Two-A-Days: Hoover High
The Complete First Season
Paramount Home Entertainment / MTV Home Entertainment

Réalisateur:
Année: 2006
Classification: PG
Durée: 202 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Sébastien Cassou
7 janvier 2007

Depuis l'avènement de la télé-réalité et sa popularité inégalée, les réseaux de télévision et les producteurs ont rivalisé d'ingéniosité et d'imagination (mais rarement d'intelligence!) pour nous présenter des émissions peu coûteuses à produire et qui en cas de succès rapportent beaucoup. C'est une formule idéale pour ceux qui la financent : pas de cachets démesurés pour les acteurs puisqu'on utilise des "gens ordinaires" qui feraient n'importe quoi pour être des vedettes télé (même que souvent on ne les paye pas, mais on leur offre un cadeau s'ils sont les gagnants à la fin de la saison), peu d'équipe technique puisque tout est tourné en lumière ambiante avec la caméra à l'épaule ou par des caméras automatiques, pas de figurants puisqu'on utilise les gens dans la rue et on leur fait signer un formulaire les privant de tous droits, présents et futurs, sur leur image.

Avec "Hoover High", le réseau MTV s'est tourné vers Hoover, une petite ville de l'Alabama où l'équipe de football de l'école secondaire est l'attraction la plus importante. Dans cette ville le football est une religion comme le dit un des participants. À partir de cette prémisse, on a sélectionné quelques élèves qui sont aussi joueurs de l'équipe et on les a suivis pendant une saison de football. Les entraînements, les blondes (presque toutes meneuses de claques!), les parents, les profs, les chums, les partys, etc. Bref, tout ce qui fait partie de la vie des ados (relativement) normaux on l'a ici transformé en cirque-spectacle où tout le monde devient "star d'un soir" Chaque phrase, chaque geste devient hyper conscient (comment peut-il en être autrement quand on a dix-huit ans et qu'on prend un bain tourbillon avec sa blonde en présence d'une équipe de tournage d'au moins trois personnes qui épie nos moindres réactions !) et les êtres humains se prennent alors pour des acteurs. Le coach joue le rôle de dur à cuire au grand cœur à la Clint Eastwood, les joueurs sont tous des poseurs stéréotypés aux gros muscles (Brad Pitt ou Keanu Reeves), et les filles des Britney Spears hyper-sexualisées et généralement assez nouilles! Seule une petite minorité de parents (surtout des mères) se méfient de la caméra et de l'obsession de leurs maris quant à la réussite sportive de leurs fils.

Déjà qu'il n'est pas facile d'être adolescent, et encore moins de devoir performer dans un sport sous la pression des parents, ça le devient encore moins si en plus on rajoute des caméras, le prestige du vedettariat et le penchant médiatique pour les superlatifs et les phrases chocs, où chaque partie est la PLUS importante, chaque décision peut t'affecter pour le RESTE de ta vie, chaque passe manquée est une CHAÎNE AU PIED t'empêchant d'avancer vers la NFL. D'ailleurs en guise d'introduction à la série, un des jeunes va même jusqu'à dire qu'à Hoover High, "perdre n'est pas une option"! Quel cliché désolant, mais qui en dit long.

Malgré tout cela, si le football et la vie des gens pauvres et inconnus vous intéressent et que votre vie vous semble vide et ennuyeuse, vous pourrez toujours visionner "Two-a-days". Bien que ce ne soit ni original ni merveilleux, et que ce soit bourré de stéréotypes et de clichés, c'est tout de même regardable, si ce n'est que comme une curiosité anthropologique!

En plus des deux DVD contenant les épisodes de la première saison on retrouve aussi un DVD de suppléments, qui contient en fait plus d'une heure de séquences retranchées du montage original. Des speechs de l'entraîneur, des moments d'émotion intense comme des ruptures ou des engueulades, des extraits de matchs, etc. Bref des heures de plaisir supplémentaire!

Au niveau audio-visuel, quelques belles images de deuxième équipe (quand les stars ne sont pas là) mêlées à des images vidéo de qualité quelconque, souvent tournées rapidement dans le feu de l'action, toujours en mouvement, et avec des éclairages variables selon la lumière ambiante. On est bien loin des grands directeurs photo comme Vittorio Storaro ou Darius Konji, mais pour une série-réalité faite pour la consommation rapide, c'est bien assez. Même chose au niveau de l'audio. Une prise de son correcte dans des circonstances variables avec les sous-titres occasionnels lorsqu'un bruit ambiant couvre une réplique ou qu'une image volée avec une caméra et une perche trop loin des protagonistes nous empêche d'entendre. Encore là, pas de trophée en vue, mais un boulot honnête approprié à ce genre d'émission.


Cotes

Film6
Présentation7
Suppléments7
Vidéo6
Audio6