal consiste en de courts extraits du film, sous un fond musical. Comme à l'habitude, tous les menus sont clairs et bien hiérarchisés.
Bref, malgré un réel sens de l'esthétique et de la réalisation, ce film ne constitue pas un chef d'oeuvres. De plus, le traitement très ordinaire fait pour le DVD en fait un produit un peu moins attrayant que les autres DVD de First Run Features. Néanmoins, le simple fait que ce film soit distribué est louable et pour cette unique raison, bien des lacunes sont pardonnées.
| Film | 6 |
| Menu | 6 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 6 |