Ce film de l'univers Star Trek, dernier ayant à son "bord" le fameux capitaine James T. Kirk (William Shatner), marque la transition au grand écran entre l'équipage de la série originale et la "Next Generation" ayant à sa tête le capitaine Jean-Luc Picard (Patrick Stewart). C'est peut-être pourquoi ce film semble se chercher et qu'il manque de coordination au niveau de son rythme. Pas au point d'en faire un mauvais film, mais ce n'est pas celui que les Trekkers vont revoir le plus souvent.
L'histoire s'ouvre sur le vol inaugural de l'Enterprise-B (première fois qu'on voit ce vaisseau, tous films et séries confondus) à bord duquel sont invités pour l'occasion le capitaine Kirk ainsi que Chekov et Scotty, deux anciens membres d'équipage. Un incident lors d'une mission de sauvetage in extremis d'un équipage aux prises avec un mystérieux et gigantesque ruban d'énergie entraînera des dommages sévères au vaisseau ainsi que la disparition malheureuse de Kirk.
Quelques dizaines d'années plus tard, la "nouvelle génération" est aux prises avec Soran, un des rescapés du sauvetage, qui cherche à rejoindre ce ruban d'énergie qui mène au "Nexus", une espèce de monde idyllique où tous nos vœux peuvent se réaliser. Pour le contrer, le capitaine Picard devra retrouver et s'allier avec l'ancien capitaine que tous croyaient disparu. Avant d'y arriver, nous aurons l'occasion de revoir d'anciens ennemis Klingons ainsi que la spectaculaire destruction de l'Entreprise-D (les films de cette franchise sont très destructeurs pour les vaisseaux portant le nom Entreprise!).
Malgré que la qualité audiovisuelle du film et du DVD soit bien, j'y ai noté quelques petits défauts que je ne suis plus habitué à voir sur les films de science-fiction les plus récents. En effet, la pellicule de 1994 nous montre plusieurs saletés, assez pour par moment agacer notre œil. À noter également un peu d'accentuation des contours et des couleurs qui m'ont paru parfois un peu délavées. La piste sonore DTS est honnête, avec des dialogues clairs, mais nous n'avons finalement pas tant d'occasions de profiter d'effets ambiophoniques durant le visionnement du film. Je n'ai pas vu tant de différences, sauf un peu plus de netteté et de graves, entre cette piste et la piste française lorsqu'on y ajoute le décodage ProLogic. Les menus des deux disques contiennent de belles animations par ordinateur avec transitions différentes vers chacun des sous-menus. Alors que le premier disque présente des animations de l'Enterprise-B en face du Nexus, le deuxième disque nous fait naviguer dans la salle de cartographie stellaire de l'Enterprise-D.
Les extras du premier disque sont constitués de deux pistes de commentaires. La premières en est une audio animée par Brannon Braga et Ron Moore qui étaient à leurs premières armes pour l'écriture d'un film et pour lesquels faire la transition entre les deux familles de Star Trek représentait tout un défi. Encore là peut-être une raison pour le petit quelque chose qui manquait à ce film pour qu'il soit un peu plus enlevant. Les propos sont intéressants avec pas trop de temps morts et beaucoup d'information sur le processus de création du film avec les changements qui ont dû être apportés avec certaines des idées originales. La deuxième piste, une piste de commentaires texte de Michael et Denise Okuda, un extra incontournable des éditions spéciales des films de Star Trek. Encore une fois, une foule de détails et faits divers fascinants sur le film et l'univers Star Trek, en plus de très bien compléter la piste commentaires audio, les informations ne se recoupant qu'à peine. Les éditions spéciales de ces films valent le détour ne serait-ce que pour ces pistes texte des Okuda.
Le deuxième disque contient plusieurs extras qui ont été séparés en catégories pour en faciliter la navigation. Dans la section "Star Trek Universe", "A Tribute to Matt Jefferies" nous explique la contribution de l'homme à l'univers Star Trek. Il y fut impliqué dès le début et il fut une inspiration pour toute une génération d'artisans de la franchise en plus de contribuer à allumer une flamme d'intérêt scientifique chez les jeunes qui ont grandi avec la série originale au point d'en influencer leur choix de carrière. À noter durant cet extra des interventions de multiples artisans de la franchise et de Matt lui-même, malgré son décès en 2003. "The Entreprise Lineage" nous présente les différentes incarnations de "vaisseaux" qui ont porté le nom Entreprise, que ce soit dans la vraie vie (incluant la navette Entreprise) ou dans la série, et toute la tradition qui y est reliée avec les commentaires d'acteurs et producteurs de la série. "Captain Picard's Family Album" est une revuette sur cet objet que l'on retrouve dans le film et qui vient ajouter de l'information sur l'historique du personnage et de la lignée familiale du capitaine Picard. Vous pouvez d'ailleurs voir cet objet du "culte" Star Trek en exposition à Las Vegas. Finalement, "Creating 24th Century Weapons" parle de Gil Hibben, surnommé "l'armurier Klingon", un genre de ferblantier qui s'est spécialisé dans la fabrication d'une panoplie d'armes exotiques et spectaculaires utilisées un peu partout dans l'univers Star Trek. Vraiment original.
La deuxième section, "Production", s'ouvre sur "Uniting Two Legends", un documentaire sur la production incluant des extraits d'entrevues avec plusieurs acteurs des deux séries et quelques artisans sur la transition entre les deux séries et les deux capitaines, en plus de discuter de l'impact du tournage d'un film au lieu d'un épisode. "Stellar Cartography, Creating the Illusion" se consacre exclusivement sur la création de cette nouvelle "location" sur l'Entreprise pour le film et tout le défi que cela constituait à l'époque au niveau des effets spéciaux. "Strange New Worlds: The Valley of Fire" nous parle d'un autre genre de défi, celui de tourner en plein désert dans le Nevada dans les hauteurs et les chaleurs extrêmes. "Scene Deconstruction" contient trois revuettes sur le processus créatif et les effets spéciaux de trois scènes du film: la séquence d'ouverture, la première scène avec le ruban du Nexus et l'entrée de la section soucoupe de l'Entreprise lors de son écrasement. Assez intéressant, sauf pour la dernière section qui souffre d'une des narrations les plus insipides que j'ai entendues depuis longtemps. "Visual Effects" s'attarde bien sûr aux effets spéciaux et se sépare en deux documentaires, l'un sur la place qu'occupe encore de nos jours l'utilisation de maquettes dans la création des effets spéciaux et l'autre sur la spectaculaire scène d'écrasement de l'Entreprise. "Deleted Scenes" contient une scène supprimée (qui aurait pu être intégrée au film) et trois scènes alternatives, dont une fin différente très "anticlimax". Elles sont introduites et commentées par Rick Berman. Pour compléter le tout, quelques photos et scénarimages sont disponibles dans la section "Archives".
Finalement, un film moyen pour la franchise, mais deux DVD bien garnis en extras et un incontournable pour les fans vu l'engagement vers la nouvelle génération.
| Film | 6 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |