Les vols de banque, de diamants et d'objets convoités de toutes sortes ont été utilisés à satiété dans les scénarios hollywoodiens ces dernières années. Dans le film "The Hot Rock", on reprend la même recette du traditionnel larcin. Bon, il est vrai que ce film a été tourné il y a plus de trente ans et qu'il ne peut ainsi donc pas être accusé de plagiat d'un film récent. Mais malgré le fait que ce film soit dans les premiers qui ont parti la vague, cela ne le rend pas plus intéressant et original qu'un autre.
John Archibald Dortmunder, fraîchement sorti de prison, se fait proposer un projet audacieux et risqué par son beau-frère. L'objectif : subtiliser un diamant d'une valeur d'un million de dollars dans un musée new-yorkais avec deux autres ravisseurs. L'instigateur de la combine, un certain Docteur Amusa, est prêt à leur payer un total de 100 000$ pour dérober le précieux joyau. Dortmunder et sa bande ne perdent donc pas de temps et décident d'attaquer le musée en créant une diversion. L'explosion d'une voiture leur permet d'entrer sans trop de difficulté dans le bâtiment. Tout se déroule comme prévu jusqu'à ce qu'un des quatre escrocs, Alan Greenberg, celui qui a réussi à s'emparer du diamant, soit arrêté et emprisonné. Au courant de la situation, les trois autres truands décident de faire évader Greenberg afin qu'ils puissent remettre le diamant au Docteur Amusa. Cependant, le père et avocat de Greenberg leur mettra quelques bâtons dans les roues, ce qui compliquera joyeusement l'achèvement de leur mission.
Tourné à New York en 1972 par Peter Yates I, ce long-métrage ne m'a pas captivé plus qu'il n'en faut. Robert Redford est capable du meilleur (All The President's Men, The Last Castle), comme du très moyen (Up Close & Personal, The Horse Whisperer). Je dirais donc que "The Hot Rock" se classe davantage dans la deuxième catégorie. La description du film indique que c'est une comédie. Cependant, je ne me souviens pas avoir ri, ou simplement souri, une seule fois durant les quelques cent minutes que dure cette production. En fait, ce n'est pas vrai. Il y a bel et bien une séquence qui m'a étonné. C'est au moment où les quatre hommes parcourent la ville de New York en hélicoptère et que nous y apercevons les deux tours jumelles du World Trade Center en construction!
Le scénario de William Goldman, qui nous a donné récemment les navets Dreamcatcher et The Ghost And The Darkness, comporte plusieurs faiblesses. Tout d'abord, les quatre cambrioleurs parviennent beaucoup trop facilement à entrer à quelque endroit que ce soit. Ainsi, en deux temps trois mouvements, ils réussissent à pénétrer à l'intérieur d'un musée, d'une prison et d'un poste de police. Et bien que leurs tentatives ne mènent à rien au bout du compte, les protagonistes ne se font jamais intercepter, outre la première fois au musée. Il y a aussi cette scène d'hypnose dans un ascenseur (regardez attentivement les numéros de l'ascenseur!) qui est très tirée par les cheveux. Et que dire du personnage qui n'a jamais piloté un hélicoptère et qui réussit à le faire décoller en moins de deux! Également, j'ai déjà vu un jeu d'acteurs plus convaincant. Bien que les quatre comédiens principaux s'en tirent sans problème, ce sont plutôt les personnages secondaires qui semblent mal campés. Je retiens l'exemple de l'incursion dans le poste de police où les gendarmes ne semblent pas plus dérangés que ça du fait que quatre hommes cagoulés et armés soient dans leur bâtisse.
Le transfert de ce film sur DVD n'a pas été réalisé parfaitement. Ainsi, l'image comporte quelques problèmes de luminosité. Certaines scènes sont curieusement trop claires, alors que d'autres sont trop sombres. Pour ce qui est du son, il laisse également à désirer. Le film est presque entièrement dénué de musique et d'effets sonores et lorsqu'il y en a, la qualité n'est pas à son meilleur.
Il y a très peu de suppléments sur ce disque. En fait, il n'y a que trois bandes-annonces de films qui mettent tous en vedette Robert Redford. Nous retrouvons tout d'abord celle de "The Hot Rock" qui nous présente un film qui semble plus drôle qu'il ne l'est réellement. Ensuite, les deux autres extraits nous invitent à visionner deux longs-métrages qui ont connu un certain succès. Brubaker, qui se déroule dans une prison et le western Butch Cassidy and the Sundance Kid, qui met en vedette également Paul Newman.
"The Hot Rock" s'adresse donc d'abord et avant tout aux amateurs de films qui parlent de vols et des façons pour y parvenir. Les fans de Robert Redford devraient aussi y trouver leur compte.
| Film | 6 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 6 |