"Spirits of the Dead", traduction libre de "Histoires Extraordinaires", apporte à l'écran trois histoires très différentes basées sur la prose d'Edgar Allan Poe réalisé par trois réalisateurs de style tout à fait différent. Des acteurs tels que Brigitte Bardot, Alain Delon, Jane Fonda et Terence Stamp peuplent ces trois courts-métrages d'horreur psychologique durs à décrire et présentés dans leur langue d'origine, en français.
Roger Vadim nous offre sa vision de "Metzengerstein". C'est l'histoire de la conteste Frédérique qui a trop d'argent et ne sait pas rien faire d'autre dans la vie que de se débaucher dans des orgies et de rire des gens sans les connaître. Cette jeune libertine rencontre son cousin dans une situation fâcheuse mais ce dernier l'intrigue au plus haut point. Mais son cousin se fout éperdument d'elle et elle se venge en faisant brûler son écurie. La nouvelle de la mort de son cousin dans l'incendie et l'arrivé d'un cheval noir inconnu apporte en elle une émotion bizarre. Depuis ce temps, elle se fatigue à voir une toile non complétée et passe son temps avec le cheval qui est maintenant son confident. C'est à partir de là que le film ne fait plus de sens. Les images sont d'une grandeur incroyable tout le long de ce court-métrage. La synchronisation des lèvres avec le son fait quelque peu défaut mais nous oublions vite ce problème avec les costumes provoquant de Jane Fonda!
La seconde histoire est réalisée par Louis Malle et raconte l'histoire de "William Wilson" qui veut se confesser à un prête catholique même s'il ne l'est pas lui-même. Il raconte que dès son enfance à l'école, il montre des problèmes de comportement surtout quand il y a un public. Il torture des élèves pour le plaisir du spectacle. Un autre gars du même nom que lui l'arrête et devient automatiquement son "compétiteur". Plus vieux, nous le voyons étudier dans une faculté de médecine où il tente de faire une autopsie sur une femme vivante mais encore une fois, son sosie l'arrête. Un autre jour, il triche aux cartes pour pouvoir profiter d'une femme mais de nouveau il se fait arrêter par ce même homme. Là il est tanné et veut sa mort. Le début du film, c'est la fin… un début très intéressant visuellement et auditivement. La qualité vidéo est très bien sauf à une occasion où il y avait des ronds bleus dans le milieu de l'image pendant quelques secondes.
La dernière histoire bizarre, "Tony Dammit", nous vient du célèbre réalisateur Frederico Fellini. Un groupe de personnes religieuses veut tourner un western catholique et invite un acteur à les visiter à Rome pour en discuter. Lui, il ne vient que pour la Ferrari qui lui a été promise. Il doit aller passer une interview à la télévision italienne où il répond aussi stupidement que les questions le sont. Nous y apprenons un peu plus quel sorte d'acteur que c'est. Il boit et se drogue parce qu'il est trop heureux. Il voit le diable sous la forme d'une petite fille qui joue au ballon. Aux Oscars italiens, nous voyons une série d'acteurs aussi étranges les uns aux autres vue par notre acteur en boisson. Il est tout perdu lorsqu'il reçoit son prix et commence à poser à son public en étalant la vérité sur sa vie. Après quoi il part dans une course folle dans sa nouvelle voiture vers sa destinée. L'ambiance du film est comme un rêve irréel remplis de fumée.
La mise en scène et la photographie des trois histoires est excellente et sans failles. Les histoires (surtout la première) sont tellement lentes que nous les croyons vraiment plus longues qu'elles le sont vraiment. Les deux heures du film semble s'étirer et s'étirer. L'histoire suivante éclipse toujours la précédente alors l'histoire de Fellini nous reste collée à la mémoire. C'est la première fois que je voyais un film de Fellini et j'ai bien aimé son style. Je me promets d'en visionner d'autres très bientôt tel que son soi-disant chef d'œuvre 8 1/2.
Le menu principal du DVD est animé d'une scène de chacun des films. Cela donne accès à la sélection des chapitres (statique) de chacun d'eux. Le niveau sonore de ces trois productions est très bas. J'ai du monter considérablement le volume de mon système de son afin de mieux comprendre. L'image anamorphique, dans les trois histoires, est très impressionnante. Les couleurs sont claires et précises. Les extras sont inexistants sur cette production qui nous vient pourtant de la compagnie mère de la collection Criterion. Ceux qui aiment les histoires étranges seront très satisfaits par cette production très bien restaurée.
| Film | 5 |
| Menu | 3 |
| Suppléments | 0 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 6 |