Lors d'un banquet à Camelot, le chevalier vert (Sean Connery) défit les chevaliers présents à venir le confronter. Tous ont peur au grand désespoir du roi Arthur (Trevor Howard) sauf un jeune écuyer appelé Gawain (Miles O'Keeffe) qui relève le défi au grand bonheur du roi qui le nomme immédiatement chevalier. C'est alors que face à ce brave et jeune puceau, le chevalier vert décide d'attendre un an avant l'affronter. Dès lors, le vaillant Gawain sera plongé dans une multitude de péripéties, jusqu'au jour où il devra faire face à sa destinée et affronter le chevalier vert.
"Sword of the Valiant: The Legend of Sir Gawain and the Green Knight" est en tout point de vue un énorme fiasco. Cette production cinématographique de 1982 de Stephen Weeks est le remake version de 1973 Gawain and the Green Knight qu'il avait lui-même réalisé et sera aussi sa dernière réalisation... ce qui n'est pas une grosse perte en soi. "Sword of the Valiant: The Legend of Sir Gawain and the Green Knight" est un film terriblement mal ficelé où la direction artistique est complètement absente. Le scénario écrit par Philip M. Breen, Howard C. Penn et Stephen Weeks est plutôt simplet et de piètre qualité, truffé de clichés ridicules, plus insignifiants les uns des autres. Les comédiens sont peu crédibles dans la peau de leur personnage, aucun naturel dans leur façon de jouer. Nous avons la sensation que les acteurs sont laissés à eux même et qu'ils doivent improviser constamment. Que dire du dialogue insupportable qui sombre dans la platitude.
Stephen Weeks voulait Mark Hamill, le fameux Luke Skywalker de la première trilogie Star Wars, dans le rôle du chevalier Gawain. Cependant, les champions de la médiocrité, les producteurs et frères Menahem Golan et Yoram Globus imposent plutôt le pitoyable Miles O'Keeffe. Ce beau bonhomme et piètre comédien, devenu célèbre pour son personnage de Tarzan dans l'ineffable navet de John Derek Tarzan, the Ape Man (1981), était la coqueluche de ces dames à cette époque. En fait, les producteurs Golan et Goblus voulaient surtout profiter de la popularité de celui-ci afin d'attirer la gent féminine à aller voir le film. Miles O'Keeffe est si mauvais qu'il est même doublé par l'acteur anglais Peter Firth!!!!!
L'acteur d'origine écossaise Sean Connery est capable du bon comme du pire. Il faut dire qu'après avoir rangé dans sa garde-robe le smoking et le Walter PPK de l'agent 007, il s'aventura trop souvent dans des entreprises cinématographiques quelque peu douteuses afin de se libérer à jamais de James Bond et justement ce film chevaleresque fait partie malheureusement de ce lot. Sa faible performance nous fait regretter de le voir jouer dans cette quincaillerie de fer blanc et de décors de carton pâte, il a l'air totalement ridicule dans son costume du chevalier vert avec un panache de cerf sur la tête et une lumière verte qui l'illumine constamment. D'autres grands noms du cinéma britannique donnent un peu de leur présence à cette aventure grotesque, les vieilles étoiles du passé que sont Trevor Howard et Peter Cushing essaient tant bien que mal avec leur talent, de défendre l'indéfendable.
Les costumes sont ordinaires et très peu conformes à la réalité. Beaucoup d'aberrations au niveau des formes et des textures. Les armures brillent comme un miroir et donnent un côté très kitsch à ces blindages médiévaux. Les combats à l'épée sont affreusement chorégraphiés et excessivement mal filmés. Les effets spéciaux sont puérils et risibles surtout lors de la scène finale où le chevalier vert est tué des mains de Gawain, c'est vraiment de l'amateurisme à son meilleur.
Les couleurs trop sombres donnent l'impression que le metteur en scène a tourné la majorité de ses séquences sans éclairage par souci d'économie, provoquant une carence flagrante de luminosité. Les couleurs manquent nettement de constance, d'éclat et de contraste. Le niveau des noirs manque de profondeur et d'intensité et c'est plutôt désagréable à regarder lors de scènes sombres où certains détails sont mal définis. Fait à souligner, une teinte orangée des tons de peau est visible en tout temps sauf sur celui du chevalier vert qui est plutôt verdâtre et noirci, cela dérange totalement notre attention. En somme, l'image est de très mauvaise facture passant de moyen à déplorable.
Heureusement, le son est d'assez belle qualité. Les dialogues n'ont pas toujours un aspect très naturel, mais sont toujours intelligibles. La trame sonore du compositeur Ron Geesin est d'une ineptie incommensurable. Il utilise maladroitement et à toutes les sauces le synthétiseur et l'orgue ce qui donne du même coup un goût trop moderne pour habiller ce genre de film. Tout cela nous dérange et nous distrait profondément au point que cette insignifiante musique finit par nous tomber sur les nerfs.
Concernant les suppléments, il n'y a que la bande-annonce à vous mettre sous la dent et c'est tant mieux puisque le supplice de regarder ce film est déjà amplement suffisant. Bref, ce long-métrage est d'un ridicule consommé et comme pour les prisonniers dans les châteaux de cette époque, ce DVD est à jeter aux oubliettes!
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