Voici la suite tant attendue du classique de 1976. Les attentes étaient hautes et la marge de manœuvre bien mince. Malheureusement, Ron French et son équipe ont échoué lamentablement. Difficile de faire la suite d'un film qui a tellement marqué une époque!
Histoire plutôt cocasse, mais prévisible à souhait. Une équipe de perdants (Les Chiefs de Charlestown) est rachetée par un proprio friand d'argent et n'aimant nullement le hockey. Ils sont appelés à jouer un rôle de second violon afin de faire mousser un produit de consommation "familial". Vous connaissez les Harlem Globetrotters…et leurs terribles adversaires? Guet-apens inévitable qui n'en restera pas là…Foi de Hanson!
La distribution nous revient avec les trois frères Hanson, vingt ans de plus et quelques kilos également mais n'ont pas perdu de leur agilité, de leur grâce et de leur dévouement au jeu. Par contre, tous les autres participants, à l'exception de l'entraîneure (très jolie d'ailleurs!), sont d'un ennui macabre. Ils tentent de recréer, bien maladroitement, des caractéristiques propres aux personnages originaux mais s'affaissent au plus bas de l'échelle. On peut même remarquer que la "coach" porte le même manteau de cuirette jaune, laid, que Paul Newman. On ne parle pas de cheville ici, mais bien d'orteil…On n'arrive pas à la hauteur du gros orteil de la première version!
Et maintenant parlons de la phase critique, le respirateur artificiel du film (et surtout ne le débrancher pas tout de suite!), c'est-à-dire la traduction québécoise. Souvent on se plaint sans raison légitime du manque de synchronisme entre le son et les lèvres des traductions; et bien là, les détracteurs en auront pour leur argent! Ce n'est pas nul, c'est archi-nul! Benoit Marleau (Dunlop) passe pour un génie dans la production originale. À la base on aurait dû prendre les mêmes voix pour les personnages qui étaient de retour (Hanson). Et bien non! Dès qu'ils ouvrent la bouche, ils perdent leur crédibilité. J'ai la fâcheuse impression que les doubleurs n'avaient jamais prononcé un sacre de toute leur vie! Et désolé pour les linguistes, mais c'était un pré-requis.
La version anglaise est plus réaliste, mais moins drôle et moins colorés que la Québécoise. Le son est moyen sans effets particuliers et l'image nette, sans plus. Les transitions du menu sont par contre agrémentées de belles photos. Les extras contiennent une entrevue avec les frères Hanson (plutôt banale! J'en ai appris plus à l'émission de Paul Buisson à RDS!), les notes de productions, la bande-annonce, un documentaire derrière les caméras, une filmographie de Stephen Baldwin (Linden), Gary Busey (Clearmont), Jessica Steen ("Coach" Page), des deux frères Carlson (Jeff et Steve Hanson) ainsi que de David Hanson (Jack Hanson). Ron French (producteur) ainsi que Steve Boyum (directeur) nous font l'étendue de leurs réalisations. Cinq recommandations de film ferment le tout.
Pas besoin de vous cacher que le film m'a déçu. Mais je m'y attendais… Est-ce que quelqu'un a vu ce film sur un grand écran? Non et c'est bien ainsi! S'il vous reste des locations gratuites à votre club vidéo et que l'expérience vous tente encore (vous êtes solide!) allez-y. Pour les autres vous savez quoi faire…
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