L'expression "plaisir coupable" se définit habituellement par quelque chose qu'une personne aime beaucoup tout en se rendant bien compte qu'il s'agit de quelque chose plutôt limité et peu appréciable. La personne développe ainsi un certain sentiment de culpabilité tout en continuant d'exprimer son intérêt pour la chose. Écouter Virginie presque religieusement lorsqu'on a moins de trente ans, lire Pif Gadget de façon régulière à cet âge ou encore jouer encore aux vieux jeux des consoles de notre enfance, voici autant de beaux exemples de "plaisirs coupables".
Du côté cinématographique, je dois avouer en entrée de jeu que les comédies des années 80 constituent sans aucun doute mon plus grand "plaisir coupable"... Avec des titres comme Ferris Bueller Day's Off, Loverboy et Breakfast Club, la décennie nous a laissé un héritage important qui a défini le genre de la comédie adolescente avant qu'elle devienne ce qu'elle est aujourd'hui. Ce cinéma "pop-corn" avec de l'humour simple, mais efficace a véritablement marqué la génération de la fin des années '70 et du début des années '80...
"The Wizard", bien qu'il ne s'agisse pas d'une comédie au sens propre du terme, mais plutôt d'un film à la limite entre le drame et l'aventure, constitue tout de même l'un des titres intéressants de cette période. La présence importante des jeux vidéo, thème central du film, a bien sûr aidé à ce que le titre soit adopté de façon naturelle dans le public lors de sa sortie.
Le film raconte ainsi les aventures de Jimmy (Luke Edwards), un petit garçon autiste qui une fois encore se sauve de chez ses parents dans l'Utah afin de tenter de rejoindre la Californie. Alors que ses voyages précédents ont été coupés courts par un chasseur d'enfants engagé par sa mère, Jimmy aura cette fois-ci l'aide de son grand demi-frère Corey (Fred Savage). Alors que Corey remarque la grande force de son petit frère dans les arcades, ils font la rencontre de Haley (Jenny Lewis) qui leur proposera d'inscrire Jimmy dans un concours national de jeux vidéo. Le film utilise ainsi à la fois le thème de l'évasion, du "road-trip" et de la compétition "sportive" avec les sujets plus touchants de l'autisme et des relations familiales. La distribution typique de sa décennie comprend aussi entre autres Christian Slater et Beau Bridges, deux icônes de l'époque. Le film respecte de façon assez linéaire les standards de sa période et sans être une production merveilleuse, réussit encore aujourd'hui à nous divertir, preuve qu'il a passé le test du temps.
Du côté technique, il est quelque peu étrange de revenir à une critique de DVD traditionnel après plusieurs évaluations HD-DVD. Il n'en demeure pas moins que la qualité visuelle et sonore du film est somme toute correcte compte tenu du matériel source. On a droit ainsi à revoir le film de façon supérieure aux présentations télévision, sans véritable remise au goût du jour. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit de la meilleure façon de visionner "The Wizard" présentement. Malheureusement, on n'a doit à aucun supplément avec cette édition, étant ainsi limités à ne voir que le film. Le menu est ainsi assez spécial à voir ayant très peu d'options de disponibles...
"The Wizard", même près de vingt ans après sa création, demeure un film attachant qui nous rappelle de façon efficace les souvenirs de la génération Nintendo. Si vous êtes nés à la fin de la décennie 70 ou encore au début de la suivante, vous aurez sans aucun doute bien du plaisir à revoir ce film enfin disponible au format DVD. Une petite partie de Super Mario Bros 3 quelqu'un?
| Film | 7 |
| Présentation | 3 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 5 |