Hollywood a toujours été synonyme de célébrité et de prestiges. C'est du moins ce que la colonie artistique californienne a bien voulu nous faire croire. Pourtant, derrière les jolies robes créées par de grands couturiers et les vestons feutrés, il se cache une vanité et un désir de plaire excessif. "The Wild Party" est un film qui montre un autre visage des acteurs et actrices branchés des années 20 au cœur d'un party qui risque malheureusement d'être inoubliable.
Jolly Grimm (l'excellent James Coco) fut l'un des acteurs les plus en vogue au cours des années 20 à Hollywood. Malheureusement, ses derniers films n'ont pas marché aussi bien qu'il ne l'aurait souhaité et les studios de cinéma ont arrêté de croire en celui qui fut un comédien aussi drôle que l'était Charlie Chaplin. Ne voulant pas lâcher prise sur sa carrière de comédien, Grimm décida d'écrire, produire et de réaliser son prochain film. Il ne restait plus qu'une compagnie pour le distribuer. C'est alors qu'avec l'aide de sa femme, (Raquel Welch) qui est deux fois moins âgée que lui, Grimm entreprit d'organiser une première dans son manoir et prit soin d'inviter plusieurs personnalités influentes d'Hollywood afin de trouver un distributeur pour son retour au cinéma. Est-ce que le public sera à nouveau conquis par les mimiques du grand Jolly Grimm?
"The Wild Party" est un film intéressant parce qu'il trace un portrait pathétique des gens qui faisaient partie du groupe sélect de la colonie artistique d'Hollywood. À cet effet, j'ai bien aimé les moments où les invités de Grimm arrivent au manoir et le personnage de James Morrison (joué par David Dukes) se prête au jeu d'un commentateur pour décrire chacune des personnalités qui parade à tour-à-tour sur le tapis d'invités de Grimm. Il y a aussi plusieurs bonnes droites envoyées aux hommes dans ce film au sujet des droits et l'égalité des sexes. D'ailleurs, j'ai bien aimé le personnage joué par Raquel Welch, qui se laisse tabasser et crier par son mari au début du film, et qui décide de se révolter à la toute fin. Même si Raquel Welch est vraiment d'une beauté exquise et d'une élégance remarquable, elle joue un rôle complexe et va beaucoup plus loin que plusieurs actrices qui choisissent parfois un rôle pour l'image et non pour la profondeur de leurs personnages. "The Wild Party" comprend aussi certains passages musicaux qui ajoutent une ambiance de fête au film.
Il n'y a qu'un seul petit hic pour ce qui est du film qui met en vedette Mme Welch; l'image. Le film aura bientôt 30 ans et même si la qualité des couleurs est jouissive, le cadrage de l'image laisse un peu à désirer. Il arrive à plusieurs reprises que l'image sautille et qu'il y ait quelques imperfections quant à l'ajustement de la pellicule. Soyez sans crainte, car ces moments ne durent que quelques secondes. La piste sonore, mono, est surprenante puisque les bruits de fond (parfois très audibles même après un repiquage) sont quasi inexistants. Le DVD comprend deux bonis, soit la bande-annonce officielle du film et un documentaire tourné récemment avec le réalisateur James Ivory qui commente certains moments-clés du film et qui raconte quelques anecdotes. Pour terminer, le menu du DVD est très coloré avec une photo de Raquel Welch en plein centre de la peinture qui reproduisait sans doute une image de la fête de Jolly Grimm. Un menu somme toute très artistique.
James Ivory a tracé un portrait peu flatteur de la colonie artistique d'Hollywood des années 20. Après avoir visionné ce film, vous constaterez sans doute que plus ça change, plus c'est pareil!
| Film | 8 |
| Menu | 7 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 8 |