Lors du début de la série télévisée Star Trek: The Next Generation, les fans de la vieille série étaient tous confus de voir les ennemis mortels de la Fédération, les Klingons, marcher côte à côte avec eux. En plus, un de ces grands sauvages avait un de leurs uniformes sur le dos. Qu'est-ce qui s'est passé?! Cette histoire vous est racontée dans le film "Star Trek VI: The Undiscovered Country" que je vous décris ici aujourd'hui.
Un incident survenu sur une des lunes de la planète des Klingons, Praxis, a détruit plus de la moitié de celle-ci. Ayant peu de ressources assignées à autre chose que leurs campagnes militaires, les Klingon n'ont d'autre choix que de signer un traité de paix avec la Fédération avec lesquels ils étaient en guerre depuis plus de 70 ans. Le capitaine Kirk est sélectionné comme lien entre les Klingons (tout comme Nixon avait été sélectionné pour aller en Chine). Après un dîner bien arrosé à la bière romulan, le chancelier Klingon est assassiné par ce qui semble être des gens de la Fédération, après que leur vaisseau ait soi-disant été torpillé par l'Enterprise. Kirk est aussitôt accusé et envoyé en prison dans une mine de dilithium. Entre temps, Spock mènera une enquête afin de déterminer les causes et les vrais responsables de cet attentat.
Dans ce film, il y a beaucoup de références au racisme (titres de film, dialogue, etc.) et d'analogies au mur de Berlin, Chernobyl, la Russie et la guerre froide en général. Mais les plus grandes références du film sont faites à propos des ouvrages de Shakespeare, même le titre du film en provient. "taH pagh taHbe"... "Être ou ne pas être", telle est la question que nous pouvons retrouver dans le Hamlet original Klingon tel qu'un des personnages en visite sur l'Enterprise nous le dit. C'est le général Chang qui, principalement, récite ces passages dans toutes ses actions, faisant de lui le Klingon le plus spécial que nous avons pu voir dans toute la franchise Star Trek.
Techniquement, ce DVD offre une nouvelle version du réalisateur avec deux scènes modifiées, dont l'interrogation de Valeris (Kim Cattrall) qui contient quelques images des gens de qui elle parle. Le film est présenté sur ce DVD dans un ratio assez unique de 2.0:1 qui est visuellement différent de la version 2.35:1 qui avait été présentée en salle. Avant de crier au meurtre, soyez assurés que vous ne perdez pas d'image, car le film a été tourné en Super35, une technique qui permet de couper des ratios idéals pour le format utilisé sans vraiment perdre d'information importante. En salle, le 2.35:1 est idéal alors que sur une télévision panoramique, le réalisateur a lui-même choisi le ratio plus petit pour remplir le plus possible l'écran. Le Super35 permet aussi de couper un ratio 1.33:1 pour le VHS sans trop perdre de détails, mais vous ne le trouverez heureusement pas sur ce DVD. Le format vidéo est aussi anamorphique, contrairement au DVD précédent de ce film. Coté audio, le son est beaucoup mieux aussi que sur l'édition précédente en offrant une meilleure spatialisation et ce petit extra qui nous fait revenir sur la scène pour simplement la réentendre dans toute sa splendeur. Les basses fréquences sont très intéressantes, spécialement avec l'explosion du début du film, et les effets sonores et la musique sont distribués à souhait dans tous les haut-parleurs. Des menus en 3D semblables à ceux qui étaient sur les autres éditions spéciales des films de Star Trek ornent le DVD.
De nouveau, nous avons droit à une superbe piste de commentaires écrits (sous la forme de sous-titres) de Michael et Denise Okuda. Cependant, il y a quelques-uns de ses écrits qui semblent inexacts à un détail près, mais je suis certain que c'est très discutable. Nous avons également une piste de commentaires plus standard avec le réalisateur Nicholas Meyer et le scénariste Denny Martin Flinn. Ils sont intéressants et répètent beaucoup ce qui est dit dans les documentaires. Meyer parle la majorité du temps avec sa voix quelque peu blasée, mais est très intéressant. Flinn donne des informations qui sont corrigées immédiatement par Meyer. Beaucoup d'informations nous sont données, mais pas toujours de ce qui se passe à l'écran.
Sur le second disque, nous retrouvons une série de documentaires sous la bannière "Movie Making: Stories from Star Trek VI". Tout d'abord, quelques intervenants nous parlent de l'idée derrière l'histoire (très intéressant), des préjudices (qui ont rendu inconfortables les acteurs), du réalisateur du film, les lignes de Shakespeare, les différents designs du film (effets visuels, plateaux et musique) et la dernière journée de tournage qui signe la fin de la "vieille génération".
Dans la section "The Star Trek Universe", nous avons tout d'abord une conversation avec le réalisateur qui, je dois le dire, est assez insultant pour à peu près tout ce qu'il touche. Il est baveux auprès des acteurs, auprès des fans, auprès de tout, mais il fait de bons films... et nous ne sommes pas obligés de l'aimer. Cela est suivi par un très intéressant historique des Klingon à voir absolument et un dossier sur les acteurs secondaires qui ont joué d'autres rôles dans la franchise Star Trek. Ensuite, Penny Juday, l'archiviste de Paramount que nous avions pu voir parmi les extras des coffrets de Next Generation, nous présente la salle aux trésors Star Trek qui contient bien des items utilisés dans le film. Le documentaire "Together Again" nous offre les commentaires des vieux amis William Shatner et Christopher Plummer qui se sont connus à Montréal lorsqu'ils qu'ils étaient jeunes.
Le documentaire "Art Imitates Life: The Perils of Peacemaking" raconte comment le film est basé sur la réalité de l'époque de la Russie. Encore une fois, le réalisateur prend crédit de toutes les idées du film avec un visage pince-sans-rire. Un hommage est offert à DeForest Kelly qui est une expérience touchante avec des témoignages de ses amis d'Hollywood. Ensuite, il y a des interviews avec les acteurs qui ont été tournées durant le tournage du film. Le reste des suppléments est composé de séquences derrière les caméras, quelques scénarimages et de matériel promotionnel dont des bandes-annonces, la présentation du film par le réalisateur durant une convention en 1991.
Cette édition de "Star Trek IV" mérite d'être achetée, même si vous avez déjà l'édition précédente. Les documentaires et les commentaires reliés à ce film nous font voir le film d'un oeil différent. Il nous rappelle aussi des événements qui ne sont pas si loin que cela, mais que nous avons déjà oubliés pour la plupart.
| Film | 8 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |