Janie Starks a à peine 17 ans lorsqu'elle marie un homme beaucoup plus vieux qu'elle, selon le désir de sa grand-mère qui l'a élevée. Quelques temps plus tard, un bel étranger fait son apparition dans son village et lui promet une vie très prometteuse si elle accepte de quitter son patelin... et son mari et de partir avec lui. L'hésitation n'est pas très longue, Janie étant en quête du grand amour qui s'avère impossible avec l'homme qui partage sa vie. Ainsi, le lendemain matin, Janie et Joe filent vers Eatonville, un village qui n'a qu'un an. Ensemble, ils se donnent comme mission de développer ce trou et d'en faire une ville où il fait bon vivre. Une fois le projet réalisé, cependant, la vie de couple n'est plus aussi rose. Après 20 ans de mariage, durant lesquelles Janie a vécu la vie de son mari sans goûter à la sienne, Joe meurt, et lorsqu'un bel étranger, plus jeune de plusieurs années, se présente au magasin général de Janie, elle fuira une fois de plus son village afin de vivre une fois pour toutes la passion dont elle rêve depuis toujours. Le dicton "Jamais deux sans trois" lui fera-elle vivre une autre grande déception amoureuse ou bien réussira-t-elle à finalement être heureuse?
Le menu consiste en une succession d'images de l'héroïne du film que nous voyons à travers un voile dans lequel souffle une légère brise. Une musique mélancolique accompagne les images, ce qui laisse déjà entrevoir le rythme lent et les déceptions qui se dégageront dans le film. Mis à part les bandes-annonces de The Chronicles of Narnia: The Lion, the Witch and the Wardrobe, Alias, Scrubs, Desperate Housewives, Lost, Golden Girls, Home Improvement et Extreme Makeover Home Edition, aucun supplément n'est présent sur ce DVD.
Le film étant de prime abord destiné à une présentation télévisée, nous avons droit à un film en plein écran. L'image, bien définie, nous fait voir majoritairement des teintes sombres qui font ressortir la tristesse et le désespoir dans lequel est plongée Janie. Quant à la piste sonore Dolby Digital 5.1, elle est très inutile: les dialogues se déroulent pour la plupart tranquillement, une voix à la fois et sans bruit ambiant qui ne lui fasse concurrence. Quant à la musique, elle ne semble pas être présente pour s'harmoniser avec les conversations des personnages, mais bien pour combler les vides, ces longs moments où personne ne parle. Une piste inférieure aurait été largement suffisante pour un film de ce type.
En produisant le film "Their Eyes Were Watching God", Oprah Winfrey s'est fait plaisir en adaptant à l'écran un roman du même nom publié pour la première fois en 1937 et écrit par la romancière Zora Neale Hurston. Le plaisir fut tout pour elle, puisque je n'ai pas eu beaucoup de plaisir en suivant le peu de péripéties qui arrivent à cette femme rêveuse. En fait, l'histoire est vraiment trop concentrée sur les états d'âme et la recherche de l'amour réel du personnage principal pour qu'il se passe vraiment quelque chose. Un rythme très lent m'a fait décrocher assez rapidement, bien que certaines scènes soient tout de même intéressantes. Je vais tout de même conclure sur une note positive en vous informant que bien que la performance d'Halle Berry ne m'ait pas particulièrement épatée, sa prestation dans ce film lui a valu une nomination aux derniers Golden Globes dans la catégorie "meilleure performance par une actrice dans une minisérie ou un téléfilm", qu'elle n'a pas remporté.
| Film | 4 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |