Trelkovsky (Roman Polanski) est un homme très timide et de nature très réservée. Il décide de louer un appartement en France. Au moment de sa visite, le propriétaire ne semble pas trop lui faire confiance et hésite de lui louer. Finalement, ils en viennent à une entente, mais il y a anguille sous roche. En effet, l'ancienne locataire s'est suicidée dans cet appartement en se lançant par la fenêtre. Malgré tout, Trelkovsky ne semble pas très dérangé par cette tragédie. Par hasard, il fera la rencontre de Stella (Isabelle Adjani), une amie de la défunte.
Dès les premiers jours, il sera envahi par certains voisins qui prétendent qu'une vieille madame s'amuse à faire du vacarme. Pourtant, il n'a rien entendu d'anormal. À force que les jours avancent, plusieurs de ces voisins commenceront à avoir des comportements bizarres. Trelkovsky se sent de plus en plus harcelé et épié. Il trouve sincèrement que son entourage a des comportements hors du commun. Il commencera à halluciner certaines choses et à se sentir méprisé comme si tout le monde lui voulait du mal. Il ne sait plus comment réagir, car son voisinage est peut-être complètement fou et en profite pour le traumatiser. Ou encore, est-ce peut-être une dégradation de son état mental se résultant en des hallucinations et de la paranoïa. Trelkovsky devra trouver une solution a ce terrible malaise.
Dans ce film, Roman Polanski interprète plusieurs rôles dont réalisateur, co-scénariste et acteur principal. Connaissant le génie de cet homme, je m'attendais à un film tout près de la perfection. "Le locataire" ("The Tenant") est un bon film, mais ne se démarque pas autant que certains de ses chefs-d'œuvre de cette époque comme Rosemary's Baby et Chinatown. Néanmoins, Polanski interprète avec brio son personnage. Il est convaincant sur toute la ligne autant dans son assurance au début du film qu'à la fin en personnage psychotique. Les plans caméras sont sublimes nous insistant encore plus à connaître le déroulement de l'histoire.
Polanski réussit également à faire un très bon parallèle entre le réalisme et le surréalisme incitant à nous poser le questionnement à savoir si l'entourage du personnage principal est complètement timbré ou si c'est le simple fruit de son imagination. Compte tenu de l'année du film et ayant vu plusieurs films de ce genre, ce questionnement devient rapidement une réponse, mais on ne peut pas renier l'ingéniosité derrière ce scénario. Par contre, le film a plusieurs longueurs. Il aurait pu y avoir plusieurs scènes retranchées, car certaines personnes non habituées à ce genre de film auront tendance à le trouver parfois ennuyeux. Il faut s'armer de patience, car le résultat est tout de même convaincant.
En ce qui concerne l'image, elle est plutôt terne souffrant d'usure et de décoloration. Il y a plusieurs grains de poussière ce qui explique un transfert ordinaire sans restauration. Le son est parfois très inégal, il faut à plusieurs reprises réajuster l'amplificateur. Par exemple, les dialogues et quelques effets changent souvent de tonalité. Comme supplément, il y a seulement la bande-annonce originale.
En bref, "The Tenant" demeure un bon film. Par contre, je le conseille seulement au public cible de ce genre sinon certains risquent de tomber dans un ennui profond.
| Film | 7 |
| Menu | 4 |
| Suppléments | 2 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 5 |