Le 3 mars 1969, la marine américaine a mis en place une école d'élite pour un pour cent de ces pilotes avec le but de leur enseigner l'art perdu des combats aériens et ainsi s'assurer que les hommes qui y sortent soient les meilleurs pilotes du monde. La marine appelle cet institut le "Fighter Weapon School", mais les pilotes l'appellent "Top Gun".
Le pilote nommé 'Cougar' (John Stockwell) est supposé rejoindre cette école pour représenter le navire sur lequel il est stationné. Cependant, après une attaque de MiG-28 au-dessus de l'Océan Indien, il abandonne sa carrière de pilote. Le suivant sur la liste est le lieutenant Pete 'Maverick' Mitchell (Tom Cruise), un des meilleurs pilotes, mais le plus téméraire et le plus têtu. Son copilote (et très bon ami) Nick 'Goose' Bradshaw (Anthony Edwards) et lui sont donc envoyés à cette prestigieuse école. Son attitude en vol et sur la terre ferme ne fait pas de lui l'élève le plus apprécié de sa classe, malgré son immense talent. Ses instructeurs, le lieutenant-commandant Rick 'Jester' Heatherly (Michael Ironside) et le commandant Mike 'Viper' Metcalf (Tom Skerritt) lui font la remarque. Les mêmes remarquent lui viennent de Charlotte 'Charlie' Blackwood (Kelly McGillis), une instructrice civile dont il est tombé amoureux. Même les bons conseils de son compétiteur Tom 'Iceman' Kazanski (Val Kilmer) ne lui font pas changer d'avis. Il y a aussi l'histoire de la mort de son père, lui aussi un pilote, qui le hante alors que celui-ci aurait été responsable de la mort de plusieurs officiers à cause d'une erreur de sa part. Un événement viendra complètement bouleverser son petit monde et lui faire subir un examen de conscience.
"Top Gun" est un film qui a très bien vieilli et qui passe encore très bien aujourd'hui avec les uniformes et les avions qui ont très peu changé. Une seule scène criait les années 80 et c'est une soirée dans un bar où les pilotes rencontraient des femmes habillées à la mode du temps. La piste sonore reste un classique et elle aussi a bien vieilli avec Kenny Loggins ("Danger Zone"), Berlin ("Take My Breath Away") et bien sûr le thème du film d'Harold Faltermeyer. Justement, le premier disque contient comme suppléments les vidéoclips de ces chansons en plus de "Heaven in Your Eyes" de Loverboy ainsi que des bandes-annonces. La piste sonore DTS 6.1 incluse dans l'ensemble vient ajouter une dose de réalisme au film et utilise à merveille l'ambiophonie qu'offre le format. J'ai tellement été enveloppé par l'expérience que j'en avais oublié que mes enfants étaient couchés, mais fus ramené à la réalité lorsqu'une de mes filles est venue me dire qu'il y avait du tonnerre qu'il l'empêchait de s'endormir! La qualité visuelle est aussi présente que la piste sonore. Les scènes d'avion sont les plus intéressantes, car il n'y a aucun artéfact de compression visible. Les scènes au sol comportent légèrement d'accentuation des contours. Les couleurs sont bien calibrées et les noirs sont très profonds tout le long du film. Un léger grisaillement est visible particulièrement dans les arrière-plans des scènes, mais cela provient probablement du grain du film. Le menu est assez bien fait et bien intéressant. Nous y voyons des scènes du film au travers d'animation 3D d'avions et de visuels que nous retrouvons dans les avions de chasse. Le menu fait contraste au film alors que les effets spéciaux de celui-ci sont très loin d'être numériques!
Une piste de commentaires avec le réalisateur Tony Scott, le producteur Jerry Bruckheimer, le scénariste Jack Epps et quelques spécialistes de la marine (le capitaine Mike Galpin , le conseiller technique Pete Pettigrew et le vice amiral Mike McCabe) débute la liste des suppléments. Le réalisateur aurait pu être intéressant à entendre, mais avec sa patate chaude dans la bouche c'était assez difficile. Bruckheimer est à son efficacité habituelle pour donner des détails sur la production. Les spécialistes sont quant à eux bien intéressants. Il est difficile de situer si les intervenants ont été enregistrés séparément ou bien s'ils attendaient que personne ne parle avant de dire quelque chose. Généralement, malgré les informations intéressantes, le ton de tous et chacun est bien moche et endormant. Le premier disque de l'ensemble comprend aussi les vidéoclips et les bandes-annonces dont je vous parlais plus tôt.
Le second disque contient tout d'abord un nouveau documentaire en six parties du nom de "Danger Zone: The Making of Top Gun" qui passe à travers les étapes de préproduction, la production des scènes au sol, sur la mer et dans les airs, les effets visuels, la musique, la sortie en salle et l'impact sur le public. Vous pouvez les jouer séparément ou automatiquement les uns à la suite des autres. Cela est suivi par deux montages multi-angles de scénarimages commentées par le réalisateur et une galerie d'époque comprenant des séquences derrière les caméras, une revuette sur l'entraînement des acteurs, une interview avec Tom Cruise et beaucoup de photos de production (J'ai bien aimé celles des maquettes!).
Cet ensemble porte très bien son nom d'édition spéciale du collectionneur. Tout amateur du film ou tout simplement amateur d'avions sera très satisfait du travail de recherche qui a été faite dans les documentaires autant d'époques que les nouveaux et sera emballé du traitement dont le film fait grâce. Rien n'a été fait à moitié… le Top Gun!
| Film | 9 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 9 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 9 |