Une autre saison d'Enterprise vient de paraître sur DVD, à mon grand plaisir. La première année du voyage du NX-01 n'a pas été aussi tranquille que l'équipage l'aurait pensé en se mettant à dos plusieurs races, en donnant entre autres plus de crédit aux Andoriens dans leur guerre contre les Vulcains et en écœurant la moitié des Klingons du secteur. Le gros événement de cette dernière saison est sans doute la guerre froide temporelle où plusieurs factions semblent vouloir que la mission terrienne échoue ou réussisse, on ne sait plus. Mais une chose est certaine, c'est que le capitaine Jonathan Archer (Scott Bakula) a beaucoup d'influence sur ce futur. La saison se terminait avec sa disparition dans le futur, ainsi que la disparition du futur des humains tout court.
Les quelques épisodes débutant cette nouvelle saison nous promettaient un certain bang, même quelques situations pour le moins inquiétantes. L'épisode "First Flight" nous montre même la petite histoire des vols d'essai du moteur Warp dans le projet NX. Mais une seconde saison d'une série est souvent le moment tant attendu de découvrir beaucoup plus à propos des personnages eux-mêmes. Habituellement, cela nous donne droit à des épisodes conduits par les dialogues et un peu moins sur l'action. Le capitaine Archer est un peu plus reculé de cette exploration de caractère, sauf le temps d'un épisode, puisque cela s'est fait pour lui un peu durant la première année (quoique plusieurs de ses interventions seront marquantes durant la saison).
D'abord, nous voyons que Malcolm Reed (Dominic Keating) a un vrai problème de confiance en lui en situations sociales, mais dans l'armurerie, il est tout ce qu'il faut pour venir en aide à tout l'équipage, dont avec son nouveau "Reed Alert". Il partage très peu de lui avec les autres, seulement quand le capitaine lui ordonne. Trip (Connor Trinneer) pour sa part est toujours très impulsif et prend des actions qui pour certaines seraient louables sur Terre, mais beaucoup moins en situation de premier contact comme dans l'épisode "Cogenitor" où il veut changer la vision d'un peuple de leur troisième type d'être sexué. Cette dernière action a été très réprimandée par le capitaine... A-t-il compris? Le capitaine croit que non.
Voilà un an que T'Pol (Jolene Blalock) est à bord de l'Enterprise, un record vulcain (12 jours était le maximum qu'un Vulcain avait enduré avec des humains). Mais T'Pol montre une plus grande ouverture d'esprit à mesure qu'elle voit les membres de l'équipage interagir avec les extra-terrestres qu'ils rencontrent. Elle commence à les trouver plus efficaces en diplomatie (comme dans les épisodes "Dawn" et "Cease Fire"). Elle a aussi partagé son secret de sa maladie avec le capitaine dans un épisode qui montre les Vulcains encore plus bouchés que nous les avions vus durant la première saison. Les Vulcains sont vraiment différents des êtres "sages " des autres séries. Ici ils sont vraiment déplaisants et affichent de façon toujours très bête les émotions qu'ils sont supposés de supprimer. La seconde saison nous en apprend beaucoup à propos des Denobulans, l'autre race extraterrestre retrouvée sur l'Enterprise, comme le Docteur Phlox (John Billingsley), dont leurs affaires conjugales, leurs activités d'hygiène, leur passé et aussi du côté personnel du personnage comme ses enfants (surtout de son fils auquel il n'a pas parlé depuis dix ans).
Cette saison, nous retombons de nouveau sur le chemin de Shran, l'Andorien de la première saison, qui commence vraiment à être un de mes personnages secondaires favoris, pourtant joué par Jeffrey Combs qui jouait aussi Weyoun le Vorta que je détestais dans Deep Space Nine! Dans l'épisode "Cease Fire", il se bat contre les Vulcains pour les droits à la planète "Weytahm" dont le nom rappelle effectivement son ancien personnage! La guerre froide temporelle continue à escalader (ou est déjà escaladée à son plus haut point, nous ne savons point), et pour chaque question quasi-répondue, d'autres s'ajoutent. La raison des Sulibans et des autres factions de cette guerre reste pour le moment encore très floue. Lors de son voyage dans le futur, le capitaine tombe sur le nom "Romuliens" sans vraiment avoir d'informations sur eux, mais assez pour s'en méfier lorsque l'Enterprise entrave leur territoire dans l'épisode "Minefield". La saison ne serait pas complète sans un épisode Borg! Oui oui vous avez bien lu, mais je ne vous en dis pas plus!
Il y a plusieurs épisodes qui rappellent d'autres films. Je ne peux m'empêcher de comparer l'épisode "First Flight" à The Right Stuff, "Dawn" à Enemy Mine et un peu l'épisode "Damok" de Next Generation tout comme "The Breach" m'a tout simplement fait penser à Saving Private Ryan. L'épisode "Judgment" vous fera penser immédiatement à Star Trek VI: The Undiscovered Country et "Regeneration" est comme la suite de Star Trek: First Contact (ce qui est intéressant, mais crée certainement une erreur de continuité dans la mythologie Trek). Je ne peux que sourire en voyant cela! Mais l'ensemble des épisodes de cette deuxième saison ont une impression de déjà vu, un certain recyclage d'idées déjà utilisées dans les séries passées. Et que dire du tas de situations qui fait en sorte que nous retrouvons toujours un ou deux personnages (habituellement T'Pol et Trip) en sous-vêtements. Ridicule! Voici la liste des épisodes du coffret:
Tout comme avec la première saison, nous avons droit à la fantastique version panoramique anamorphique de la série, ce qui est grandement apprécié. Star Trek est fait pour le panoramique, surtout lorsque l'Enterprise prend tout l'espace fourni par le ratio 1.78:1. Le contraste des couleurs et la profondeur des noirs sont tout à fait corrects à mon goût et vous retrouverez très peu d'artéfacts de compression numérique. Le côté audio, tout comme avec la première saison, n'est pas tellement impressionnant, car la plupart des sorties se font dans les haut-parleurs avant. Reste que le tout est satisfaisant. Les menus sont exactement du même genre que pour le coffret de la saison précédente, mais au lieu de voir l'Enterprise au centre des animations d'analyse en 3D, c'est un Bird of Prey Klingon qui y prend place.
Comme suppléments, il y a des pistes de commentaires par les producteurs et scénaristes Michael Sussman et Phyllis Strong sur le premier disque pour l'épisode "Dead Stop" et sur le sixième disque pour "Regeneration". Les deux pistes sont bien intéressantes, voir amusantes, à écouter, mais c'est la seconde qui est la plus intéressante alors que les intervenants nous parlent de la réaction des fans quant au retour des Borgs et nous explique la continuité telle qu'ils la voient. Le quatrième disque nous offre une autre intéressante piste de commentaires textuels de Michael et Denise Okuda sur l'épisode "Stigma" et une autre sur le sixième DVD pour "First Flight". La plupart des DVD du coffret contiennent des scènes retranchées qui pour plusieurs auraient eu avantage à faire partie des épisodes, car ils humanisent beaucoup le capitaine.
Le reste des suppléments réside sur le septième DVD avec d'abord la revuette "Enterprise Moments: Season Two" où l'équipe de production relate les meilleures histoires de la saison qui n'ont pas nécessairement vu le jour tel qu'elles avaient été d'abord pensées. Les meilleurs moments de ce documentaire sont selon moi les explications supplémentaires sur l'épisode "First Flight" données par Mike Okuda. Ensuite, Jolene Blalock parle de son personnage dans "Enterprise Profile", mais je trouve personnellement qu'elle se donne pas mal trop de crédit. La revuette "Star Trek Director" nous donne l'heure juste sur la carrière de LeVar Burton depuis la fin de Next Generation, maintenant plus un réalisateur qu'un acteur. Le supplément que j'ai aimé le plus dans le précédent coffret était sans aucun doute "Enterprise Secrets", mais ici on ne nous parle pas vraiment de secrets de l'Enterprise, mais plutôt de la recréation des mines de Rura Penthe pour l'épisode "Judgement". La revuette "Inside A Night in Sickbay" regarde l'épisode en question en profondeur, montrant clairement que les scénaristes ont bien plus aimé l'épisode que nous! Des tas de bloopers amusants, une galerie de photos de production et une bande-annonce complètent la liste des suppléments listés. Il y a encore une fois des suppléments "cachés" dans le menu dont un où Bakula nous parle des visiteurs des plateaux de la série tels Bill Gate, Luc Robitaille (avec la Coupe Stanley), Steve Duchesne, la fondation rêves d'enfants et Patrick Stewart. Il y aussi Anthony Montgomery qui parle de sa popularité grandissante et Linda Park nous parle de son personnage Hoshi Sato.
Avec le nouvel arc d'histoire introduit en fin de saison, on nous annonce une troisième saison forte en action avec les Xindis, une race inconnue vivant dans l'expansion Delphic (où nul n'en est jamais sorti en bonne condition - genre triangle des Bermudes) qui veut la mort des humains. J'ai bien hâte à la sortie du prochain coffret!
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |