Caprica
Universal Studios Home Video

Créateurs: Remi Aubuchon, David Eick, Ronald D. Moore
Année: 2009
Classification: 14A
Durée: 93 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 20
Nombre de disques: 1 (DVD-9)
Code barres (CUP): 025192019753

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
19 arvil 2009

Bien qu'il y ait depuis une décennie une recrudescence de séries dérivées ("spinoff" comme disent les anglophones) à partir de séries populaires, le phénomène n'est pas du tout récent. Des séries comme Ma sorcière bien-aimée, Happy Days et même Cheers eurent toutes des "suites" basées sur un ou plusieurs de leurs personnages. Dans le monde de la science-fiction télévisuelle, le phénomène est en quelque sorte devenu la norme. Avec la série Star Trek et sa dizaine d'émissions dérivées en tête de liste, la plupart des séries populaires actuelles se retrouvent elles aussi à faire des petits. Que ce soit la suite Doctor Who - Torchwood - Sarah Jane Adventures (et bientôt le chien robotisé K-9 qui aura sa propre série pour enfants!!!), Buffy The Vampire Slayer - Angel ou encore les Stargate SG-1 - Stargate Atlantis, les producteurs et créateurs de ces univers imaginaires se disent probablement que tant qu'à avoir inventé ces mondes préalablement inexistants et y avoir investi autant d'argent, aussi bien profiter de leur popularité et de créer de nouvelles aventures sises dans le même décor.

La série Battlestar Galactica est maintenant la dernière en lice avec sa série dérivée "Caprica" qui sera diffusée en 2010. Question de faire patienter les amateurs jusque-là, Universal sort ces jours-ci le DVD de l'épisode test ("pilot" en anglais) qui fut produit cette année pour tâter le pouls du marché. Simplement intitulé "Caprica", cet épisode d'une heure et demie pave le chemin pour les dix-huit épisodes qui prendront l'affiche bientôt. À noter que cet épisode "zéro" sera rediffusé en début de saison et que ceux et celles qui sont patients pourront le voir alors. Pour les autres, le DVD offre ce hors-d'œuvre tout chaud sorti du four.

Se déroulant environ une cinquantaine d'années avant le début de Battlestar Galactica l'épisode test se passe entièrement sur la planète qui donne son nom à l'émission. On y retrouve Eric Stoltz (l'enfant avec le problème de glande dans Mask) en Daniel Graystone, le directeur d'une corporation cybernétique qui tente de mettre au point un androïde de combat et Esai Morales dans le rôle du père du William Adama de la série-phare. Le scénario raconte les hauts et les bas de ces deux familles qui tentent de vivre avec la perte d'un de leurs enfants décédés dans l'explosion d'un métro. Explosion revendiquée par un mouvement terroriste pour la reconnaissance d'un Dieu unique omniprésent et omniscient. Or en fouillant dans les affaires de son adolescente décédée, le Dr. Graystone découvre que non seulement elle était un génie de l'informatique comme lui, mais qu'elle avait créé avec ses amis un monde virtuel complexe où les jeunes pouvaient se défouler en fumant, buvant, baisant et même en tuant en cachette de leurs parents; et qu'elle avait trouvé un moyen de télécharger sa personnalité dans cet univers virtuel. En voulant faire renaître sa fille grâce à cet avatar, le Dr Graystone sera soudainement confronté à des dilemmes éthiques et moraux complexes.

De son côté, Joseph Adama tentera de vivre sa peine avec son fils William en essayant de se rapprocher de ses racines Tauron. Mais comme il est pris dans une organisation mafieuse qui ne veut pas le laisser partir, il aura lui aussi à faire des choix de vie qui changeront définitivement son avenir et peut-être celui de l'humanité...

Visuellement, le traitement de l'image est assez beau avec les détails précis et les contours bien définis. Le "look" assez froid de l'univers de Caprica est bien rendu avec une belle palette de nuances bleutées. Pour l'audio, on retrouve cette même ambiance quasi glaciale du monde de Caprica avec une bande son aux accents cybernétiques. On a toutefois réussi à bien démontrer l'humanité présente parmi ce foutoir robotisé en jonglant habilement avec les fréquences de voix et en les rendant plus chaudes.

En suppléments on retrouve quelques séquences retranchées au montage, quatre revuettes destinées à la diffusion internet, un épisode complet de "Ghost Hunters" (fouille-moi!) ainsi que les commentaires audio des producteurs et du réalisateur Jeffrey Reiner.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments8
Vidéo8
Audio8