Star Trek: First Contact
Special Collector's Edition
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: Jonathan Frakes
Année: 1996
Classification: PG
Durée: 111 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20, DTS51), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 31
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
20 mars 2005

"Borgs? Cela sonne suédois!". Les Borgs ont toujours été les méchants de choix dans l'univers Star Trek. Jusqu'en 1996, nous les avions vus que quelques fois ici et là dans la série télévisée Next Generation et avaient été mentionnés à l'occasion dans Deep Space Nine (le vaisseau "Defiant" avait justement été construit pour repousser les Borgs) et allaient faire tête de proue dans les futures saisons de la série Voyager. Pour cette dernière série, il fallait introduire en grande pompe l'univers de ces monstres biomécaniques qui visent la perfection en assimilant des civilisations entières. Les humains ont toujours été un obstacle pour les Borgs, surtout le capitaine Jean-Luc Picard (Patrick Stewart). Quoi de mieux pour les arrêter que de les empêcher tout simplement de prendre leur envol dans l'espace, remonter le temps pour empêcher le premier contact des humains avec une race extraterrestre, base qui mènera à la création de la Fédération des planètes.

Le film "First Contact" débute alors que le fameux capitaine Picard, aux commandes du tout nouveau vaisseau Enterprise-E, et son équipage habituel (William Riker - Jonathan Frakes, Data - Brent Spiner, Geordi La Forge - LeVar Burton, Beverly Crusher - Gates McFadden et Deanna Troi - Marina Sirtis) apprennent qu'une invasion de la Terre est en cours par nul autre que les Borgs, mais se voient interdire la participation à la défense de leur foyer de par l'historique de Picard avec les attaquants (de l'épisode "The Best of Both Worlds" de la série Next Generation). Le capitaine prend sur son dos la décision de désobéir aux ordres, mais a évidemment le support de tous. Sur place, ils sauvent d'abord Worf (Michael Dorn) d'un Defiant en mauvaise posture - une autre raison facile de ravoir leur chef de la sécurité préféré à bord - et suivent les Borgs dans le passé réalisant leur intention d'assimiler la population de la Terre par le passé. Dans un 21e siècle plutôt sombre comparé à leur présent tout argenté (dix ans après la Troisième Guerre mondiale), ils rencontrent un homme du nom de Zefram Cochrane (James Cromwell) qui se trouve à être le père de la technologie Warp - la fameuse vitesse exponentielle qui permet de se rendre rapidement d'un système solaire à l'autre. Ils comprennent alors les plans des Borgs.

"First Contact" est un film qui s'apprécie avec l'âge. Son scénario est un peu boiteux si nous le regardons avec l'expérience acquise durant toutes les séries télévisées, mais en 1996 les Borgs étaient encore tout nouveaux, tout frais, mais nous savions déjà que c'était des adversaires redoutables. Le fait que l'Enterprise-E arrive à se défaire d'un cube Borg aussi rapidement nous laisse croire à anguille sous roche, mais aussi à une scène d'action gratuite pour nous en mettre plein les yeux avant que le film deviennent presque exclusivement à texte, mais tout de même du bonbon pour les amateurs de la mythologie Trek. Un peu de nouvelle histoire pour le passé du futur de notre univers n'a jamais fait de mal, surtout lorsque c'est aussi positif que celle du Phoenix. L'invention de la reine Borg (joué par Alice Krige) est une excellente idée dans le scénario pour expliquer le comportement Borg. Elle sera réutilisée plusieurs fois dans Voyager pour ajouter du mordant à la série.

Le premier film avec la nouvelle génération, Generation, devait introduire de nouveaux personnages à des gens qui n'avaient jamais vu la série Next Generation, mais ce nouvel effort se voulait beaucoup plus pour les fans. C'est aussi un des premiers films Trek où nous pouvons voir les acteurs / personnages avoir VRAIMENT du plaisir sur écran (excepté Jonathan Frakes qui a toujours mis un grand sourire amical sur son Riker dès le premier épisode de la série). Le fait que le tout soit relaxé par un univers loin d'être aussi perfectionniste que l'univers Trek habituel et que l'équipage rencontre un de leur héros de jeunesse aide beaucoup. Nous avons droit dans "First Contact" à une des scènes les plus drôles mettant en vedette le personnage de Deanna Troy depuis sa création. Elle se doit dans son travail d'être sérieuse même si elle a le sourire facile, mais de la voir complètement saoule est un moment à encadrer dans nos souvenirs. Sirtis est une très bonne actrice qui est parti d'un personnage quelque peu minable pour remonter jusqu'à ce que nous nous souvenons aujourd'hui! Vous allez remarquer sur le pont de l'Enterprise un personnage secondaire du nom de lieutenant Hawk qui a quand même plusieurs lignes à dire, qui est maintenant le très populaire acteur qui a joué dans le film Walking Tall avec The Rock et est maintenant la vedette de l'excellente série Medical Investigation.

Le menu des DVD de cet ensemble de deux disques est parmi les meilleurs que j'ai vus sur la série des DVD de Star Trek. Leur look "Borguifiés" est bien intéressant. J'ai éprouvé quelques problèmes à me déplacer dans les sous-menus, mais je crois que mon ordinateur était plus à blâmer parce que je n'avais pas les mêmes problèmes sur mon lecteur de salon. L'image de la présentation principale a été certainement retouchée de la version précédente du DVD alors qu'il y a moins d'accentuation de contours, donc une meilleure compression et certainement une clarté bien plus appréciable des couleurs et des noirs très profonds, je me répète, mais très important dans les films se déroulant dans l'espace! La piste sonore Dolby Digital 5.1 de l'ancienne édition était déjà bonne et cela ne m'étonnerait pas du tout que ce soit la même que nous retrouvons ici. La piste DTS offre un mixe assez semblable à cette dernière, mais la différence - à part l'effet plus centralisé habituel d'une telle piste - est assez minime. J'apprécie tout de même que Paramount ait pris la peine de nous l'offrir quand même.

La première piste de commentaires incluse comme supplément nous est proposée par un petit comique que nous connaissons sous le nom de Jonathan Frakes. Il nous donne des centaines de faits divers à propos du film de façon absolument humoristique, mais avec plein de pauses entre les moments qu'il ouvre la bouche et il ne faisait que réagir à ce qui se passait à l'écran devant lui. Il m'a vraiment fait rire tout le long. La seconde piste de commentaires est avec le duo de scénaristes Brannon Braga et Ron Moore qui sont pas mal plus sérieux, pas mal plus dynamiques, dans leur conversation. Au début ils ne se souviennent pas exactement des faits, mais plus le temps passe, plus les mémoires refont surface. Braga m'a fait énormément rire lorsqu'il dit que la scène saoule de Troy est mauvaise; je crois bien qu'il soit la seule personne au monde qui peut dire cela! Il ne faut pas oublier de parler de la piste de commentaires textuels de Michael et Denise Okuda, toujours appréciés!

Nous voilà rendu sur le second disque qui nous offre six revuettes sur la production qui couvre tout de l'élaboration de l'histoire, le design visuel, de la conception des deux plus gros plateaux du film (le silo à missile et le déflecteur) ainsi que du design de l'Entreprise-E (quoiqu'on n'en parle pas beaucoup). Ces courts documentaires sont bien conçus et vous ne voudrez pas en manquer une seule seconde. Cela est suivi par une intéressante déconstruction de trois scènes clés (scénarimages, scène filmée, scène composite, etc.) expliquées par Alex Jaeger et John Knoll. Nous ne nous attendons jamais à cette quantité de travail dans une seule scène de quelques secondes.

Une section nommé "The Star Trek Universe" nous propose trois documentaires, le premier étant un hommage au défunt compositeur Jerry Goldsmith, grand responsable de la signature sonore de Star Trek, le second à propos du personnage de Zefram Cochrane (et à propos de l'acteur qui campe son rôle) et le troisième à propos de la valeur scientifique d'un premier contact avec une forme extraterrestre avec Andre Bormanis (celui même qui discutait de la science sur les DVD de Voyager), Seth Shostak (de l'institut SETI), Charlene Anderson (du Planetary Society) ainsi que plusieurs artisans de Star Trek. Une autre section qui aurait bien pu avoir sa place dans la précédente se nomme "The Borg Collective" et nous parle, en trois revuettes, de tout ce qui a rapport avec la race Borg. La première relate leur rencontre dans un épisode "Q Who?" de la seconde saisons de Next Generation et le développement de ceux-ci jusqu'à leur apparition à Las Vegas. La seconde revuette est plus une interview avec Alice Krige qu'autre chose alors que la troisième est à propos du design des Borgs. Intéressant, mais quelque peu répétitif de ce qui a été dit et montré dans les autres documentaires du disque, même que certains éléments ont été empruntés aux coffrets de Voyager. Pour terminer, il y a des galeries de scénarimages et de photos de production ainsi que des bandes-annonces. Il y a aussi deux extras cachés, l'un avec Ethan Phillips qui parle de son rôle de maître d'hôtel dans la séquence Holodeck et le second avec Alex Jaeger qui discute d'une autre déconstruction de scène.

Le huitième film dans la série Star Trek continue à prouver que les films à numéro pair sont la plupart du temps meilleurs. On dit sur le DVD que c'est un film qui peut sûrement être apprécié par les gens qui ne sont pas des trekkies, mais j'aimerais bien avoir l'opinion de mon père qui ne connaît rien à Star Trek que les oreilles de Spock par réputation. "First Contact" n'est pas le film Star Trek parfait, mais le mélange de drame, d'action, d'espoir et évidemment de science-fiction va satisfaire pleinement les fans.


Cotes

Film9
Menu10
Suppléments7
Vidéo9
Audio7