Le tout dernier film de Steven Spielberg met en vedette Tom Hanks dans le rôle de Viktor Navorski, un Krakozhianais (de la république fictive de Krakozhia en Europe de l'Est), qui vient à New York sur une promesse faite à son père. Arrivé à l'aéroport de JFK, il apprend que durant que son avion était en destination des États-Unis son pays est entré en guerre et les États-Unis n'approuvent pas du nouveau gouvernement. Son passeport lui est maintenant inutile pour entrer en Amérique et il ne peut pas retourner chez lui, car les vols ont été suspendus. Il doit attendre dans le Terminal de l'aéroport que les problèmes de paperasse se règlent, mais il ne semble pas y avoir d'issue. Les heures deviennent des jours, les jours deviennent des mois. Viktor prend logis dans une aile en construction du terminal et commence par apprendre le langage des gens, lui qui ne parlait pas anglais du tout. Il voit l'interaction entre les employés et les gens de l'aéroport et commence à développer des amitiés. Il va trouver des occupations qui vont lui permettre de se nourrir. Il va même trouver l'amour envers une hôtesse de l'air du nom d'Amelia Warren (Catherine Zeta-Jones), laquelle n'avait besoin que d'une oreille attentive. L'homme à la tête de l'aéroport, Frank Dixon (Stanley Tucci), n'apprécie guère la présence de cet "inacceptable" et fait tout pour enlever ce problème de ses jambes. Il lui donne même la chance de se sauver aux États-Unis (pendant qu'il détourne le regard ailleurs), du même fait deviendrait le problème de quelqu'un d'autre. Mais il découvrira que Viktor, malgré qu'il fait confiance à tout le monde et a une attitude trop positive, est une personne très intelligente qui sait se débrouiller, peu importe les embûches qui se retrouvent dans son chemin.
Tom Hanks est crédible dans son rôle dès les premiers instants du film. Je l'ai souvent dit, Hanks est capable très facilement de nous faire oublier ses autres rôles: dans Forrest Gump, il est vraiment Forrest, il est vraiment Jim Lovell dans Apollo 13 et maintenant dans ce film il est réellement Viktor. Nous ne voyons aucun de ses personnages précédents dans ce protagoniste.. Ce film est légèrement basé sur l'histoire d'un Iranien, Merhan Karimi Nasseri, qui a attendu plus de seize ans au terminal de l'aéroport Charles de Gaule à Paris. En 1977, Nasseri est expulsé de l'Iran et demande asile politique en Europe pour plus de dix ans. En transit à Paris, on lui vole son sac et ses papiers d'identification, le bloquant à l'aéroport depuis 1988 sur technicités légales. En 1993, un film français du nom de Tombés du ciel (Lost in Transit), du réalisateur Philippe Lioret avec Jean Rochefort, avait été produit avec son histoire, mais le film "The Terminal" arrête les liens avec la réalité qu'avec l'idée d'être pris longtemps dans une aérogare.
La présentation du film est techniquement bien appréciable. L'image est bien détaillée (quoiqu'un effet de lissage se produit sur les objets dans le fond des corridors du terminal) et offre une palette de couleur tout à fait naturelle. La compression du film est excellente, ne montrant à peu près pas de défauts majeurs (un très léger blocage à l'occasion qui a capturé mon attention parce que je cherchais pour des problèmes, sinon je ne l'aurais probablement pas vu). Les pistes sonores Dolby Digital 5.1 sont tout à fait adéquates pour le besoin du film, mais c'est la piste DTS de l'ensemble que j'ai franchement préférée, car elle fournit une ambiance plaisante au film. Rien à tout casser, car de toute façon nous n'avons pas affaire à un film d'action tout de même. Le son vient majoritairement des enceintes avant dans toutes les pistes sonores. Le menu est animé de scènes du film et ses transitions sont bien originales vu le sujet.
J'ai en main la version trois disques de "Terminal" dont le premier disque est disponible séparément en version film seulement sans extra. C'est que tous les suppléments se retrouvent sur le second disque. Le troisième item de cette version du collectionneur est un CD audio avec la trame sonore du film. Le tout se trouve dans un coffret en carton qui se déplie pour montrer les trois DVD entourés de belles photos de Hanks et de Zeta-Jones. Revenons donc au second DVD de l'ensemble qui comprend plusieurs documentaires nommés selon des termes que nous retrouvons dans un d'aéroport. Tout d'abord, on nous raconte dans le documentaire "Booking the Flight" le développement de l'histoire qui étrangement ne cite pas comme source Nasseri, mais plutôt une idée de scénario originale. Ensuite dans "Waiting for the Flight", on nous montre la construction en accéléré de l'aérogare qui, contrairement à la croyance populaire, s'est fait à Palmdale. Seules les scènes de dédouanage ont été filmées à Montréal. "Bording" nous parle en trois parties des acteurs Hanks et Zeta-Jones ainsi que le casting et la description des personnages secondaires.
Le documentaire "Take Off" nous promène à travers les nombreuses journées de tournage pour parler avec les différents intervenants du réalisateur à l'habilleuse (qui a des bonnes histoires!). "In Flight Service" parle de la musique de John William qui nous décrit la texture donnée à chacun des personnages et des thèmes retrouvés à travers le film. Les artisans du film parlent ensuite dans le documentaire "Landing" leurs propres mésaventures dans des terminaux d'aérogares. Ensuite, il y a la biographie des acteurs et des cinéastes, plusieurs pages de notes de production, ainsi qu'une galerie de photos de production.
Après le visionnement du disque boni, je me demande pourquoi les gens chez DreamWorks se sont cassé la tête à faire deux éditions alors que le second disque ressemble à peu près à ce que nous avons habituellement dans les ensembles de deux DVD sur le marché, y compris la répétition de plusieurs scènes d'un documentaire à l'autre. La raison est probablement que les clubs vidéo préfèrent toucher un seul disque lors de la location comme cela a été le cas pour certains titres dans le passé (The Royal Tenenbaums est un exemple qui me vient en tête). Évidemment, avec un peu plus de 10 dollars de différence, les gens vont y penser avant d'investir dans le gros emballage, mais l'absence de suppléments dans la version de base et l'inclusion de la belle musique de John Williams sur CD dans l'édition limitée peut facilement faire pencher la balance.
| Film | 9 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |