James Clayton (Colin Farrell) est un jeune homme brillant. Doté d'une facilité déconcertante avec les ordinateurs, Clayton est rapidement retracé par un recruteur de la Central of Intelligence Agency (CIA), Walter Burke (Al Pacino). Clayton, donc le père était lui-même un agent de la CIA, s'en va donc passer un test d'admission afin d'intégrer les rangs de la fameuse agence. Pendant le camp d'entraînement, il fait la connaissance de Layla (Bridget Moynahan) et tombe sous son charme. Au fil des jours, les candidats potentiels passent une série d'épreuves toutes plus ardues les unes que les autres. Du détecteur de mensonges, à la simulation de filature en passant par la pose de micros dans une maison, tous ces tests ont pour but de dénicher les perles rares parmi les élèves. Pendant ce camp, Clayton tente par tous les moyens de tirer les vers du nez de l'agent Burke à propos de son défunt père. Burke en a ras-le-bol et il décide d'expulser Clayton de l'académie. Mais est-ce un test? Clayton ne le sait pas trop. Et ce n'est que le début.
"The Recruit" est un suspense haletant qui nous garde sur le bout de notre siège. Il est l'un des premiers films américains à aborder les camps d'entraînement de la CIA et nous fait voir un côté méconnu de l'agence obscure. Le réalisateur, Roger Donaldson, aime jouer avec le spectateur et lui faire croire ce qu'il veut en l'amenant sur des terrains nébuleux. Tout au long du film, nous nous questionnons à savoir si ce que vit James Clayton est un test ou si c'est la vraie vie. Je compare ce sentiment à celui du film The Game avec Michael Douglas où son personnage se demandait constamment si ce qu'il vivait était un jeu ou non. La fin du film est plutôt surprenante en soi et change complètement notre perception de l'histoire.
Après des prestations remarquées dans Minority Report et Phonebooth, Colin Farrell continue d'impressionner en offrant une autre performance intense. Al Pacino, quant à lui, y va d'une prestation à la hauteur de son talent. Reste néanmoins qu'il a campé de meilleurs personnages que Walter Burke. Pour ce qui est de la rayonnante Bridget Moynahan, après Coyote Ugly et Sum of All Fears, celle-ci commence lentement mais sûrement à se faire un nom à Hollywood. Gageons que nous la verrons souvent ces prochaines années.
Le menu du DVD est très intéressant et comporte quelques belles animations. Les concepteurs se sont amusés avec le menu et l'ont créé comme si c'était un écran d'ordinateur. Au lieu des traditionnelles options que nous retrouvons sur les DVD (Play Movie, Scene Selection, Special Features, etc), les titres ont été changés pour Begin Download, Access Bonus et Select File. C'est simple et ça fait différent. La certification THX assure la qualité sonore du film. La musique, qui très présente tout au long du visionnement, ressort parfaitement et nous pouvons bien la distinguer des dialogues.
Les suppléments ne sont pas très nombreux sur ce disque. Tout d'abord, nous retrouvons le fascinant documentaire intitulé "Spy School : Inside the CIA Training Program"où divers intervenants viennent expliquer comment se déroulent les camps d'entraînements pour la CIA. Toute personne qui a un jour rêvé d'être James Bond verra que ce n'est pas une partie de plaisir. Le réalisateur et les producteurs racontent comment ils ont travaillé afin de rendre le film crédible. Les commentaires les plus intéressants viennent toutefois d'un véritable agent de la CIA, Chase Brandon. Ce dernier détaille toutes les étapes que doivent passer les candidats pour obtenir un poste à la CIA. Pendant qu'il parle, nous apercevons de réelles images de camps d'entraînements. M. Brandon affirme entre autres que 99% des candidats appelés sont rejetés pour plusieurs raisons et qu'il faut être un bon comédien et un bon menteur pour être accepté. Le reportage est entrecoupé de scènes du film. J'ai cependant trouvé qu'il y en avait un peu trop. J'aurais aimé davantage d'images véritables de la CIA. Mais je comprends que la plupart des archives vidéos sont secrètes.
Nous avons ensuite droit à quatre scènes supprimées. Ces séquences peuvent être visionnées avec ou sans les commentaires de Roger Donaldson et Colin Farell. Les deux comparses semblent avoir développé une certaine complicité, car ils parlent beaucoup durant les scènes. Ils expliquent pourquoi elles ont été enlevées du montage. J'ai par contre été surpris de constater que les sacres de Farell, et ils sont nombreux, ont été censurés. Mais en y pensant bien, c'est Disney qui a produit le film. En plus des commentaires de Donaldson et Farell durant les scènes supprimées, nous pouvons les écouter durant la totalité du film. Dès les premières minutes, Donaldson raconte que le film devait initialement s'appeler "The Farm". Mais Farell explique, un peu à la blague, que le public aurait cru que le film parlait des animaux de la ferme. Les commentaires sont intéressants tout au long du film. Donaldson et Farell ont des choses à dire, et ça paraît. Parfois, nous avons l'impression d'entendre deux amis discuter ensemble de tout et de rien. On dirait même qu'ils ont oublié parfois que leurs commentaires étaient enregistrés. Cette conversation, fort spontanée, nous donne même le goût d'y participer. Malheureusement, il faut se contenter d'écouter!
"The Recruit" est un bon suspense qui comprend deux excellents acteurs. Un qui n'a plus besoin de présentation depuis belle lurette et l'autre qui est en train de se bâtir une solide réputation. Sans révolutionner le genre, ce film vous fera passer un agréable moment et peut-être rêver d'être un agent secret de la CIA dans une autre vie.
| Film | 8 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 9 |