Il ne faut pas se le cacher, les temps sont durs pour les séries au petit écran. Avec l'avènement des nouvelles technologies, la bataille à l'audimètre est de plus en plus difficile. Les enregistreurs numériques, les rediffusions sur internet, les sites de fichiers partagés, tout est là pour faire baisser l'auditoire lors de la première diffusion à la télévision. Et avec le train-train quotidien, la vie à un rythme effréné, le travail, les enfants, la garderie, le ménage, les gens sont contents d'avoir toutes ces nouvelles manières d'écouter leurs séries favorites sans être pris dans un horaire non malléable. Ce qui devait arriver arriva, les nouvelles séries ont beaucoup de difficulté à se tailler une place dans la bataille des cotes d'écoute et ne font pas long feu. Beaucoup d'entre elles, malgré d'excellents scénarios et de brillantes distributions, n'ont su éviter le couperet et ont été limitées à une seule saison. Je pense à FlashForward, Off the Map et même à ma série favorite, Chuck, qui depuis ses débuts, doit se battre à chaque fois pour son renouvellement la saison suivante, malgré un immense bassin d'amateurs sur le web. Je suis tombé sur une série qui a subit le même sort la saison dernière, limitée à seulement neuf épisodes à l'écran, le dernier épisode de "The Cape", a été diffusé exclusivement sur le site internet de la série. Créée par Tom Wheeler et mettant en vedette David Lyons, James Frain, Summer Glau et Keith David, cette série qui flirte dans le monde des super héros n'a pas réussit à combattre son plus gros ennemi, les cotes d'écoute.
La vie du policier pour la ville de Palm City, Vincent Faraday (Lyons), prend une tournure inattendue le jour où, durant une conférence de presse, son chef de police est victime d'un attentat commis par l'ennemi public numéro un, un homme masqué répondant au nom de Chess. Alors qu'il enquête sur ce meurtre, il reçoit un message sur son ordinateur d'un certain Orwell qui lui dit de se diriger à un endroit précis pour piéger Chess. Il y retrouve alors son coéquipier et meilleur ami Marty Voyt (Dorian Missick), mais malheureusement pour lui, tout ceci n'est qu'un piège de Chess et ce dernier lui fait porter l'identité du malfaiteur et une chasse à l'homme est engagée avec les nouvelles forces de l'ordre de la ville, une police indépendante nommée ARK. Durant cette poursuite, Faraday est présumé mort lors d'une violente explosion et Peter Fleming, le président de ARK, lui met tous les torts sur le dos et lui fait porter tous les crimes de Chess. Cependant, Faraday n'est pas mort et il est recueilli par Max Malini (David), le chef du carnaval du crime, une troupe d'artistes de cirque qui, sous la couverture de leur spectacle, cache une joyeuse bande de criminels. Faraday a tout perdu, sa vie, sa famille et avec l'aide de Max, il décide de se transformer en superhéros pour combattre le crime et l'injustice pour récupérer sa vie et sa vraie identité. Pour se faire, il choisit de devenir "The Cape", le personnage préféré de son fils. Avec l'aide du carnaval du crime et de Orwell (Glau), une jeune femme au passé mystérieux remplie de ressources, les malfrats de Palm City n'ont qu'à bien se tenir et les jours glorieux de Chess sont maintenant comptés.
La série complète se présente dans un boitier standard recouvert d'une jaquette cartonnée et les dix épisodes de la seule et unique saison sont répartis sur deux disques:
Le menu des disques est très ordinaire, reprenant l'image de la pochette, où l'on peut voir Faraday en costume. La qualité visuelle de la série sur cette édition DVD n'arrive pas à égaler sa diffusion en haute définition. C'est un peu dommage de nos jours, de voir encore des sorties exclusivement en DVD. À mes yeux, nous sommes rendus à l'ère du disque bleu et c'est ce standard que les studios devraient privilégier. Malgré un transfert vidéo moins fort, les amateurs de la série devraient trouver le tout très acceptable. Avec une série qui se passe généralement à la noirceur, les contrastes sont solides et la profondeur de l'image est à point. Les couleurs sont belles et éclatantes, mais elles perdent un peu d'éclat lors de certaines scènes. Pour la seule piste sonore offerte, la bande originale du film, composée par Bear McCreary nous arrive avec justesse et force. Les dialogues sont clairs et audibles presque tout du long. Quelques problèmes de compréhension surviennent lors de grosses scènes d'action où l'ambiance sonore prend le dessus sur les paroles des personnages, mais ce n'est aucunement dramatique.
Pour la partie des suppléments, on ne retrouve absolument rien concernant la série. Aucune entrevue, revuettes, scènes supprimées, bloopers, rien. Tout ce que l'on nous offre est quelques bandes-annonces dont The Event, Heroes, Friday Night Lights et House pour ne nommer que celles-là.
Au final, nous sommes en présence d'une excellente série pour les amateurs du genre. C'est dommage que la chaine de télévision NBC ait annulé le tout, car nous étions en présence d'une belle base pour une longue série. Je crois qu'il serait bien de laisser la chance aux nouvelles séries de s'exprimer avant de penser à l'annulation. La première saison sert généralement à placer les personnages et l'histoire, donc en seulement dix épisodes, c'est assez dur de faire tout ça. Le produit que j'ai entre les mains est très intéressant, malgré le fait qu'aucun supplément ne soit offert. De plus, même si la fin laisse place à une suite qui ne verra jamais le jour, "The Cape" est une série que je vous recommande.
| Film | 8 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 0 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |