Dans cette histoire (inspirée d'un roman de Robert A. Heinlein gagnant d'un prix Hugo), sur la Terre dans quelques centaines d'années, l'organisation du monde n'est pas tout à fait la même. Pour être politicien, avoir des enfants plus facilement, pour avoir le droit de vote, les gens doivent être citoyens et cela passe par un service militaire obligatoire de quelques années. Sauf qu'à cette époque, des ennemis extra-terrestres peuvent être très mortels pour ceux qui ont les aspirations de devenir soldats. Plusieurs autres restent estropiés et handicapés suite à ce service.
C'est dans ce contexte que nous apprenons à connaître à la fin de leurs études les amis Johnny Rico (Casper Van Dien), Carmen Ibanez (Denise Richards) dont Johnny est amoureux, Carl Jenkins (Neil Patrick Harris qui a déjà joué le rôle du Dr Doogie dans la série télé) qui a des pouvoirs psychiques ainsi que Dizzy Flores (Dina Meyer) qui elle est amoureuse de Johnny. Suite à leurs résultats scolaires respectifs, Johnny et Dizzy se retrouvent dans l'infanterie, Carmen devient pilote en formation et Carl sera formé par les services de renseignements.
Avant même la fin de leur formation, les humains sont subitement attaqués et un météorite détruit complètement Buenos Aires, la ville natale de nos héros. La guerre est alors déclarée contre une espèce d'arachnides géants venant de la planète Klendathu. Trop confiants en eux, les humains sont d'abord amèrement massacrés dans une première attaque avant de s'y reprendre différemment et de trouver un moyen de récupérer l'avantage dans cette guerre. Ajoutez-y deux triangles amoureux, des effets spéciaux en masse, pas trop d'attention sur le réalisme, des grosses bibittes sans remords déchiquetant tout ce qui bouge, la mort d'un de nos héros et une fin à l'américaine, et vous avez la recette pour un bon film d'action / science-fiction divertissant qui n'a pas pour but de nous faire réfléchir. Ou c'est ce que l'on perçoit sur un premier visionnement. Toutefois, quand on le regarde dans le contexte de l'actualité mondiale en ce printemps 2003, on finit quand même par réfléchir un peu vers quel genre de société on se dirige. Avec ce qui se passe avec les Américains, certains éléments de ce film sur la structure sociale du futur qui nous semblent farfelus ne sont plus si drôles si une superpuissance peut décider de faire ce qu'elle veut sans contrôle externe, comme via l'ONU. Et c'est en partie d'ailleurs une partie du message que le réalisateur voulait faire passer (je vous en parle un peu plus loin dans les suppléments).
La qualité visuelle est acceptable, mais j'ai été surpris de la quantité de taches et saletés sur l'image pour un film pas si vieux que ça, bien que le problème se remarque surtout au début du film. La piste sonore est satisfaisante, avec une utilisation de l'ambiophonie surtout dans les scènes d'action et de combat. Durant ces scènes, la musique est souvent bien présente et puissante. Les dialogues restent toujours très clairs, même s'il y a beaucoup d'action en même temps, bien que la piste en français sonne un peu creux.
J'ai bien aimé le menu, animé, qui est présenté comme si nous regardions le poste de télé nationale de propagandiste de cette époque, "Federal Network", comme présenté tout le long du film dans des pseudo nouvelles. Il y a des transitions bien faites vers des sous-menus statiques, mais avec différents extraits de musique du film. La sélection des chapitres se fait sur images fixes. Le menu du deuxième DVD est lui aussi animé à l'ouverture, mais est par la suite statique en attente de nos sélections.
Les suppléments sont répartis sur les deux disques. Sur le premier, nous avons la filmographie du réalisateur et des principaux acteurs, mais de façon surprenante, nous n'avons pas celle de Michael Ironside (mieux connu maintenant au Québec pour son rôle dans Le dernier chapitre), bien qu'il est vrai que son rôle est secondaire dans le film. Les autres extras du premier disque sont les pistes de commentaires. La première est celle avec le réalisateur Paul Verhoeven (connu entre autres pour Total Recall et Robocop) et le scénariste Ed Neumeier. Bien que leur film ait été en partie critiqué en étant traité de fasciste, ils expliquent qu'au contraire ils ont fait une critique de la société actuelle et vers quoi elle pourrait nous mener ou bien ce qui aurait pu être le futur si la philosophie fasciste l'aurait emporté dans la dernière grande guerre. Nous avons aussi droit à divers commentaires sur les acteurs, les effets spéciaux et en particulier sur différents lieux de tournage où ils ont entre autres à l'époque réalisé la plus grosse explosion synchronisée dans l'histoire du cinéma (des explosions en fait réparties sur un mile de distance, que l'on voit au début du chapitre 20). Un des faits intéressants est que le personnage joué par Denise Richards n'a pas du tout été apprécié par le public lors des tests auprès de l'auditoire (en raison de son comportement dans son triangle amoureux): ils auraient même voulu que ce soit un des personnages qui meurent dans le film!
La seconde piste de commentaires comprend encore la participation du réalisateur, cette fois accompagné des acteurs Casper Van Dien, Neil Patrick Harris et Dina Meyer. On en apprend un peu sur quelques faits divers de tournage dont par exemple des blessures que certains acteurs ont subies. Aussi, l'interaction entre le réalisateur et les acteurs amène certaines explications sur les façons d'interpréter divers éléments du film et des messages ou significations que le réalisateur voulait faire passer.
La dernière piste de commentaires inclut la trame sonore isolée en Dolby Digital 5.1 et des commentaires sporadiques du compositeur Basil Poledouris. Il nous entretient du travail fait sur la musique pour bien communiquer les émotions que le réalisateur voulait générer chez l'audience. Il ne nous parle pas très souvent et le rythme des commentaires est inégal : parfois, il commente une scène à venir ou bien au contraire une scène déjà terminée. Aussi ses commentaires se terminent alors qu'il reste plus de vingt minutes au film. Si ce n'était d'avoir la chance d'écouter la trame isolée avec ambiophonie, ses commentaires auraient pu être intégrés dans la première piste de commentaires.
Le premier supplément sur le deuxième disque, "Death from Above", est un fascinant documentaire sur la production qui en plus de nous donner de l'information sur toute l'organisation et l'inspiration du film, nous explique toutes les subtilités sur les références fascistes que l'on peut voir dans le film. On se rend vraiment compte qu'en plus d'un film d'action, il y a tout un deuxième sens à tout ce long métrage. Par la suite, "Know Your Foe" est un documentaire en cinq petites parties sur la conception et l'animation des différents types d' "insectes" que l'on retrouve dans le film. "The Starships of Starship Troopers" se consacre aux vaisseaux de type croiseur que l'on voit entre autres se faire massacrer lors de l'invasion de Klendathu. Ces deux documentaires sont du genre qui me fait apprécier à tout coup la quantité de travail impressionnante reliée à la création d'effets spéciaux.
"Special Effects Comparisons" nous montre cinq séquences avec le tournage original sans aucun effet avec image du produit fini avec effets complets en superposition. "Storyboards Comparisons" est du même genre avec les scénarimages comme fond d'image pour trois des séquences et pour cet extra, les effets sonores sont ceux du produit final. "The Making of Starship Troopers” est un court documentaire promotionnel et comme la plupart de ces documentaires, on en apprend peu et on montre trop de séquences du film. Cinq séquences retranchées sont disponibles et concernent les triangles amoureux du film et ces scènes rendaient certains des personnages un peu moins sympathiques auprès de l'audience lors des prévisionnements.
Nous pouvons finalement regarder une galerie d'image répartie en dix catégories, un commentaire du réalisateur sur deux scènes en court de montage, trois auditions ainsi que les bandes-annonces suivantes : celle du film, celle de la série animée dérivée du film : Roughnecks : Straship Troopers Chronicles, celle de Final Fantasy : The Spirit Within et finalement la bande-annonce de Resident Evil.
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| Audio | 8 |