Thunderbirds
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Jonathan Frakes
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 95 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 18
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
18 décembre 2004

La série anglaise Thunderbirds (Les sentinelles de l'air) a été une innovation du genre lorsqu'elle est apparue à la télévision anglaise en 1965. Bâtir 32 épisodes de 50 minutes avec comme seuls acteurs des marionnettes et un environnement futuriste et surtout beaucoup d'action, c'était un exploit. L'idée de vouloir amener au grand écran, avec des acteurs en chair et en os cette série 40 ans plus tard avait de quoi susciter l'intérêt, mais aussi la crainte. Voici donc "Thunderbirds" version 2004 que nous propose Universal avec cette sortie DVD.

Nous sommes en 2010 et je vous resitue l'histoire de la famille Tracy. Jeff (Bill Paxton), le père, est un ancien astronaute devenu milliardaire. Aidé d'un formidable scientifique, le professeur Hiram Hackenbaker, aussi connu sous le nom de Brains, il met sur pied une unité de sauvetage, basée sur une île secrète dans le Pacifique et dotée de vaisseaux ultra rapides et d'une station spatiale qui scrute les moindres appels de détresse. Les vaisseaux sont conduits par les quatre fils de Tracy: Gordon, Virgil, Scott et John. Les inconditionnels vont m'arrêter et me dire qu'il y en a un cinquième, Alan (Brady Corbet). Effectivement, ils auront raison, sauf que l'histoire du film de Jonathan Frakes (Riker dans Star Trek: The Next Generation) se déroule quelques années avant celle de la série télévisée. Du coup, Alan est plus jeune et il est encore à l'école en Angleterre, même s'il passe ses journées à rêver qu'il est lui aussi un des pilotes des fameux vaisseaux de sauvetage. N'oublions pas la délicieuse Lady Penelope (Sophia Myles), l'agente secrète basée à Londres, qui ne se sépare jamais de son fidèle chauffeur Parker, un ancien voleur de coffres-forts, qui doit savoir manœuvrer parfaitement une voiture bien particulière qui sait voler et flotter... mais qui est aussi complètement rose!

Que reste-t-il de nos chères marionnettes? En fait, pas grand-chose, si l'on fait exception des superbes vaisseaux fidèlement reproduits et de l'île du Pacifique. Pour le reste, il faut chercher et avoir une certaine imagination. Ça, c'est le premier point de vue de l'amateur inconditionnel de la série. Si en plus, il est un peu amateur de cinéma, il va malheureusement trouver l'histoire bien vide et surtout terriblement prévisible. Certes, les épisodes originaux n'avaient pas beaucoup plus de suspense (la "Sécurité Internationale" gagnait à chaque fois, d'ailleurs là n'était pas l'intérêt du visionnement, mais plus sur la façon d'y arriver), mais au moins le but n'était pas toujours acquis de premier regard. D'une part, comme je l'ai déjà mentionné, l'idée de faire se dérouler l'histoire quelques années auparavant de l'ère que nous connaissions depuis 40 ans a de quoi perturber un petit peu. Ensuite, un nouveau personnage, Fermat (Soren Fulton), le fils de Brains (Anthony Edwards), y tient un rôle important auprès de Alan Tracy. Par contre, la jeune Tin Tin (Vanessa Anne Hudgens) a déjà son regard posé sur le plus jeune des Tracy, tout comme dans l'ancienne série. Quant au film dans son entier, il manque cruellement de contenu, même si les scènes avec les vaisseaux sont extrêmement bien réalisées et qu'il existe ça et là quelques clins d'œil aux films de marionnettes des années 60. Enfin, n'oublions pas le personnage du "Hood" (Ben Kingsley).

Le DVD que nous offre Universal semble avoir joué la carte de la séduction générale, peut-être pour se faire pardonner un passage en salles obscures un peu boudé par le public. Tout d'abord, la qualité de l'image est très bonne, sauf parfois quelques saturations orangées de l'image qui ne me semblent pas nécessaires dans l'histoire. Ensuite, nous apprécierons les trois pistes sonores au format Dolby Digital 5.1, chose rare dans les sorties actuelles. Les menus sont animés et sonores avec le thème du film (et de la série). Le boîtier possède une jaquette bilingue réversible.

Les suppléments semblent nombreux (sur le verso du boîtier en tout cas), mais il s'agit en fait d'un seul documentaire de production d'une durée d'environ trente minutes qui a été découpé en sections pour nous expliquer différentes parties du film ou du tournage. Nous y apprenons ainsi tous les détails de la grande scène d'action de la fin avec tous les vaisseaux qui arrivent à Londres. Puis, nous partons dans le Pacifique, aux Îles Seychelles précisément, pour découvrir la "Tracy Island". Nous poursuivons avec la conception de "FAB1", la célèbre voiture à six roues de Lady Penelope et Parker. Nous ne les quittons pas ensuite avec le détail de leur scène de bagarre dans l'île avec les bras droits du "Hood". Ne quittons pas trop vite Lady Penelope et attardons-nous sur sa garde-robe ainsi que sa préférence pour le rose. Dans un autre style, le vidéoclip du groupe Busted qui reprend sur un rythme rock moderne le thème des "Thunderbirds", est sur la deuxième page des suppléments. Il existe aussi une section DVD-ROM sur le disque, mais à part un accès au site Web d'Universal, je n'ai rien trouvé de plus à cet endroit-là.

Un autre supplément est aussi disponible: la piste de commentaires de Jonathan Frakes qui est intéressante, car il raconte beaucoup d'anecdotes de tournage, par exemple la scène où Thunderbirds 2 passe sous le Tower Bridge de Londres, événement unique où un hélicoptère a eu l'autorisation de voler sous le pont pour cette prise de vue. On y apprend aussi qu'il y a une première version du film qui est plus longue. Pourquoi ne pas l'avoir proposée?

Saviez-vous que les enfants Tracy portent tous un prénom de la célèbre première équipe d'astronautes qui a foulé les profondeurs de l'espace ou de la Lune (Scott Carpenter, Virgil Grissom, John Glenn, Alan Shepard et Gordon Coopper). Des clins d'oeil à la série animée sont aussi présents, par exemple quand "L'escroc" oblige Brains à débloquer le centre de commande. Pour cela, Anthony Edwards marche à la manière d'une marionnette à fil. De même, à Londres, l'accident du monorail pourrait, sous certains angles, être entièrement une séquence de la série des années 60.

Les amateurs de longue date des "Thunderbirds", dont je fais partie, vont certainement être un peu déçus de ce film. Pas assez de spectaculaire, de vaisseaux qui décollent, qui survolent des scènes de catastrophes (et pas assez de catastrophes par la même occasion). Le réalisateur a voulu préserver une seule histoire, mais s'y est trop attardé. Dommage, car le projet était prometteur. Et vu l'échec commercial en salle, je serais surpris de voir un jour un nouveau film là-dessus. Mais nous pouvons tout de même espérer...


Cotes

Film6
Menu5
Suppléments6
Vidéo8
Audio8