Stardust
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Matthew Vaughn
Année: 2007
Classification: PG
Durée: 127 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Gignac
22 décembre 2007

Depuis les succès des livres et des films Harry Potter, les histoires fantastiques se multiplient. Entre Eragon et The Seeker : The Dark is Rising arrive le beaucoup plus convaincant et divertissant "Stardust".

La chute soudaine d'une étoile (Claire Danes) provoque la convoitise de nombreux habitants d'une région fantastique. Il y a le jeune héros Tristan (Charlie Cox) qui aimerait la récupérer pour la donner à l'élue de son cœur. Il devra toutefois affronter une méchante sorcière (Michelle Pfeiffer) qui ferait n'importe quoi pour obtenir la vie éternelle. Et les vils descendants d'un vieux roi mourant (Peter O'Toole) sont également à sa poursuite. Entre confrontations et fuites, il y aura heureusement des alliances qui se tisseront, dont une avec l'excentrique capitaine (Robert De Niro) d'un bateau volant.

Le cinéaste Matthew Vaughn change de registre. Après avoir produit plusieurs petits films indépendants et même réalisé le populaire Layer Cake, il s'attaque à la grosse production hollywoodienne avec "Stardust", une adaptation sur grand écran du bouquin de Neil Gaiman. Comme c'était le cas avec le récent The Golden Compass, l'introduction est mélangeante et plutôt difficile à suivre. Cela prend donc plusieurs minutes avant de s'y retrouver totalement. Bien entendu, ces univers féeriques peuplés de transformations soudaines et de sorts dangereux ne sont pas totalement nouveaux.

Pourtant, cette production se trouve aux antipodes des récits de Tolkien, J.K. Rowlings et compagnie. Il n'y a ici rien de très épique ou mythologique. Ni de quêtes compliquées et profondes qui peuvent rappeler les obsessions d'un Georges Lucas. Tout y est simple et limpide. La magie des lieux permet d'ouvrir les cœurs, ce qui offre au passage plusieurs séquences sirupeuses et kitch. Ce changement de cible s'avère donc particulièrement mignon, et joyeusement primaire, au sein de ces affrontements comiques et enchanteurs. Rien ne se tient (comment le héros trouve-t-il aussi rapidement le chemin jusqu'à la méchante sorcière?), mais ce n'est pas grave. L'action y est trépidante et le rire presque constant. Ce dernier arrive des protagonistes qui sont très à l'aise. Entre une vaniteuse Pfeiffer, les engueulades multiples du beau tandem Danes et Cox et les mimiques de De Niro, le choix est large.

Cet univers fantastique bénéficie d'une photographie majestueuse et de décors enchanteurs. Les images, incroyablement précises, offrent des couleurs étonnantes et des effets de lumière réussis. La définition des contours est admirable, tout comme la profondeur des contrastes. La joie est presque aussi grande sur le plan audio. Les pistes sonores Dolby Digital 5.1 en anglais, en français et en espagnol exploitent généralement bien les haut-parleurs, rendant palpables des bruits d'étoiles, de flammes, de chevaux et d'explosions. Les voix s'entendent sans aucun problème, la traduction dans la langue de Molière n'a pas été bâclée et les sous-titres jaunes sont superbes. La musique orchestrale est cependant un peu trop présente, ce qui est sans doute normal pour ce style de long-métrage.

La pochette montre les principaux protagonistes et elle est bercée par un bleu enivrant. Le menu principal du DVD débute à la façon d'une étoile filante pour ensuite se transformer en joyau d'où émane un montage de scènes. Une musique lyrique se fait entendre pour bercer la navigation. Les suppléments se résument principalement à un long et intéressant documentaire de 30 minutes sur le tournage. L'auteur parle de son œuvre, le réalisateur explique ses premiers contacts avec les écrits de Gaiman, les personnages discutent de leur personnage, quelques répétitions sont présentes et il y a une mini analyse des effets spéciaux. Sinon, il y a cinq scènes retranchées un peu inutiles, un bêtisier de cinq minutes de prises ratées qui sont parfois drôles, l'honnête bande-annonce originale et quelques publicités diverses.

"Stardust" est beaucoup plus près du conte pour tous façon Willow et Labyrinth que des trilogies inutilement compliquées. Il y a les bons, les méchants, de la magie, de l'humour, beaucoup d'action et des sentiments exacerbés. C'est peut-être un peu violent pour les très jeunes, mais la plupart devraient être comblés. À condition de laisser son cerveau et son cynisme au vestiaire.


Cotes

Film6
Présentation6
Suppléments4
Vidéo9
Audio8