"Stardate" 48307.5, l'histoire de "Star Trek: Voyager" débute dans l'univers connu de Star Trek, spécifiquement celui de Deep Space Nine avec les Maquis (des rebelles qui ne sont pas d'accord avec le traité signé entre la Fédération et les Cardassiens qui cède leurs terres à ces derniers), est sa base. Après sept ans confinés à une station spatiale, les scénaristes de cette nouvelle série étaient probablement impatients de retourner dans l'espace. Le mot d'ordre de Star Trek a toujours été de se rendre où l'homme n'est jamais allé. Nous ne pourrions plus le prouver alors que l'équipage du nouveau vaisseau de la Fédération est transporté dans le cadran delta de la galaxie par une entité inconnue à plus de 70 000 années-lumières de la Terre lors de leur mission d'espionnage d'un vaisseau Maquis.
"U.S.S. Voyager NCC-74656" est un appareil de classe Intrepid, un des plus puissant, rapide et manœuvrable de la Fédération. D'une longueur de 340 mètres, il est capable de contenir 200 membres d'équipage et est équipé de la toute dernière technologie lui permettant de faire de la recherche spatiale et d'explorer. Avec ses équipements de défense, il est prêt pour l'action. En somme une belle plateforme pour traverser un univers inconnu pour retourner à la maison, surtout avec la découverte d'autant de nouveaux ennemis que de nouveaux amis.
L'équipage est composé des survivants de deux équipages, les originaux de Voyager et ceux des Maquis qui ont perdu leur vaisseau à combattre un nouvel ennemi. Nous avons tout d'abord le capitaine Kathryn Janeway (Kate Mulgrew), une femme très directe et ferme qui considère volontier les suggestions de tous, le commandant Chakotay (Robert Beltran), ex-Maquis et ex-fédéré d'origine amérindienne, le pilote Tom Paris (Robert Duncan McNeill), Tuvok (Tim Russ), un vulcain et le chef de la sécurité, Harry Kim (Garrett Wang), le nouveau jeune officier à bord et B'Elanna Torres (Roxann Dawson), mi-klingon mi-humaine et chef ingénieure. Étant donné que le docteur original est mort, un hologramme (Robert Picardo) le remplace. Cependant, ce dernier n'était pas originalement conçu pour rester ouvert 24 heures sur 24 et cela peut lui causer des dommages. Il n'est pas un personnage très important cette saison-ci, mais il évoluera grandement dans les prochaines. Dans les personnages principaux, il nous reste à parler de Neelix (Ethan Phillips), un Talaxian plein de ressources que Voyager a rencontré sur son chemin, ainsi que sa compagne Kes (Jennifer Lien), une Ocampa qui a des talents de télépathe en développement.
Il y a des méchants aussi dans le cadran delta. Il y a principalement les Kazons, des survivants toujours en chasse de nouvelles ressources et les Vidiians qui sont atteints d'une maladie nommée "Phage" qui détruit leur structure génétique. Ces derniers ont de la technologie médicale très au-dessus de ceux de la fédération et peuvent prendre les organes des gens en quelques secondes afin de remplacer les leurs. Il y a aussi des ennemis à l'interne. Le docteur découvre que Seska, une Maquis, est d'origine cardassian et non bajoran tel que nous la voyons. Elle raconte toute une histoire à l'équipage, mais en réalité elle est une espionne et une traîtresse autant aux Maquis qu'à la Fédération. À la fin de la saison, elle se retrouve avec les Kazons et reviendra comme personnage méchant dans les autres saisons.
La première saison ne contient que 15 épisodes sans fameux "cliffhanger" comme finale. Nous restons sur notre faim. Voici la liste des épisodes retrouvés sur les quatre premiers disques du coffret:
Ces émissions sont passablement toutes intéressantes, mais sont principalement de l'introduction à ce nouvel univers et ses habitants. Les saisons suivantes porteront davantage sur le développement des personnages qui habitent Voyager.
La qualité vidéo des épisodes de la saison est très satisfaisante. Rien ne m'a vraiment sauté à l'œil et nous avons probablement ici la meilleure version possible de l'image. Le son a une certaine ambiophonie particulièrement dans les scènes d'action spatiale, mais il manque encore un petit quelque chose pour rentrer en compétition avec les blockbusters au cinéma.
Le cinquième disque de l'ensemble est réservé exclusivement aux suppléments. Le premier item de la liste des suppléments qui a attiré mon regard fut celui où on nous présente la première actrice choisie pour jouer le rôle du capitaine, l'actrice canadienne Genevieve Bujold. Je suis TRÈS heureux que Kate Mulgrew ait pris sa place, car elle n'a vraiment pas de présence dans ce rôle.
Le documentaire suivant, "Braving The Unknown: Season One", les producteurs exécutifs Rick Berman, Michael Piller et Jeri Taylor nous expliquent la création de l'idée de "Voyager" qui n'était pas tout simplement de lancer des gens dans l'inconnu, mais bien d'apporter du connu dans cet inconnu en misant sur des histoires introduites dans Deep Space Nine et Next Generation. Dans "Time Capsule: Kathryn Janeway", Kate Mulgrew nous parle de son expérience dans la série, de son audition à la fin de la série ainsi que du rôle de Katharine Hepburn qu'elle a joué dans la pièce de Broadway "Tea At Five". Il est intéressant de la voir en pleine audition, mais c'est malheureusement trop court. Les acteurs nous confient dans le documentaire "Cast Reflections: Season One" que lors de leur premier jour de tournage, ils avaient compris l'ampleur de la série en recevant des lettres des fans (avant même le début de la diffusion) les accueillant dans la famille Trek. Il y a aussi Armin Shimerman (Quark) qui parle de comment il a participé au pilote de "Voyager" dans la même optique que Patrick Stewart (capitaine Picard) avait fait pour Deep Space Nine.
Dan Curry, le producteur des effets visuels, nous explique dans "Red Alert: Visual Effects-Season One" les différentes techniques de capture des séquences qui ne sont pas informatisées comme je le croyais. Il y a quelques scènes derrière les caméras que j'ai extrêmement apprécié de voir (et j'espère qu'il y en aura plus dans les autres saisons). David Livingston, le superviseur de la production, qui nous fait visiter le plateau de El Mirage sur lequel on a tourné des scènes avec les Kazons-Oglas. Dans le documentaire "Real Science With Andre Bormanis", le consultant en sciences Andre Bormanis nous explique comment il a aidé aux scénaristes à rendre leurs scénarios authentiques en y incorporant des idées basées sur la réalité. Ses petites explications m'ont fait comprendre d'ailleurs la différence entre la radiation alpha, beta et gamma!
Le documentaire suivant, "Launching Voyager On The Web", nous présente Marc Wade qui est le designer derrière le site web StarTrek.com. Tout d'abord, ce n'était qu'un site web pour "Voyager", mais Wade, avec l'aide de Microsoft à l'époque, a transformé cela en une base de données assez complète sur la série. Il nous montre rapidement les différentes incarnations du site jusqu'à celui que nous retrouvons aujourd'hui, la quatrième version. Les documentaires sont suivis d'une galerie de photos de production.
Tout comme sur les DVD de Deep Space Nine, il y a des suppléments "cachés". Pour cette saison, Kate Mulgrew nous parle de l'être sensible dans Janeway, Michael Piller nous parle de la coiffure de Janeway, le producteur Brannon Braga parle de cette dernière comme étant la protectrice, voir la mère de son équipage et Vaughn Armstrong nous parle de son rôle de Telek, un Romulan du passé venu sur Voyager.
Un des gros problèmes avec les coffrets de Star Trek, c'est l'emballage. Ceux de Next Generation étaient pénibles à manœuvrer et trop gros pour mettre dans une tablette de hauteur standard. Ceux de Deep Space Nine étaient mieux, mais facilement cassables à force de les ouvrir. Celui de ce premier coffret élimine ces problèmes, mais est tout de même j'ai eu des difficultés à le refermer. J'ai du enlever les étiquettes collées un peu partout (annonçant la série originale de Star Trek en coffrets pour bientôt) sur celui-ci afin de le refermer correctement. Lors du visionnement en série de la saison, je vous propose de mettre la partie en plastique de côté et de garder proche le "livre" contenant les DVD.
En somme, nous avons un excellent coffret d'une série qui m'avait instantanément accroché dès sa première diffusion. J'ai bien hâte de voir les autres coffrets, car tout comme avec Deep Space Nine j'ai manqué bien des épisodes. Et même si je ne les avais pas manqués, il est toujours agréable de se replonger dans une série télévisée digne du nom Star Trek.
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