Divers volets sont souvent intégrés à certains films, notamment l'aspect sportif omniprésent dans plusieurs productions. Parmi celles-ci, nous pouvons compter maintenant "Coach Carter" qui traite du basket-ball, sport qui peut sembler simple, mais qui comporte tant de facettes. Afin de bien y performer, un athlète a besoin de bien plus que du talent, car ce sport comporte plusieurs côtés que les gens ne seraient pas portés à soupçonner. La forme physique doit y être ainsi que l'esprit et j'irai même jusqu'à dire que le talent n'englobe que 50% de la performance. Toutes ces notions sont d'ailleurs fort bien exprimées dans "Coach Carter".
Ken Carter accepte un poste d'entraîneur de basket-ball dans une école malfamée de Richmond (Californie). L'équipe en soi a du talent certes, mais elle n'a aucune cohésion et de plus, les joueurs possèdent des résultats académiques désastreux. Leur nouveau chef leur fait donc signer un contrat stipulant qu'ils feront partie de l'équipe seulement s'ils maintiennent une moyenne décente et s'ils sont présents à chacun de leurs cours. De plus, il les fait travailler sans relâche, ce qui les conduit vers la victoire. Par contre, il devra faire face à plusieurs problèmes mettant son pacte le liant à ses joueurs en péril ainsi qu'à l'hostilité de certains citoyens envers ses méthodes de travail peu orthodoxes, notamment lors de son "Lock-out".
Inspiré d'une histoire vraie, "Coach Carter" est un film sans prétention qui met en scène de très crédibles acteurs. Malgré la lueur de déjà-vu présente, qui rappelle à certains égards le film Friday Night Lights, nous pouvons tout de même apprécier l'histoire et les séquences de basket-ball fort bien faites. Cette récente production s'adresse à tous, alors nous ne devons pas être des experts pour bien comprendre les propos relatifs au sport.
L'aspect vidéo est de bonne qualité, l'image étant exempte de toute granularité et les couleurs sont très belles. Quant à l'aspect audio, celui-ci est très appréciable, et ce, pour diverses raisons. Toutes les enceintes sont sollicitées et les bruits de fond fusent vraiment de partout, ce qui est fort agréable. Les dialogues sont audibles et la symbiose de la trame musicale à saveur de rap à la trame audio est intéressante.
Le menu est très appréciable, car il a un concept urbain qui rappelle judicieusement le film. Quant aux suppléments, ceux-ci sont agréables à visionner. Il y a d'abord deux revuettes intéressantes. La première, "Coach Carter: The Man Behind The Movie", nous expose le véritable Ken Carter ainsi que les vrais joueurs qui parlent de ce qui s'est passé au sein de l'équipe de Richmond lorsque l'entraîneur est arrivé. Ce boni est d'une durée d'une vingtaine de minutes et je l'ai bien aimé. La deuxième revuette, "Fast Break At Richmond High", traite de l'aspect sportif et nous y découvrons tout le travail qui a été nécessaire afin que les scènes de basket-ball soient telles qu'elles le sont. Personnellement, il s'agit de l'extra que j'ai préféré, car les propos étaient très constructifs et captivants. S'en suivent six courtes scènes retranchées que j'ai trouvé plutôt moyennes. Finalement, nous avons droit au clip vidéo de la chanson "Hope" interprétée par Twista ainsi que Faith Evens.
"Coach Carter" est un bon divertissement, car il nous apprend quelques leçons de vie et nous fait voir des séquences fort impressionnantes de basket-ball. En dépit du côté déjà-vu, ce film est très intéressant et l'histoire sait nous toucher. Je le recommande aux friands de basket-ball ainsi qu'à leurs acolytes qui sauront grandement l'apprécier.
| Film | 8 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 9 |