Star Trek: The Next Generation
Complete Series
Paramount Home Entertainment

Créateur: Gene Roddenberry
Année: 1987-1994
Classification: NR
Durée: 8079 minutes
Ratio: 1.33:1 (4:3)
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 48 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
3 novembre 2004

Vers la fin des années 80, 20 ans après sa création, le mythe de Star Trek était toujours en vie. Paramount annonça la création d'une nouvelle série télévisée, encore une fois supervisée par Gene Roddenberry, située dans le 24e siècle (l'original se déroulant durant le 23e siècle) et suivant les aventures d'un nouvel équipage dans un tout nouveau vaisseau Enterprise, le plus moderne de la flotte Starfleet, l'organisation terrienne au cœur même de la Fédération des planètes unies. Cet équipage est mené de front par un capitaine originaire de la France du nom de Jean-Luc Picard (Patrick Stewart) et par son second, "Number One" William T. Riker (Jonathan Frakes), deux têtes fortes ne reculant derrière rien pour compléter la myriade de missions diplomatiques et de premiers contacts qui leur sont lancées, l'Enterprise-D étant le porte-étendard de Starfleet. Ils sont assistés tout d'abord par le lieutenant commandant Data (Brent Spiner), un androïde au cerveau positronique qui ramène la touche "Spock" dans la série, offrant un regard questionneur sur l'humanité, il est un genre de Pinocchio qui veut devenir humain. Deanna Troi (Marina Sirtis), une télépathe Betazoid, leur sert de psychologue et antenne émotionnelle tout usage et Tasha Yar (Denise Crosby) est leur chef de la sécurité, une femme dure pour l'ennemi, mais douce pour ses amis. Le Lieutenant Geordi La Forge (LeVar Burton), tout d'abord un simple pilote, deviendra au cours des années le chef ingénieur du vaisseau. Il a la particularité d'être complètement aveugle, mais son handicap est surmonté grâce à un instrument du nom de VISOR qui lui permet de voir mieux que tout le monde, maux de tête en boni. Heureusement que le bon docteur Beverly Crusher (Gates McFadden) est là pour soigner ce problème et tous les autres petits bobos de l'équipage. Un des personnages tout d'abord détesté par les fans est son fils Wesley Crusher (Wil Wheaton), qui deviendra peu à peu moins haï au cours des saisons. Le premier choc des fans face à cette nouvelle série vient du fait que les Klingons, ennemis jurés de Starfleet, sont désormais des leurs. Le premier Klingon à être enrôlé dans Starfleet est justement à bord de l'Enterprise. Le caractère de guerrier de monsieur Worf (Michael Dorn) lui aidera lorsqu'il remplacera Tasha à son poste de chef de la sécurité après la mort de cette dernière.

"Star Trek: The Next Generation" allait devenir la série télévisée récoltant les plus hautes cotes d'écoute de l'histoire (sûrement dépassées maintenant avec toutes ces séries réalité) durant ses 178 épisodes de sa carrière. Les histoires racontées durant sept ans allaient émerveiller les fans de science-fiction en plus de ceux de la vraie science. En effet, le côté réaliste, moins roman-savon de la série comparativement à son ancêtre, était basé sur de la vraie science. Quelques-uns des divers instruments introduits en 1987 sont aujourd'hui des objets bien réels créés par des gens qui ont été inspirés par la série. Plusieurs théories de la cosmologie du temps ont également été intégrées aux histoires. L'actualité d'aujourd'hui rencontrait les solutions de demain. Les histoires étaient également étendues sur tous les personnages et non seulement sur les quelques personnages centraux comme dans la vieille série, en plus que les officiers sans nom restaient en vie, et à l'occasion devenaient graduellement des personnages récurrents comme Miles O'Brien (Colm Meaney). Comme dans toutes bonnes séries de science-fiction, il y a des méchants! Il y a l'omnipotent Q (John DeLancie) qui, avec son complexe de supériorité, vient faire du trouble à tout l'équipage de temps en temps, les Borgs, des ennemis bio-mécaniques redoutables, ainsi que Lore, l'androïde frère aîné de Data (également joué par Brent Spiner), qui n'est bon qu'à causer énormément de trouble. Une telle série demande aussi la présence d'un ennemi de qui nous connaissons presque rien. Dans la série originale, les Klingons jouaient ce rôle, mais dans "Next Generation" c'est les Romuliens qui deviennent dangereux.

La série offre un monde complexe et imaginatif qui a ouvert la porte vers des scénarios très évolués et des arcs qui continuent d'un épisode à l'autre, d'une saison à l'autre (dont la guerre civile Klingon). Nous pouvons inclure parmi les arcs présents dans la série la volonté de Data de devenir de plus en plus humain, une évolution très apparente si nous comparons le Data du premier épisode "Encounter at Farpoint" et celui de l'épisode final "All Good Things" (un des meilleurs!). Il y a aussi des épisodes doubles avec des "cliffhangers" qui souvent arrivent à la fin d'une saison, tout comme l'épisode "Best Of Both World" est l'épisode qui a transformé la série en "Must See TV". Elle se termine à son plus haut climax et laisse les fans sur le bord de leur siège pour un été entier! Quel supplice! Le lendemain de sa diffusion, tout le monde ne parlait que de ça. Ceux qui ne connaissaient pas l'émission étaient tous intrigués. Une nouvelle base de fans venait de s'ajouter! Nous avons aussi quelques légendes de la série précédente qui viennent jouer un rôle dans la série dont DeForest Kelley (Docteur McCoy) à l'âge de 136 ans dans le premier épisode, un Scotty (James Doohan) ébranlé qui avait passé plus d'une génération en suspend dans un transporteur et le légendaire Spock (Leonard Nimoy) s'est donné comme mission d'unifier les Romuliens et les Vulcains. Il y a aussi quelques épisodes de voyage dans le temps (tout comme la bonne vieille série) dont une où Data apprend qu'il est mort au 19e siècle. Une nouvelle technologie à bord de l'Enterprise-D nommée holodeck permet aux acteurs de mettre de côté leur rôle usuel pour vivre une aventure dans un monde totalement virtuel créé de toutes pièces qui souvent n'a rien à voir avec le 24e siècle.

L'esprit de famille est un point fort dans cette série, tellement que Riker refusera plus de trois fois son propre commandement pour ainsi rester dans cette grande famille. Les personnages de "Star Trek : The Next Generation" deviennent d'usage commun et nous les connaissons beaucoup plus. Cela permet aux scénaristes d'approfondir un peu plus sur eux en leur créant des petites histoires bien à eux. Par exemple, Miles O'Brien va se marier à Keiko (que nous allons mieux connaître avec la série Deep Space Nine qui suivra), Data rencontre son créateur (une belle réunion de famille qui va générer quelques épisodes dans les saisons subséquentes) et nous en apprenons un peu plus sur les Picards, dont le frère du capitaine ainsi que le lieu où il a grandi. Les relations entre les personnages sont testées à travers les saisons. Les scénaristes de la série avouent avoir un faible pour les histoires de familles… pas seulement sauver la galaxie! C'est une force qui a conduit la série (et les autres séries qui ont suivi).

Malgré sa grande popularité, Paramount a annulé la série après sept saisons pour faire place aux autres séries Trek (Deep Space Nine suivi de Voyager) et aux films sur grand écran, qui ont effectivement attiré la base de fans, sans toute fois être aussi populaire que "Next Generation". Un nouveau siècle apporte aussi son vent de Trek avec Enterprise, pas la plus populaire à ce jour, qui arrivera à son tour sur DVD en 2005!

De nouvelles étoiles, de nouvelles histoires, de nouveaux mondes à explorer, de nouvelles excuses! Combien de fois j'ai entendu des gens dire qu'ils attendraient que tous les coffrets de saisons de la série télévisée "Star Trek: The Next Generation" soient disponibles avant de les acheter. Personnellement, je trouvais d'investir peu à peu à chaque mois était beaucoup moins difficile sur le porte-monnaie. D'autres avaient l'inquiétude de ne pas voir les saisons suivantes sortir et d'avoir une collection incomplète. Déjà presque deux ans que cette collection est complète sans qu'ils aient commencé la leur! Paramount vous offre aujourd'hui de la compléter d'un seul coup avec cet ensemble de sept coffrets, 48 DVD! Ce coffret de coffret ne diffère en aucun point avec les coffrets individuels, seulement qu'il les transporte dans un petit cabaret de carton, parfait pour les apporter au salon pour un festival d'épisodes. De plus, ce sont toujours les mêmes coffrets de carton qui se déplient de la longueur de votre table de salon pour accéder les DVD.

Le menu des DVD démarre avec une petite animation montrant les différents personnages pour laisser place à une interface dans le format LCARS, le système d'exploitation du 24e siècle (non ce n'est pas Microsoft qui le produit). Nous devons tout d'abord choisir un épisode qui nous amène à un second menu qui permet de choisir le type de piste sonore, le chapitre ou de jouer l'épisode. Chaque saison montre l'interface d'une station différente, dont la sécurité, ingénierie, holodeck, etc.

La qualité audiovisuelle de la série diffère, mais s'améliore de saison en saison. Les premières saisons souffrent un petit peu du transfert de la bande vidéo qui a servi à l'époque pour la conservation. À partir de la troisième saison, c'est franchement meilleur, "Next Generation" étant un des gros produits de Paramount à l'époque, donc avec des moyens/budgets plus intéressants. Le son Dolby Digital 5.1 nous offre de ressentir le "hummm" du moteur Warp dans le subwoofer, des dialogues bien séparés dans le haut-parleur central en plus des effets spéciaux qui arrive des quatre coins de votre cinéma-maison. La qualité du son est une nette amélioration à ce qui existait auparavant. Quelques répliques des deux premières saisons sonnent canette, mais la majorité des défauts que je me souvenais ne sont plus là! Un gros merci au mixeur de la piste sonore! Quelque chose que j'ai trouvé intéressant c'est l'effort mis dans les sous-titres pour écrire les autres langages présents dans les divers épisodes. Les langues Klingonne, Romulienne et le Vulcaine sont écrites en italique et sans faute d'orthographe (du moins pour ce qui est du Klingon - j'ai consulté le dictionnaire Klingon de Marc Okrand à plusieurs reprises).

Les suppléments sont très intéressants et bien édités en sections bien distinctes de façon à ne pas se répéter et ne pas donner trop d'indices en dehors de la saison traitée. Il y a des séries interviews où les scénaristes nous parlent de leurs textes, où des artistes nous parlent de comment produire une série avec le look du cinéma, mais avec le budget de la télévision et de l'utilisation des effets spéciaux optiques (pas encore d'informatique!). Un documentaire "Mission Log" nous introduit sur chaque coffret aux nouveautés de la saison et un autre, nommé "Selected Crew Analysis", nous détaille un personnage en particulier et les à côté de l'acteur qui l'interprète. Mes items préférés parmi tout ce qui est disponible est l'hommage chanté de Patrick Stewart à Gene Roddenberry, les visites guidées de Penny Juday, la coordinatrice des archives de la série, et les interventions de Mike Okuda.

Oh que j'aime ces coffrets! Ils me remémorent mes soirées devant la télévision à tripper sur chaque nouvel épisode. C'était vraiment excitant et ce l'est toujours. Les documentaires aident beaucoup à sentir l'émotion du moment de la création des épisodes et retrouver le plaisir de la première écoute. Une collection en or pour les trekkies!


Cotes

Film10
Menu7
Suppléments9
Vidéo8
Audio9