Trailervision Presents - Why Can't I Be a Movie Star?
The Best of Trailervision - Volume 1
Microfilms

Réalisateur: Albert Nerenberg
Année: 2001
Classification: 18A
Durée: 61 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Alexandre Martin
6 septembre 2004

"Trailervision" a tout d'abord débuté par une émission spéciale à la télévision. Le concept était bien simple: puisque dans plusieurs cas, la bande-annonce est bien meilleure que le film qu'elle présente, il serait donc tout indiqué que de ne produire que des bandes-annonces. Des suites du succès de l'émission, l'idée a ensuite été exploitée sur un site web, avec de toutes nouvelles bandes-annonces. De toutes celles produites, les meilleures ont été retenues, et sont présentées tout le long du film "Trailervision: Why can't I be a movie star?", dont la sortie DVD est ici critiquée. Ce film présente aussi une autre idée parodique; avec une bonne préparation, tous peuvent momentanément devenir une vedette de cinéma. Ainsi, pour prouver ces dires, les concepteurs ont loué une limousine, et ont littéralement débarqué sur le tapis rouge du "Toronto Film Festival", en se faisant passer pour la vedette de cinéma (fictive...) Patrick Brannigan et son entourage (garde du corps et relation publique). Le coup a effectivement fonctionné à merveille, et Brannigan a assisté à tout le programme de la soirée, parmi les "vraies" vedettes!

Compte tenu de ses origines, "Trailervision" est un bien étrange film. Bien qu'on y retrouve une trame narrative concrète, le film est, finalement, constitué de bandes-annonces de films fictifs. En gros, c'est donc l'histoire d'un parfait inconnu ("some guy", joué par Nick Appleton) qui se demande pourquoi il ne peut pas être lui même une vedette de cinéma. Son exemple est l'acteur (fictif!) Patrick Brannigan (Ken Leonard), qu'il considère comme étant des plus ordinaires (en plus de soupçonner qu'il n'est même plus vivant!). Bref, suivant ses commentaires, on nous présente des extraits des films de Brannigan, sous la forme de bandes-annonces.

Le film est principalement intéressant de par le concept qui a mené à sa création et du fait qu'il prouve (jusqu'à un certain point, mais manifestement pas hors de tout doute...) qu'une simple bande-annonce peut être plus amusante qu'un film. Mis à part un intérêt philosophique à cette critique du cinéma hollywoodien, il est aussi intéressant de chercher les parodies de chacune des bandes-annonces. Un peu comme le faisait RBO, on y retrouve un thème principal en plus d'une foule de petits détails plus subtils. Compte tenu des moyens des cinéastes et de l'énorme budget qu'aurait requis la production de toutes ces bandes-annonces, la qualité technique en souffre un peu. Néanmoins, l'idée est là, et le message passe très bien.

Tel que mentionné ultérieurement, il est important de spécifier que ce film a été tourné d'une manière plutôt amateur. Ainsi, le volet technique en souffre beaucoup. Le son est en général très simpliste, avec une absence marquée de raffinement. Malgré tout, les dialogues sont assez clairs, même si quelques fois des bruits de fond se font entendre. Les mêmes remarques générales peuvent être faites au niveau de l'image. Le tout a été filmé en caméra numérique (évidemment, pas de la même qualité que celles utilisées par Georges Lucas pour ses films...). On y remarque ainsi quelques problèmes de saturations de couleurs et de fourmillement. Le transfert est par contre sans réel problème, de même que la compression.

Comme supplément, on retrouve tout d'abord un commentaire du réalisateur Albert Nerenberg et de deux acteurs, qui nous expliquent en détail chacune des parodies ainsi que l'idée générale. On retrouve ensuite un tout petit film, intitulé "The Hoax". Précédé d'une introduction explicative, on nous présente l'incursion de l'acteur Patrick Brannigan et de son entourage au "Toronto Film Festival". Cette section informative est complétée par un interview de Albert Nerenberg, nous entretenant du concept du film. Du côté parodique, on retrouve des biographies des acteurs; en fait, des personnages joués par les acteurs qui sont eux-mêmes des acteurs. Bref, ce sont les fausses biographies des faux acteurs joués par les vrais acteurs du film. Ensuite, on nous propose une multitude de scènes retranchées, principalement de faux interviews qui n'ont pas été retenus pour le film. Aussi présente est une série de bloopers; ceux-ci ne sont malheureusement pas spécialement drôles. Les suppléments sont complétés par des bandes-annonces du présent film ainsi que d'autres de la même envergure (Stupidity, Escape to Canada, The Weatherman, It's a Riot).

Le menu principal est animé et original, nous présentant quelques extraits des bandes-annonces. Tous les menus secondaires comportent de la musique en arrière-plan. Seul détail, la typographie choisie est un peu petite, rendant difficile le déchiffrage des options à l'écran (pour ceux qui ont un téléviseur standard...).

Bref, un petit film très original, fait sans prétention et qui vaut certainement la peine d'être vu. Même si le film est victime du petit budget de production, le DVD est d'une bonne qualité.


Cotes

Film7
Menu8
Suppléments9
Vidéo5
Audio5