Voilà un bon film d'action comme tout le monde les aime. Pas trop compliqué pour le cerveau et qui vous gardera bien intéressé tout le long du film, même si nous savons comment cela va se terminer. "Stealth" est intéressant pour sa vitesse, ses effets numériques autant du côté de l'audio que du visuel, et, avouons-le, pour une histoire qui vient joindre notre inquiétude d'une guerre totalement automatisée où une erreur informatique peut nuire à la survie de l'humanité.
Les meilleurs pilotes de la marine américaine, Ben Gannon (Josh Lucas), Kara Wade (Jessica Biel) et Henry Purcell (Jamie Foxx), font partie d'une élite qui pilote des avions d'un programme secret appelé Talon. Leur commandant, le capitaine George Cummins (Sam Shepard), introduit l'équipe à un nouvel avion intelligent qui se veut à les remplacer un jour. Mais pour le moment, le UCAV (Unmanned Combat Aerial Vehicle), surnommé "EDI", a besoin d'entraînement et c'est en regardant aller nos trois pilotes qu'il en apprendra. EDI écoute tout ce qui l'entoure et accumule les données. Qu'elles soient bonnes ou mauvaises, c'est du pareil au même pour lui. À la surprise de Gannon, lui qui n'aime pas le fait que Cummins retire le facteur humain de l'équation de guerre, trouve que EDI est tout de même un bon ailier par ses solutions extrêmes. De retour d'une mission, EDI est frappé par la foudre, ce qui mélange ses idées, et commence à prendre ses propres décisions... et ses propres cibles. C'est maintenant à nos trois pilotes de l'arrêter... avant de devenir des cibles eux-mêmes.
Le scénario n'est pas très épais et plein de clichés, mais comme je le disais, les effets sont assez hallucinants. C'est vraiment un film à regarder pour le plaisir des sensations fortes, rien de plus. Des poursuites à haute vitesse, des crashs, des explosions en plus d'acteurs que nous aimons. La vitesse n'est pas étrangère non plus au réalisateur de The Fast and the Furious qui nous en avait mit plein les yeux avec des voitures modifiées. Cet item ("Stealth") de $130 millions de dollars n'a pas fait ses frais au cinéma alors que l'on prévoyait que ce soit le hit de l'été. Probablement que bien des gens se sont dit comme moi qu'ils attendraient le DVD. Et quel DVD!
L'image du film est très belle, bien saturée, sans défaut quelconque de la bande maître ou de la compression. Il aurait pu y avoir des problèmes du côté de la vitesse de l'action versus la compression, mais tout a bien été calibré. Du côté son, après avoir écouter la superbe piste DTS anglaise, l'écoute de la piste sonore française en Dolby Digital 2.0 tombe un peu à plat. Cette dernière est beaucoup moins agressive et ne résonne pas autant dans votre salon. Nous avons du son venant de tous les haut-parleurs toute la longueur du film, même dans les rares séquences calmes.
La force du DVD est dans ses suppléments qui se retrouvent sur deux DVD. Je m'attendais d'abord d'une telle édition d'avoir une piste de commentaires du réalisateur, mais nous devons nous replier sur un long documentaire en trois parties du nom de "Harnessing Speed". Lors de l'écoute, j'ai eu deux impressions, soit celle que chaque artiste voulait parler et celle de ne pas avoir écouté le même film que le réalisateur. Il y a "lire entre les lignes" de l'histoire et aller chercher des idées trop profondément. Mis à part ce côté, le documentaire passe au travers de vraiment toute la production et répond amplement aux questions que nous pouvons avoir à propos du film. Comme si ce n'était pas assez couvert, nous avons à la suite deux revuettes d'une vingtaine de minutes qui examinent deux scènes et les problèmes de leur composition. Ce qui est intéressant dans ces deux documentaires est la présence d'une vue alterne de l'image présentement à l'écran en médaillon sur lequel nous pouvons cliquer pour inverser la scène et le médaillon. Deux autres scènes nous sont présentées en version scénarimages, prévisualisions et composition finale (en utilisant la même fonctionnalité médaillon que les documentaires précédents). Il y a aussi une revuette sur la musique du film ainsi que le vidéoclip "Make a Move" du groupe Incubus. Il ne faut pas oublier le tas de bandes-annonces. Ce que je trouve étrange dans tous ces suppléments, c'est la variété de sous-titres disponibles: espagnol, portugais, chinois, coréen et thaïlandais... pas d'anglais ni de français.
| Film | 8 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |