Columbo
Mystery Movie Collection 1989
Universal Studios Home Video

Réalisateur:
Année: 1989
Classification: 14A
Durée: 466 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
29 avril 2007

Universal a donc choisi. Après nous avoir proposé les sept premières saisons de Columbo en coffrets séparés, nous retrouvons donc notre populaire lieutenant onze ans plus tard. Et ce sera donc année par année que nous devrions pouvoir nous procurer les nouvelles aventures du plus original policier de Los Angeles. Et c'est donc avec l'année 1989 que débutent ces nouvelles éditions DVD.

En 1989, cinq téléfilms de Columbo furent produits. Les quatre premiers furent diffusés sur le réseau NBC entre février et mai 1989, le cinquième, qui faisait en fait partie de la "vague" suivante, l'a été en novembre 1989. Ce sont donc ces cinq téléfilms qui sont réunis dans ce coffret. Si Universal garde cette méthode, le prochain opus, pour 1990, devrait comporter six téléfilms. Par la suite, ce sera moins évident, car le rythme de production sera très aléatoire et je doute que l'on continue le principe des années, du moins à partir de 1992, puisqu'il n'y aura qu'une ou deux productions par année, et encore, pas tous les ans. Mais nous verrons bien d'ici là, tant que l'intégralité des films de Columbo sera portée sur DVD.

Ce millésime 89 donc commence avec une excellente histoire qui nous permet de plonger dans le monde de la magie et des mentalistes. Avec "Columbo Goes to the Guillotine", nous assistons à la confrontation meurtrière de deux magiciens dont l'un y laissera sa tête. J'ai bien aimé la progression de cette enquête et surtout le soin, évident, d'éluder une partie du truc de la guillotine, afin de ne pas trop en dévoiler (même si on en apprend un peu, le principe général n'est pas complètement dévoilé). Par contre, le numéro de vision à distance, et surtout sa complète déconstruction, est assez stupéfiant, et finalement très simple. Certainement un des meilleurs moments de ce coffret.

Dans "Murder, Smoke and Shadows", nous revenons faire notre petit séjour dans le "backlot" des studios de cinéma, Universal dans le cas qui nous concerne. Les amateurs se rappelleront que régulièrement quelques enquêtes du lieutenant nous font arpenter les studios de cinéma. Ici, un jeune réalisateur (Fisher Stevens) voit son passé ressurgir et il pourrait lui coûter sa carrière. Il décide alors d'écrire et de tourner seul un scénario tout adapté. Mais notre cher Columbo veille et ne se laissera pas influencer par les belles paroles et surtout les effets de scène du jeune requin d'Hollywood. Quelques moments particuliers dans la réalisation, comme cette valse de la grue, où le pauvre policier se retrouve, à sa demande, sur la grue du réalisateur, mais il réalise trop tard qu'il a le vertige. Une sorte de danse de la grue est alors proposée sur une musique de bal.

"Sex and the Married Detective" est selon moi l'épisode le moins bon de cette série. Je me base simplement sur le fait qu'il est celui pour lequel j'ai eu le moins de plaisir à le regarder. Certainement une question de réalisation, car l'histoire est quand même intéressante. Malheureusement, je trouve qu'on se perd un peu trop en allers et venues pas toujours nécessaires. Et si on y ajoute de petites incohérences évidentes, disons que le niveau de satisfaction descend vite. Dommage.

On se rattrape de belle façon avec l'épisode suivant "Grand Deceptions" dans lequel on retrouve un autre monde habituel dans les enquêtes de Columbo: les militaires. En fait, il ne s'agit pas complètement de militaires engagés ici, mais d'une école privée de style militaire, menée par d'anciens gradés à la retraite. Et quand un supposé accident a lieu durant un simple exercice de nuit, notre irremplaçable lieutenant y voit plus un meurtre. Mais pour coincer le coupable, il va devoir démonter étape par étape une longue suite d'événements qui le mèneront finalement à la solution, pour notre bon plaisir, bien entendu. Qui a dit que de jouer aux petits soldats était inoffensif?

Enfin, avec "Murder, a Self Portrait", on a malheureusement le deuxième mauvais épisode de cet ensemble. Et curieusement, il a été réalisé par la même personne que le premier, à savoir James Frawley. Est-ce bien là le problème? Je le penserais en majeure partie, puisque là aussi c'est l'écoute qui est pénible. De plus, l'acteur principal, Patrick Bauchau joue plutôt mal. Mais à bien y penser, je me demande s'il n'est pas simplement mal dirigé. C'est un peu dommage, car l'histoire est par contre intéressante. Un peintre (Bauchau) qui vit entouré de femmes: sa première de laquelle il est divorcé dans la maison voisine, sa nouvelle épouse avec qui il habite et une jeune fille qui lui sert de modèles et qu'il héberge en même temps. Mais de savoir que son ex-femme risque partir vivre ailleurs avec un nouvel homme l'enrage. Et c'est le meurtre. Mais il a préparé son alibi. Que vaudra-t-il aux yeux de Columbo?

Universal a regroupé ces cinq téléfilms sur trois disques, eux-mêmes disposés dans deux boîtiers minces, le tout dans un fourreau de carton aux couleurs brunes, ce qui le différenciera des saisons, qui étaient de couleur blanche. À l'instar des coffrets précédents, l'image, au format plein écran, est belle et précise, comme une belle diffusion à la télévision. Les couleurs sont parfois un peu fades et quelques rares plans manquent de netteté. La piste sonore anglaise est parfaitement compréhensible. Les pages de menu sont statiques et muettes. En guise de suppléments, le même documentaire que l'on retrouve dans la plupart des coffrets Universal sortis dans la même période: "America's Top Sleuths". Le nouveau canal américain Sleuth Channel (le canal des détectives) a préparé un classement des dix meilleures séries de détectives ou de policiers de la télévision. À cette occasion, on a le plaisir de retrouver certains des acteurs qui ont personnifié ces personnages, dont Peter Falk. Et c'est là que je me pose la question que beaucoup vont se poser: pourquoi Peter Falk a trouvé le temps de venir parler de Columbo dans une promo pour un canal télévisé de NBC, mais ne tourne pas de pistes de commentaires ou d'entretiens pour les coffrets de Columbo?? La question est lancée...

À noter que ces téléfilms sont ceux que l'on revoit le plus souvent dans les rediffusions télévisées, beaucoup plus que ceux des saisons précédentes. Leur durée parfaite pour une diffusion dans une tranche de deux heures en est certainement la raison. Il ne faudra donc pas s'étonner si on en connaît déjà certains par cœur. De plus, on constate qu'il n'y a pas, en tout cas pour ces cinq épisodes, de grands acteurs invités. Quelques visages que l'on voit souvent dans des séries télévisées, sans plus.

Avec ce coffret des téléfilms de Columbo diffusés durant l'année 1989, on poursuit la collection des aventures du célèbre lieutenant de police. Malgré le changement de type de production, on ne ressent pas vraiment de changement, si ce n'est peut-être une petite amélioration dans la profondeur des histoires qui s'y passe. Encore trois ou quatre coffrets et Columbo sera digitalisé en entier. Une belle collection en perspective pour ce pilier des séries policières.


Cotes

Film8
Présentation2
Suppléments-
Vidéo7
Audio6