Conviction
The Complete Series
Universal Studios Home Video

Réalisateur: Norberto Barba
Année: 2006
Classification: 14A
Durée: 568 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 65
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Catherine Nguyen
23 août 2006

Dick Wolf détient la douzième position dans le top 100 des célébrités les plus riches du magazine Forbes en 2006: sa fortune évaluée à 70 millions provient en grande partie du succès qu'ont remporté ses différentes franchises de Law & Order. Visiblement, il a trouvé la formule gagnante alors que perd-il en tentant de l'exploiter à son plein potentiel? Après les séries dérivées du Law & Order original, soit Special Victims Unit, Criminal Intent et Trial by Jury, Dick Wolf a créé la série "Conviction", qui centre son point de vue sur le personnage d'Alexandra Cabot (Stephanie March), repris de la franchise SVU. Elle agit maintenant à titre de procureure générale du bureau new-yorkais, assistée des procureurs Brian Peluso (Eric Balfour), Nick Potter (Jordan Bridges), Jessica Rossi (Milena Govich), Christina Finn (Julianne Nicholson), Billy Desmond (J. August Richards) et, finalement, Jim Steele (Anson Mount).

Bien que cette série suive une formule semblable à cette des autres "Law & Order", elle n'est pas officiellement l'une de ses franchises: les habitués ne seront guère dépaysés. L'émission évolue évidemment dans le milieu juridique: au lieu de voir chaque épisode se diviser par l'enquête, puis le procès, il est davantage question de voir les procureurs défendre les intérêts du public devant la cour ou le jury. Ce qui m'a le plus agacée dans cette série est de voir à quel point elle était centrée sur les relations amoureuses entre collègues de travail. C'est chose commune de voir des liens se former entre des gens qui passent beaucoup de temps ensemble, mais la série donnait pratiquement l'impression que ces avocats ne côtoyaient personne d'autre que ceux avec qui ils travaillent! Par ailleurs, bien que j'aie apprécié Stephanie March dans son rôle d'Alexandra Cabot dans la série "SVU", je dois dire que dans "Conviction", elle ne m'a pas convaincue. D'une part, elle ne prend pas autant une place centrale que j'aurais cru qu'on lui aurait donné, mais surtout, son personnage a tout d'un coup pris les allures d'une patronne ambitieuse, prête à tasser ses jeunes procureurs pour faire avancer sa propre carrière, dictant à tous et chacun quoi faire de façon non équivoque. Diffusés au cours du printemps 2006, les 13 épisodes suivants seront malheureusement les seuls de cette série qui auront vu le jour:

J'aimerais toutefois mentionner que la finale qui est divisée en deux parties (les deux derniers épisodes), m'a particulièrement plue par son format différent: elle raconte la tenue d'un procès qui tourne au vinaigre lorsque les accusés prennent en otage les gens dans la salle, incluant quatre procureurs de l'équipe ainsi que le juge en siège.

Les menus des DVD sont simples, mais très esthétiques, montrant une mosaïque de petits carrés illustrant en arrière-plan la ville de New York, avec des photos des différents personnages de la série. Au niveau des suppléments, en plus d'une série de bandes-annonces pour différentes séries télévisées, nous avons les profils de chacun des procureurs, alors que les acteurs décrivent leurs rôles respectifs. Il est possible de les écouter individuellement ou tous ensemble (la durée totale est d'environ 15 minutes): bien que la moitié de ce temps soit occupé par des extraits d'épisodes, il y a quelques informations intéressantes, mais c'est beaucoup trop court, particulièrement dans le cas de Stephanie March qui explique le passage de son personnage de la franchise "SVU" à la série "Conviction".

La qualité de l'image est excellente: comme l'activité se déroule principalement à l'intérieur, soit en cour ou dans les bureaux des procureurs, le niveau des détails est assez constant. Au niveau audio, nous avons droit à une piste Dolby Digital 5.1, contrairement à la série originelle qui n'avait qu'une piste stéréo: c'est une bonne amélioration, particulièrement avec le fait qu'il y ait de la musique ajoutée ici et là, qui contribue à créer une ambiance à certaines scènes. Dans l'ensemble, les dialogues sont parfaitement audibles.

Si je préfère peut-être les autres franchises de "Law & Order" à "Conviction", cette série n'est pas mauvaise pour autant, et ceux qui n'en ont jamais assez des épisodes originaux pourront tout de même se plaire la regarder. Toutefois, soyez avisés: on a essayé de créer une série avec des avocats dans la vingtaine, beaux et jeunes, ayant tout pour eux et malheureusement, cette recette était un peu trop épicée.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments3
Vidéo8
Audio7