Au fond de soi, chacun d'entre nous a déjà caressé le rêve de chanter. Certains ont abandonné plus vite que d'autres, souvent par manque de talent, d'autres faute d'opportunités. Mais certains continuent d'espérer, certains chantent sous leur douche, à l'abri de tous les regards. À Nashville, la ville du country, n'importe qui peut tenter sa chance.
"The Thing Called Love" raconte l'histoire de quatre chanteurs country, qui se rencontrèrent au BlueBird Café, là où tous les aspirants compositeurs viennent interpréter leur chanson durant la soirée "open-mic" dans l'espoir d'y décrocher le gros lot. Nous faisons connaissance avec Miranda Presley (Samantha Mathis), elle qui n'a aucun lien de parenté avec le King, comme elle se plaît à le dire, James Wright (River Phoenix), Linda Lue (Sandra Bullock) et Kyle (Dermot Mulroney). Chacun d'entre eux tentera sa chance, mais seul James aura assez de talent pour impressionner Lucy, la propriétaire du café et décideuse de leur avenir.
Tout de même, notre quatuor finira par se lier, des relations qui se développeront par la suite en amour. Linda Lue aime Kyle, qui lui aime Miranda, qui elle aime James. James l'aime en retour, mais Miranda ressent aussi un petit quelque chose pour Kyle. En bout de ligne, nous assisterons tout au long du film, à un triangle amoureux formé de Kyle, Miranda et James: ces deux derniers formeront un couple pendant un certain temps, qui finira par se briser à travers la déchéance de River Phoenix. Celle, à la fois de l'acteur, mais également de celle du personnage. Car Phoenix, dans ce film, apparaît clairement comme troublé: c'est le dernier film dans lequel il aura joué avant son décès tragique en 1993.
Il y a quand même plusieurs suppléments sur cette édition en DVD que j'attendais depuis un certain temps: toutefois, j'ai l'impression de ne pas avoir été très impressionnée par ceux-ci. On a deux pistes de commentaires avec le réalisateur Peter Bogdanovich: la première dure tout le long du film, et la deuxième est en rétrospective plusieurs années plus tard. Il nous énonce ses impressions sur le film et comment il en est arrivé à en redevenir le réalisateur, ce que j'ai trouvé peu intéressant, car l'homme a plus ou moins de charisme à la télévision. Les commentaires accompagnant le film sont souvent superficiels, et il passe beaucoup de temps à raconter les scènes. Ensuite, nous avons un documentaire sur la production, intitulé "The Look of the Film". Le plus intéressant est probablement l'hommage présenté en l'honneur de River Phoenix: les autres acteurs du film et l'équipe de production se sont réunis pour présenter leurs bons mots sur leur défunt collègue. Finalement, nous avons la bande-annonce originale du film.
Au niveau technique, le transfert est d'une qualité relativement bonne considérant toutes choses. Toutefois, il y a une présence stable de grains: au moins, l'aspect anamorphique a été conservé. Les couleurs sont tout de même bien représentées, à l'opposition des scènes un peu trop sombres lorsque l'action se déroule la nuit. Au niveau audio, avec toute la musique présente dans le film, on a heureusement droit à une piste Dolby Digital 5.1, qui n'utilise pas autant les enceintes arrière qu'elle le pourrait. Cependant, le son est limpide, tant pour les chansons que les dialogues.
Le film, malgré ses quelques défauts, m'a plue dans son ensemble par l'ambiance dans laquelle on nous plonge et par son scénario crédible: je ne suis pas une fan particulière de la musique country, mais "The Thing Called Love" n'est évidemment pas centrée sur ce thème uniquement: c'est beaucoup plus une histoire sur l'amour, sur la passion qui anime chacun d'entre nous, que ce soit envers une personne ou envers la musique. La prestation des acteurs est convaincante, et cela m'a remémoré de bons souvenirs que de revoir Phoenix, même s'il n'était guère à son meilleur.
| Film | 7 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 6 |