Spaceballs
Collector's Edition
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Mel Brooks
Année: 1987
Classification: PG
Durée: 96 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DTS51, DD51), Français (DD20), Espagnol (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 32
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Eric Simard
8 mai 2005

Une des marques de commerce de Mel Brooks est son implication dans la réalisation de films de comédie faisant la satire de classiques de différents genres. "Spaceballs" a donc pour inspiration les films et séries populaires de science-fiction. On voit surtout des clins d'œil faits à Star Wars, mais aussi à Star Trek, Alien, Planet of the Apes pour les références les plus évidentes.

Mais en plus de se payer la tête du genre science-fiction, le long métrage possède tout de même son histoire propre qui a contribué à son succès populaire. Les méchants "Spaceballs" ont épuisé l'air de leur planète et mettent tout en œuvre pour subtiliser l'air pur de la pacifique planète Druidia. Dark Helmet (Rick Moranis) et le président Skroob (Mel Brooks) sont à la tête des antagonistes. Leur plan implique la capture de la princesse en cavale Vespa (Daphne Zuniga) accompagnée de son aide Dot Matrix (voix de Joan Rivers), mais ce sera sans compter sur l'intervention de Lonestarr (Bill Pullman) et de son fidèle compagnon, Barf (le regretté John Candy). On aura ici compris les références à Darth Vader, princesse Leia, C3PO, Han Solo et Chewbacca.

Le plaisir de ce film réside dans le fait qu'il ne se prend pas au sérieux et que nous devons faire de même. On pardonnera évidemment le manque de vraisemblance ainsi que les erreurs de continuité pour sourire et rire de plusieurs des blagues qui nous sont sans cesse lancées. Il est certain que souvent l'humour est crasse et vole très bas, les gags sont par moments faciles, mais le réalisateur s'assume et dans le fond c'est l'ensemble qui constitue un excellent divertissement. Cela prend finalement plus d'un visionnement pour pouvoir saisir toutes les petites (et moins petites) touches d'humour. On devine bien sûr où l'histoire nous mène bien longtemps à l'avance et encore une fois, cela fait partie du charme du film. Il est à noter toutefois que plusieurs boutades sont pas mal dépendantes du langage anglais, ce qui nous fait perdre un peu de plaisir si nous écoutons le film en français (ou en espagnol).

Est-ce que cette version du collectionneur se distingue de la version DVD antérieure? Oh oui, la différence est marquée à plusieurs points de vue. D'abord au niveau de la qualité audiovisuelle, malgré que l'image de l'édition spéciale montre des signes d'usure avec plusieurs saletés et quelques lignes qu'on ne peut manquer, les couleurs sont plus vives, un certain nettoyage évident a été fait lorsque l'on compare les deux DVD et l'image est également plus stable (elle oscillait par moment dans la version précédente). Côté audio, nous avons au niveau anglophone accès à une nouvelle piste DTS en plus de la Dolby Digital 5.1 et la netteté sonore est meilleure cette fois-ci. Toutefois, même sur cette édition spéciale, bien qu'ils soient bien audibles, les dialogues sonnent malheureusement un peu en canne, ce qui m'a un peu surpris. De plus, chacune des pistes anglaises n'est pas pleinement satisfaisante. La piste DTS nous donne un bien meilleur appuis au niveau du caisson de graves rendant la trame plus riche, mais toute la sonorité est concentrée à l'avant, tandis que la piste Dolby Digital nous donne de bons effets d'ambiophonie, mais le manque significatif au niveau des graves nous donne une impression qui trahit l'âge du film.

Les menus des deux disques sont différents, animés et contiennent un paquet de petites blagues (même un clin d'œil au jeu Space Invaders d'Atari!!!), ce qui nous fait explorer les deux DVD au complet avant d'accéder au contenu. On notera une référence évidente sur le premier disque aux menus des DVD de la série Star Wars.

Alors que le DVD précédent ne contenait comme extra pertinent qu'une piste commentée de Mel Brooks ainsi qu'un très court documentaire, nous avons un peu plus de chair cette fois-ci avec la nouvelle édition. Le premier disque contient donc la même piste de Mel Brooks (qui je crois a été enregistrée lors de la transposition du film sur vidéodisque laser). On y apprend quelques faits divers, mais Brooks passe un peu trop de temps à apprécier son film et de le trouver drôle. Il manque de rythme et on finit par se lasser un peu. Toujours sur le premier disque, on peut visionner le film en accéléré (ludicrous speed).

Sur le deuxième disque, un documentaire sur la production bien garni nous parle de la plupart des aspects de la production via des interventions de plusieurs acteurs et membres de la production (ils ont pour certains beaucoup vieilli!). Très intéressant, car les informations sont diverses, mais surtout parce que cela paraît que l'équipe a bien apprécié le tournage et d'avoir travaillé ensemble. Cela est suivi par une conversation entre Mel Brooks et Thomas Meehan (l'autre auteur encore vivant de "Spaceballs"): ils parlent de la genèse du film ainsi que plusieurs autres petits sujets, mais les propos ne m'ont vraiment pas accroché, je n'ai peut-être pas saisi leur humour cette fois-ci. Comme dernier documentaire, on peut visionner un court hommage rétrospectif à la mémoire du comique John Candy, décédé d'une crise cardiaque dans la quarantaine en 1994.

Dans les extras plus légers, notons un quiz qui prend un bon sens d'observation pour répondre à certaine des questions, une comparaison de quelques scénarimages avec leur montage final, quelques bandes-annonces et galeries de photos, des démonstrations de quelques erreurs du film (le réalisateur s'assume!) et quelques citations mémorables des personnages principaux du film.

Cette édition spéciale mérite donc bien son titre, malgré l'aspect technique un peu sous optimal. Une belle adition pour les fans de science-fiction et/ou de Mel Brooks.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments5
Vidéo6
Audio7