La plupart des épisodes de la deuxième saison, je ne les avais jamais vus. Maintenant, je comprends pourquoi j'avais délaissé la série, malgré que j'adore Star Trek, et pas parce qu'ils ne sont pas bons, au contraire. Les épisodes sont plus noirs et très politisés, la politique me repoussait étant plus jeune. Maintenant, je comprends le besoin de ce phénomène dans la série avec mon expérience un peu plus poussée avec les films de guerre. J'ai déjà entendu parler de la série à la télévision américaine de "Soap" politique et ils n'étaient pas loin de la vérité. Nous suivons de plus en plus près le développement de Bajor du point de vue liaison Bajor-Fédération et ça ne peut être autre chose que de la politique. Chaque Bajoran a quelque chose qu'il a besoin pour leur nouvelle liberté et en fait la demande par la voix politique. Ça fait partie de l'histoire au jour le jour.
La seconde saison commence assez raide avec un coup d'état sur Bajor et Deep Space Nine distribué sur trois épisodes. Suivant cela, nous retrouvons quelques sous-histoires sur toute la saison par rapport au fait que Kai Opaka, la chef spirituelle des Bajorans, doit être remplacée suivant son décès. Les deux personnes les plus en vues pour ce poste sont Vedek Winn (que tous nos personnages détestent) et Vedek Bareil (l'amoureux de Kira), mais Winn veut le poste à tout prix. Il y aussi l'histoire des Maquis qui combattent hors Starfleet (mais armés jusqu'aux dents) les Cardassians. Une autre sous-histoire intéressante est la rumeur d'un Dominion (pas l'ancienne épicerie) dans le quadrant Gamma qui sera fait réalité dans l'épisode final de la saison "Jem'Hadars" introduisant des personnages qui auront une répercussion assez sévère sur tout le reste de la série.
Chose que nous n'avions pas vue assez l'an dernier, c'est l'interaction entre Nog et Jake Sisko, ou "comment se mettre dans le trouble". D'un autre côté, nous les voyons évoluer avec leur famille respective. Jake va décevoir son père en lui disant qu'il ne veut pas faire carrière dans Starfleet. Cette saison, nous continuons d'apprendre des choses sur les différentes facettes (coutumes, familles, politiques, etc.) des autres sociétés sur la station, que ce soit les Ferengis (et leurs quelques 285 règles d'acquisition), les Trills, les Cardasians (et leur système de justice où l'accusé a déjà sa sentence avant le procès) et bien sûr à propos des humains! Comme je disais pour la dernière saison, DS9 est axé sur les relations "humaines" et la saison deux porte sur cela plus que jamais. Les personnages secondaires sont aussi importants que les réguliers, même que dans les saisons futures, certains personnages secondaires seront vus à presque tous les épisodes! Parlant des épisodes, voici la liste du contenu des DVD de ce coffret :
La piste sonore Dolby Digital 5.1 de "Deep Space Nine" ne m'a pas trop impressionné. Le haut-parleur d'extrême grave est à peine utilisé et les effets ambiophoniques sont au minimum et n'apparaissent qu'aux endroit où les effets sonores sont absolument requis pour donner un effet de profondeur. Elle n'est pas si différente de la version originale qui est aussi offerte pour chacun des épisodes. Est-ce que les techniciens du son ont retenu leur fou? Côté image, rien n'est à reprocher à par peut-être une nette amélioration comparativement à la saison précédente où les images n'avaient pas nécessairement la résolution désirée. Cette fois-ci, il est très dur de manquer les détails des maquillages et des différents objets de la station (et hors station). Les menus des DVD sont exactement les même que la saison précédente.
Tout comme les suppléments de la première saison, il faut chercher où ils se trouvent en se déplaçant avec les flèches. Tout d'abord, les producteurs et les scénaristes nous parlent de conception de la série qui ressemble beaucoup à un western avec le shérif, le maire, le barman, les indiens, etc. Très belle comparaison. Il y a ensuite un documentaire avec les illustrateurs de DS9, dont Rick Sternbach, qui nous présente les différents concepts qu'ils ont créés pour la seconde saison que ce soit pour des villages, des armes, des outils et même des instruments de musique. Un autre documentaire sur la conception suit cela, mais parle de la création des Runabouts et des vaisseaux cardassians. Suite à cela, Michael Westmore nous montre ses maquillages d'extra-terrestres créés pour la seconde saison.
Nous avons ensuite un dossier sur Jadzia Dax (un de mes personnages favoris dans la série). Terry Farrell nous parle de son expérience et de son inexpérience à 28 ans lorsqu'elle a pris en main le rôle, comment son personnage a grandi au cours des années, la relation de celle-ci avec Worf dans les futures saisons, l'intégrité du personnage, etc. Terry Farrell semble une personne très gentille.
Tout comme la première saison, il y a des suppléments cachés ici et là sous la nomination "Section 31". Il y a un commentaire de Michael Okuda sur les visuels de la série (instrumentation informatique), Robert Hewitt Wolfe (un des scénaristes) parle des épisodes "Shadowplay", "Crossover" et "Invasive Procedures", Terry Farrell parle des épisode "The Siege" (où il y a une belle scène de pilotage de navette) et "Blood Oath", un commentaire d'Armin Shimerman (Quark) sur le rôle du Grand Nagus Zek joué par Wallace Shawn, le réalisateur David Livingston parle de l'épisode "Crossover" avec ses angles de caméra inhabituels, Wallace Shawn nous parle de son personnage Garak (la première fois que je le voyais sans son maquillage) et le producteur Michael Piller nous parle du monde métaphysique des croyances bajorans. Assez varié comme vous pouvez voir.
"Deep Space Nine" est à découvrir ou à redécouvrir où les situations sont très différentes de la science fiction qui nous est habituellement offerte et je trouve ce changement très agréable à avaler.
| Film | 8 |
| Menu | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |