The Pride of the Yankees
Collector's Edition
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Sam Wood
Année: 1942
Classification: PG
Durée: minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono), Espagnol (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
9 mars 2008

Henry Louis "Lou" Gehrig, fils d'immigrants allemands né à New York en 1903, est l'un des plus célèbres baseballeurs de l'histoire. Il a évolué avec les Yankees de New York pendant qunize saisons dans les années 1920 et 1930, et est reconnu par la "Baseball Writer's Association" comme le plus grand joueur de premier but de tous les temps. Surnommé "The Iron Horse" pour sa durabilité, il a participé à 2130 rencontres consécutives, un record qui a tenu pendant 56 ans avant d'être battu en 1995 par Cal Ripken des Orioles de Baltimore. Cette séquence s'est terminée pour Gehrig quand il est tombé gravement malade, atteint d'une maladie neuromusculaire dégénérative à laquelle il succombera deux ans plus tard. Cette maladie, la sclérose latérale amyotrophique ou SLA, est d'ailleurs connue aujourd'hui sous le nom de "Lou Gehrig's Disease".

"J'ai peut-être eu une grande malchance, mais j'ai un nombre incroyable de raisons d'apprécier la vie" (Lou Gehrig, 4 juillet 1939)

"The Pride of the Yankees", réalisé en 1942 par Sam Wood, est une production typiquement américaine qui a établi la formule de la biographie sportive en trois actes. Un jeune garçon mordu de sport rêve de faire carrière dans les grandes ligues, réalisera son rêve, deviendra une vedette, trouvera l'amour et la gloire, et l'acte final viendra clore le récit. Dans le cas qui nous occupe, le gamin a grandi dans le Bronx et, suivant les conseils de sa mère, poursuivra ses études en ingénierie à l'université malgré sa passion pour le baseball. Il ne signera un contrat avec les Yankees que pour payer les soins médicaux de sa mère souffrant de maladie.

Humble, noble et un brin timide, Lou Gehrig (Gary Cooper), que l'on surnommait également "The Quiet Hero", personnifie l'intégrité et la droiture d'un homme qui a vécu toute sa vie selon les mêmes codes moraux, sans que son comportement soit affecté par l'argent et la célébrité. Le film est ponctué d'anecdotes bien connues, comme celle ou il promet à un jeune garçon cloué sur son lit d'hôpital de frapper deux coups de circuit lors du prochain match. Le deuxième tiers du film s'attarde à sa relation et à son mariage avec Eleanor (Teresa Wright), et le troisième acte à sa maladie, jusqu'au fameux discours d'adieu qu'il a prononcé dans un stade des Yankees rempli à capacité, le 4 juillet 1939.

En nomination pour onze Oscars (il ne remportera que celui du montage, et on se demande pourquoi...), "The Pride of the Yankees" n'a malheureusement pas très bien vieilli. Après un début intéressant, le film s'enlise dans des scènes qui n'en finissent plus et le réalisateur tente de briser la monotonie en ajoutant des éléments humoristiques qui deviennent rapidement répétitifs. Gary Cooper a toujours le même look du bon gars que rien ne dérange, mais son attitude frise l'apathie. L'arrivée d'Eleanor apporte un vent de fraîcheur à l'intrigue et leur relation est crédible, mais encore une fois, certains segments paraissent interminables. Les scènes sportives sont plus convaincantes, surtout grâce à la présence de Babe Ruth et d'autres joueurs des Yankees. Le film se rattrape vers la fin, alors que Lou se rend compte que quelque chose ne tourne pas rond, et la recréation du fameux discours au stade des Yankees nous offre le moment le plus inspiré, dosant parfaitement le réalisme et le mélodrame. Gary Cooper y est à son mieux, et cette scène finale demeure mémorable.

Après une première mouture en 1999, une seconde en 2003 et une édition 65e anniversaire parue l'an dernier, il s'agit de la quatrième version du film en format DVD. Côté technique, cette édition du collectionneur ressemble en tout point à la précédente. Le transfert est agréable et la pellicule est claire et propre bien qu'un peu granuleuse. On peut apercevoir un léger flottement de l'image en arrière-plan lors de certaines scènes, mais en général le niveau des contrastes et des détails est bon. Certains segments sportifs proviennent de films d'archives et sont de qualité variable. La piste audio originale mono est offerte et elle est adéquate pour un film de cet âge. Les dialogues sont clairs et la musique s'intègre bien à l'environnement sonore, sans distorsion ni parasite.

La présentation et les menus sont standards et cette édition se différencie des versions antérieures au rayon des suppléments. On retrouve six courtes revuettes qui explorent, par l'entremise d'entrevues avec différents intervenants des milieux du cinéma, du baseball et du domaine médical, toutes les facettes du tournage, de l'homme qu'était Lou Gehrig et de la maladie qui porte son nom.

"The Pride of the Yankees", malgré ses défauts, présente une vision attachante du rêve américain et d'un homme qui, par son courage et sa détermination, a non seulement marqué l'histoire de son sport, mais également celui d'un pays tout entier. À moins d'être un fan de baseball friand de suppléments, il n'est pas nécessaire de vous procurer cette édition si vous possédez déjà la précédente.


Cotes

Film6
Présentation4
Suppléments5
Vidéo7
Audio7