Star Trek: Enterprise
The Complete First Season
Paramount Home Entertainment

Réalisateur:
Année: 2001-2002
Classification: PG
Durée: 1147 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 7 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
25 mai 2005

Vers la fin de 2004, Paramount annonçait la sortie sur DVD des quatre saisons existantes d'"Enterprise", la nouvelle incarnation de l'univers Star Trek. J'étais très content d'apprendre cela puisque cette série n'avait été diffusée (dan ma région) que sur les chaînes payantes auxquelles je n'étais pas abonné. Je pouvais donc faire la connaissance d'une série dont je n'entendais que du bien. J'étais cependant loin de me douter que Paramount/UPN annoncerait en février 2005 que la quatrième saison sera la finale de la série (ils auraient dû en faire au moins sept comme avec les autres séries). Donc avec cette revue, je peux malheureusement vous dire que je vais vous parler de la première saison de la défunte série "Enterprise".

Les aventures de cette série débutent à la stardate... attendez un peu... il n'y a pas de stardate comme dans les autres séries de Star Trek. En fait, il n'y a même pas de Fédération des planètes et Starfleet en est à ses premiers pas. La série de passe en 2151, 100 ans avant la mission historique de cinq ans de James T. Kirk. Depuis le premier contact entre les Humains et les Vulcains (comme nous avons pu voir dans le film First Contact), ces derniers ont tout fait pour mettre des bâtons dans les roues des Terriens afin de ralentir leur entrée dans l'espace depuis presqu'un siècle, une bonne raison pour les humains de ne pas faire tellement confiance aux Vulcains. Ces derniers trouvent que les humains sont trop impulsifs et volatiles pour entreprendre des voyages interstellaires sans des règles strictes. Le vaisseau révolutionnaire de Starfleet est enfin prêt: l'Enterprise NX-01 est équipé du premier moteur exponentiel de force cinq développé par Henry Archer en collaboration avec Zefram Cochrane et de tous les plus récents jouets technologiques. Le transporteur quant à lui vient d'être autorisé pour transporter la bio-matière (les êtres vivants), mais personne n'ose y prendre place pour le moment. Il y a donc pour se transporter quatre "shuttlepods", mini navettes pour supporter 3-4 personnes. Les phasers sont gros et, au début, transportés dans de grosses mallettes en mousse. Pas de barrière d'énergie ou de torpilles au photon pour les humains, seulement à la place une armure polarisée et de grosses torpilles explosives (rappelant ce que nous avions sur les porte-avions de la Seconde Guerre mondiale). Un chef (que nous ne voyons jamais) qui sert à dîner au lieu des réplicateurs. Les petits réplicateurs à bord servent surtout à confectionner des breuvages que les gens adorent (contrairement à ceux qui chialaient tout le temps sur le goût dans les séries Next Generation et Deep Space Nine). Il faut noter qu'il y a moins d'automatismes sur le vaisseau comme les portes qui n'ouvrent pas toutes seules et les contrôles à travers le vaisseau sont mécaniques plutôt que tactiles! C'est tout un honneur pour Jonathan Archer (Scott Bakula), le fils du concepteur du moteur, d'en être le capitaine.

Malgré que l'Enterprise soit presque prêt pour son premier voyage, les Vulcains continuent à repousser la date de lancement pour diverses raisons. Mais voilà qu'un incident se produit sur Terre à Broken Bow en Oklahoma lorsqu'un Klingon est blessé par un assaillant d'une race inconnue (que nous allons connaître sous le nom de Suliban durant la saison). Archer insiste que c'est la responsabilité de la Starfleet de ramener ce Klingon sur son monde alors que les Vulcains voudraient bien le laisser mourir pour préserver son honneur de guerrier. Le capitaine Archer doit sélectionner son équipage en trois jours parmi les meilleurs. Il y a tout d'abord le commandant Charles Tucker III (Connor Trinneer) de son surnom "Trip" (pour le troisième du nom!), chef ingénieur et ami personnel du capitaine, le lieutenant Malcolm Reed, l'officier tactique, le soldat Travis Mayweather (Anthony Montgomery), le pilote, né dans l'espace sur un vaisseau cargo Horizon (qui voyage entre Draylax et Vega), le soldat Hoshi Sato (Linda Park), spécialiste des langues pouvant apprendre très rapidement à déchiffrer les dialectes les plus étranges et le docteur Phlox (John Billingsley), un Denobulan qui agit comme chef du département médical. Tout d'abord comme observatrice, nous trouvons la sous-commandant Vulcain T'Pol (Jolene Blalock) qui rejoindra l'équipage de son plein gré. Il ne faut pas oublier Portos, le chien du capitaine.

Contrairement à la plupart des séries télévisées, "Enterprise" a travaillé ses personnages dès les premières minutes. Nous avons un peu de détail sur le passé et les goûts de chacun des officiers du pont du vaisseau qui permet d'apprécier plus en profondeur leur caractère. Le capitaine Archer est l'explorateur né, mais pas trop diplomate. Il aime la technologie et tout ce qui à découvrir. Une des premières phrases qu'il prononce dans la série c'est à propos de la vitesse du vaisseau (avec un effet "cooooollll maaann!" dans la voix!). Trip pour sa part n'est pas le gars qui dit tout ce qu'il pense. Il suit les protocoles, mais discute chacune des étapes de ceux-ci. Cela fait de lui un excellent premier officier, mais même s'il n'a pas le titre en tant que tel, le capitaine le considère autant. T'Pol a la confiance du capitaine, même si ce dernier déteste les Vulcains pour leurs idées préconçues sur les humains. Nous apprenons beaucoup sur le côté personnel des Vulcains, ce que nous n'avions pas vraiment avec Spock et les autres. Malcolm, personne ne connaît ses goûts, même pas ses parents, tellement il ne parle pas beaucoup de lui. Travis est un "boomer" (né dans l'espace) et regrette toujours d'avoir quitté le vaisseau sur lequel il a grandi. Hoshi nous intéresse bien par son travail de traduction, mais à part ses peurs, nous ne connaissons pas encore sa personne bien assez. Le docteur Phlox est un personnage à découvrir. Chaque fois que je le voyais, il m'intriguait par ses connaissances du monde et sa volonté d'en savoir plus sur toutes les races et surtout sur les humains. Et Portos... ne lui donnez surtout pas de fromage!

C'est le décollage vers où l'homme n'a jamais mis le pied, cette fois-ci la planète mère des Klingons Kronos. Dès lors, ils seront connus et entreprendront un voyage très certainement important pour la race humaine en suivant une carte stellaire fournie par les Vulcains (pour la mission de Kronos). 35 ans plus tard, après 26 saisons de télévision et neuf films, les scénaristes à la tâche de Star Trek réussissent encore à nous intéresser. Durant toute la saison, nous sommes aux prises avec un ennemi presque invisible, les Sulibans, race qui prend ses ordres du futur en échange de modifications sur leur ADN et leur corps. Plusieurs factions de ce futur sont en "guerre froide temporelle" et tentent de changer les événements de passé pour être victorieux sur le futur. Il y a aussi les Andoriens qui nous feront une visite plus d'une fois durant la première saison. Jeffrey Combs dans le rôle de Shran, tout d'abord méchant (et prouvant le mensonge vulcain!), par après en dette envers Archer, est bien mémorable. Nous aurons la chance de redécouvrir les Klingons, les Ferrets, les Vulcains et bien des races uniques "de la semaine" en plus de faire face à des dilemmes moraux qui seraient réglés bien rapidement si la "Prime Directive" existait.

Techniquement, le style des plans de caméra de cette nouvelle série ressemble quelques fois plus à une série d'action qu'à une série de science-fiction Trek. À la barre de la réalisation, nous retrouvons Roxann Dawson, David Livingston, LeVar Burton, Robert Duncan McNeill, Michael Dorn et Mike Vejar, tous des gens qui connaissent très bien l'univers Trek et qui ont ajouté leur grain de sel ici et là. Comme invités spéciaux dans les épisodes nous avons Dean Stockwell (ex-partenaire de Bakula dans la série Quantum Leap), Rene Auberjonois (Odo dans DS9), Ethan Phillips (Neelix dans Voyager), Jeffrey Combs (ajoutant plusieurs personnages à son arc déjà plein!), tous dans des rôles bien différents! Il est aussi à noter que le vrai équipage du porte-avions USS Enterprise était figurant dans l'épisode "Desert Crossing" alors qu'ils revenaient tout droit d'Afghanistan! La liste des épisodes de la saison va ainsi:

Star Trek nous en met encore plein les yeux et les oreilles, tout d'abord avec le premier thème chanté à jamais dans une série Trek. Je le trouve bien, mais la plupart des gens le critique (y compris ma femme)... bon temps pis! L'audio de la série, sans être spectaculaire, fait usage des outils à sa disposition tel les autres séries Trek. Côté visuel, nous avons devant nous la première série Star Trek filmée en haute définition et en panoramique pour diffusion sur HDTV que je dois dire est bien impressionnant (c'est comme un film à chaque épisode). Le niveau des noirs est bien profond, parfait pour une série dans l'espace. Le numérique est total dans tous les plans d'effets spéciaux, mais quelques fois trop précis pour bien se fondre au reste qui contient un peu de grain du film.

C'est dans les suppléments que ce coffret se distingue des autres coffrets Trek. D'abord, il y a une piste de commentaires avec les producteurs Rick Berman et Brannon Braga sur l'épisode "Broken Bow" où ils parlent des différentes décisions, souvent controversées par les fans les plus maniaques. Ils sont habituellement tous les deux tellement monotones en interview que j'avais peur de m'endormir sur cette piste de commentaires, mais ce n'était pas trop pire, car les informations y étaient bien intéressantes. "Broken Bow", "The Andorian Incident" et "Vox Sola" contiennent quant à eux les fameux commentaires textuels préparés par Michael et Denise Okuda, les co-auteurs du The Star Trek Encyclopedia et consultants techniques sur les séries Trek modernes. Nouveauté pour une série Trek sur DVD, il y a des scènes retranchées (seize en tout - certaines bien comiques) pour neuf des épisodes, certaines complétées avec les effets visuels, d'autre avec des indications où devaient se trouver les effets.

La majorité des autres suppléments se retrouvent sur le septième et dernier DVD du coffret. Il y a d'abord des revuettes sur le design des plateaux de tournage (le vaisseau), des commentaires de la distribution à propos de la première saison, du voyage dans le temps (avec toutes les instances dans les séries Trek - très bien!), un profil de Scott Bakula et de l'épisode "Shuttlepod One", une mini interview avec Vaughn Armstrong (celui qui tient le record du nombre de rôles différents dans Star Trek) ainsi que les secrets derrière la technologie du NX-01. Ce dernier est drôlement intéressant, mais loin d'être aussi tordants que les bloopers qu'ils nous ont aussi mis sur le DVD! Il y a trop de scènes tirées de la série ainsi que trop de répétitions dans ces revuettes. Il y a aussi trois extras cachés (facilement retrouvés) regroupés sous le nom "NX-01 Files" qui consistent en cours interviews. Seul le troisième à propos des graphiques des consoles était intéressant. Il y pour terminer une bande-annonce pour Star Trek Invasion à Las Vegas.

Les DVD sont ornés d'un menu représentant l'Enterprise qui sort de sa base de construction pour sous apparaître ensuite sur les consoles du vaisseau. Ils sont très rapides d'utilisation comparés aux menus de Voyager. Les DVD sont retenus dans un support plastique bleu qui à son tour est inséré dans un encart de plastique transparent, le tout placé dans beau boîtier gris en plastique dur orné de l'emblème de l'Enterprise. Nous retrouvons aussi un livret avec quelques notes sur l'histoire de la saison et à propos de la directive primaire ainsi qu'un synopsis de chacun des épisodes.

Vendredi le 13 mai dernier (Oh no!), le dernier épisode d'Enterprise a été diffusé, laissant les fans de Star Trek dans le noir plus complet, sans nouvelle série ou film en vue. Les producteurs affirment que l'univers Star Trek est épuisé et qu'il y a présentement trop de compétition sur le marché de la science-fiction. Nous pouvons nous rabattre le reste de l'année sur les coffrets d'Enterprise (la saison 2 arrive le 26 juillet), ce qui reste nouveau pour moi puisque je n'ai pas vu le reste de la série, mais il ne faut surtout pas tuer cet univers, surtout avec le dernier épisode plate (selon ce que j'ai entendu partout) qu'ils nous ont laissé à la toute fin de la quatrième saison. De grandes manifestations de fans et des milliers de lettres n'ont pas réussi à faire changer les dirigeants (comme un peu la politique où les élus ne respectent pas ce que le peuple veut). Est-ce que Paramount va laisser tomber sa vache à lait? Seul le futur nous le dira.


Cotes

Film9
Présentation8
Suppléments10
Vidéo8
Audio7