"Fear Strikes Out" est le premier film du réalisateur Robert Mulligan, mieux connu pour son chef-d'oeuvre To Kill a Mockingbird. Ce film est aussi un des premiers de Anthony Perkins, lui-même devenu célèbre quelques années plus tard par son personnage de Norman Bates dans Psycho de Alfred Hitchcock. "Fear Strikes Out" raconte donc l'histoire véridique de Jimmy Piersall, un joueur de baseball des Red Sox de Boston.
Issu d'un milieu pauvre, Jim est convaincu par l'attitude de son père que sa seule chance de se sortir du marasme financier de l'époque est de devenir un grand joueur de baseball. Il est donc contraint à s'exercer à ce sport, et ce, sous la tutelle tyrannique de son père. Malgré ses succès, ce dernier n'est jamais satisfait et le force à s'exercer, sans jamais rien faire d'autre. Le jour où il se casse le pied en patin, son père en est tant affecté qu'il en fait une crise cardiaque. Après qu'il eut atteint les ligues majeures en un temps record, on demande à Jim de jouer arrêt-court, et non pas champ-arrière, la position qu'il a occupée toute sa vie. Recherchant toujours l'approbation de son père, et devenu complètement zélé afin de prouver à tous qu'il mérite de jouer à sa position de prédilection, il va même jusqu'à s'en prendre à ses coéquipiers. Puis finalement, c'est l'effondrement; il n'en peut plus et craque et il doit être interné pour soigner sa santé mentale. Un long cheminement lui fera comprendre que c'est son père qui est directement responsable de son état. Il finira par surmonter toutes ses difficultés, et retournera au baseball, pour mener la carrière qu'on connaît.
Ce film raconte fidèlement les pénibles années de la vie de Jim Piersall, puisque le scénario est tiré directement de son livre autobiographique. Ce qu'il y a d'assez étonnant, c'est que le film est paru sur les écrans en 1957. L'année de recrutement de Piersall étant 1950, et sa retraite en 1967, le film est donc sorti au sommet de sa carrière et était ainsi tout à fait d'actualité. À cause de la grande couverture médiatique de sa maladie, le film a eu pour rôle de rétablir les faits et d'expliquer au grand public les circonstances de sa maladie. La petite histoire raconte qu'à son retour au jeu, le 10 juin 1953, il eut six coups sûrs en six apparitions au bâton, dans le but de prouver aux amateurs qu'il était bel et bien guéri.
Cette réédition de "Fear Strikes Out" nous offre une qualité d'image impressionnante, surtout compte tenu de l'âge du matériel source. Bien entendu, on observe des poussière et égratignures, mais pas de défauts de compression. Bien entendu, le fait que l'image soit en noir et blanc facilite grandement le choix de la palette de "couleurs", permettant ainsi une compression uniforme et préréglée. Les tons sont bien rendus, les noirs profonds et bien gradés, et on n'y voit aucun blocage. Les arrière-plans sont aussi uniformes, avec un minimum de fourmillement. Pour ce qui est du son, les deux pistes sonores sont de qualités égales, et typiques des films de cette époque. Les dialogues sont clairs, bien présents, et la musique est tout à fait à la hauteur des normes du moment.
Ce DVD ne nous offre aucun supplément, même pas une bande-annonce. Les menus sont parfaitement statiques, avec l'image de la jaquette du DVD en arrière-plan. Aussi, un mauvais choix de couleur pour les boutons rend la navigation difficile. Bref, ce DVD n'est rien d'autre que le film lui-même, sans rien de plus. Il pourra plaire aux amateurs de baseball, permettant de voir une représentation fidèle des durs moments de la vie de celui qui allait devenir un des grands joueurs de baseball de son temps. Mais bien plus qu'un simple film de baseball, "Fear Strikes Out" explore aussi la difficulté des relations père-fils.
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |