Le psychologue Samuel Franks mène une vie tranquille et sans histoire à Melbourne, en Australie. Sa vie bascule cependant le jour où son père décède. Ce dernier avait comme dernière volonté d'être enterré à Genoa, la ville qu'il avait jadis habitée. Samuel se voit donc contraint de retourner dans cette cité qu'il avait naguère abandonnée, car un drame l'impliquant s'y était produit plusieurs années auparavant. À son arrivée à Genoa, Samuel ne peut que se remémorer les souvenirs d'un été de son adolescence qu'il avait passé à s'amuser avec Silvy, une jolie fille de son âge handicapée des jambes. Ensemble, les deux s'entendaient presque comme larrons en foire. Une belle chimie les unissait…
De retour dans le présent, Samuel sauve in extremis une femme qui a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant d'un pont pour aboutir dans une rivière. Tel un bon docteur, il ramène la jeune femme chez lui. Cette dernière s'avère être celle qu'il avait rencontrée la veille dans le train le menant à Genoa. Elle avait dit qu'elle s'appelait Ruby. Cependant, la femme qui se tient présentement dans sa chambre ne se rappelle plus du tout son nom. En fait, son accident semble l'avoir rendue totalement amnésique. Samuel décide donc de se servir de l'hypnose afin d'aider Ruby à être moins confuse. Toutefois, les révélations inattendues qu'elle fera aideront plutôt Samuel lui-même à comprendre son passé qui le hante depuis des années.
"Till Human Voices Wake Us" n'est pas une banale histoire d'amour, loin de là. En fait, il est plutôt difficile de qualifier ce long métrage, car même si la majorité de l'histoire semble être du déjà vu, son dénouement surnaturel brise toutes les règles que cette production semblait s'être fixées au départ. Le film est entrecoupé de multiples retours en arrière. Ces séquences constituent de beaux moments, car les deux acteurs personnifiant le jeune Samuel et Silvy, Lindley Joyner et Brooke Harman, possèdent une belle complicité qui transparaît à l'écran. Leur relation plus qu'amicale est parfaitement visible. Pour ce qui est du duo Guy Pearce et Helena Bonham Carter, jouant respectivement Samuel et Ruby, j'ai eu plus de difficulté à saisir l'essence de leur personnage. Pearce n'est pas l'acteur le plus expressif et ce film n'en est pas l'exception. Celui que l'on a vu notamment dans Memento a une bonne excuse cette fois-ci pour ce manque d'expression, car c'est précisément ce que son personnage demande. Samuel l'explique d'ailleurs à la toute fin du récit. Pour ce qui est de Helena Bonham Carter, on comprend très bien sa détresse, mais rien de plus. On dirait vraiment que le courant ne passe pas entre ces deux acteurs et l'émotion qui se dégage du film s'en voit ainsi entachée.
Michael Petroni réalise son deuxième long métrage avec Till Human… Malgré son manque d'expérience, il sait très bien offrir de superbes images. Il faut dire que le décor naturel enchanteur australien ne doit pas nuire! Le titre "Till Human Voices Wake Us" provient d'un poème de TS Eliot, "The Lovesong of J. Alfred Prufrock".
We have lingered in the chambers of the sea
By sea-girls wreathed with seaweed red and brown
Till human voices wake us, and we drown.
La jeune Silvy adore la poésie et elle en fait justement découvrir à Samuel. Cet aspect se veut assez intéressant.
La qualité du DVD n'est pas la meilleure qu'il m'ait été donné de voir. Le transfert de l'image ne contient pas vraiment de problème. Idem pour l'audio. La musique est très présente tout au long du long métrage et on la discerne bien des dialogues. Le menu, quant à lui, est on ne peut plus simple. Il ne comporte aucune animation quelconque. Pour ce qui est des suppléments, ça aussi, ce ne sera pas trop long à détailler. Il n'y en a qu'un : une petite annonce de trente secondes à propos d'une émission qui passe au canal Showtime Dead Like Me. Vraiment pas de quoi écrire à sa mère!
Malgré les quelques petites lacunes, cette romance surnaturelle devrait pouvoir en satisfaire quelques-uns. Les jeunes acteurs sont excellents et le dénouement un peu surprenant conclut le long métrage de belle façon.
| Film | 7 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 0 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |