Sydney White reprend la traditionnelle histoire de Blanche Neige et les sept nains. Sauf qu'au lieu de se nommer Snow White (Blanche-Neige), elle s'appelle Sydney White. Son prince charmant est Tyler Prince. La vieille méchante Reine qui règne sur son royaume est Rachel Witchburn (Sara Paxton). Cette dernière dirige le groupe Kappa Phi Nu, à la ‘Southern Atlantic University' : une bande de blondes qui détestent les brunes. Même si sa mère faisait partie de ce regroupement durant ses années collégiales, Sydney ne bénéficie d'aucun traitement de faveur en raison de son héritage maternel. Ayant été élevée par son père plombier (John Schneider) et les amis de ce dernier qui travaillent dans la construction, Sydney n'a jamais vraiment eu de modèle féminin dans sa vie après le décès de sa mère.
Après s'être attiré les foudres de Rachel, elle se fait rejeter du groupe et finit par se ramasser avec les sept nains, enfin, les ‘geeks' de l'école, qui demeurent dans une maison qu'ils appellent le Vortex. Ceux-ci personnifient les sept nains, Lenny qui est allergique à tout (Atchoum), le simplet George, le vieux Terrance (Prof), le grincheux Gurkin, le joyeux Spanky (Joyeux), le timide Jeremy et le dormeur Embele.
Les suppléments comprennent une séquence de bloopers ainsi des scènes retranchées pour lesquelles une brève introduction est présentée par le réalisateur Joe Nussbaum. Aucune piste de commentaires n'est présente parmi les suppléments, mais le réalisateur prend la parole dans la séquence "The Original Dork", où il nous parle du film pendant quelques minutes pour ensuite céder la place aux acteurs qui se mettent sur le mode autocongratulation. "Sydney and her Prince", "Meet the Dorks", "Kappa's Forever" sont respectivement des entrevues avec les différents groupes de protagonistes dans le film. "The Skooze" est sans doute l'une des séquences les plus ridicules : Jeremy, le timide du groupe, s'exprime durant le film via une marionnette à l'effigie d'un chien. Dans la séquence, tous les acteurs parlent comme si la marionnette était un vrai chien et celui-ci est lui aussi interviewé et commence à insulter tous les participants. C'est complètement inutile et aucunement drôle. "Welcome to the Vortex", qui nous permet un tour guide de la modeste demeure de Blanche, pardon, Sydney White, et les sept nains. On termine la section avec la bande-annonce du film. Les bonus sont présents en assez grande quantité et d'un niveau d'intérêt assez divertissant pour ceux qui auront apprécié le film.
Les spécifications techniques sont très convenables. Les couleurs sont claires, il y a un grand niveau de détails et on ne perçoit aucune imperfection majeure. L'aspect audio est bien mis en valeur par une trame sonore variée ainsi qu'un bon équilibre entre les dialogues et les bruits ambiants. Côté présentation, le premier reproche que j'ai à faire à cette édition DVD est le manque de temps mis sur le design du disque, qui est ENTIÈREMENT rouge, dépourvu de quelqu'image que ce soit, et le titre imprimé en blanc. Les menus, en revanche, sont assez dynamiques.
Après ses derniers films d'ado She's The Man, Hairspray et What a Girl Wants, on peut définitivement dire qu'Amanda Bynes a trouvé son créneau et s'y niche de plus en plus. She's The Man reprenait d'ailleurs l'œuvre de Shakespeare, Twelfth Night et Sydney White tente de reprendre la même recette, mais sans grand succès. Les acteurs sont décents dans leur rôle, mais sans grands artifices: c'est surtout le scénario qui laissait à désirer, dans cette comédie qui sort très peu de l'ordinaire. Encore une fois l'histoire d'un Robin des bois (féminin) des temps modernes, qui vient à la rescousse de tous les groupes de jeunes rejetés durant leurs années secondaires: à la revanche des geeks!
| Film | 4 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |