Best of Crank Yankers
Uncensored
Paramount Home Entertainment

Créateurs: Adam Carolla, Daniel Kellison, Jimmy Kimmel
Année: 2002-2005
Classification: 14A
Durée: 180 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Simon Bergeron
9 janvier 2008

Dans la catégorie "j'aurais espéré mieux de ce type de concept", "Crank Yankers" remporte la palme. Véritable ramassis de gags orduriers de la pire espèce frôlant le ridicule et sombrant dans la vulgarité à satiété, on est loin de la critique historique de South Park ou tout autre produit du "Comedy Central".

Voici le concept, à la base génial : des personnages aux allures attendrissantes des "Muppets" s'envoient des coups de fils d'origines douteuses. Malgré cela, le traitement réservé à cette série est insuffisamment approfondi afin d'en soutirer un intérêt autre que curieux. Les gags ne volent jamais en haut de la ceinture, tournant rapidement à la redondance, qui sera appelée à devenir ennui. Il n'y a pas grand chose à retirer de cette enfilade insipide de gags gras si ce n'est la question suivante : mais pourquoi diable a-t-on payé pour cela pendant qu'à l'autre bout de la Terre, on meurt de faim? Les personnages peuplant cet univers ont peu de choses en tête : la confusion sexuelle, la baise, ou la répétition d'un mot 48 fois (c'est compté dans un laps de 3 minutes); et on appelle ça de l'humour?

Pour ceux et celles connaissant la série, sachez que ce disque est une compilation des "meilleurs" moments de ce programme et qu'il est possible de visionner l'ensemble des capsules faites par un même personnage. Il y a : Special Ed (le répéteur mongoloïde), Hadassah (une étrange obsédée), Spoonie Luv (un autre obsédé), Niles Standish (un confus obsédé), Bobby Fletcher (un alcoolique obsédé) et bien d'autres. Ces derniers placent donc des appels à des commerces ou des personnes et révèlent les aspects peu charmants de leur personnalité respective, sombrant dans le ridicule et une vulgarité peu ou presque jamais vue auparavant. Toutefois, il y a cette capsule où le concept était assez bien utilisé dans laquelle une nymphomane appelle un centre d'ordinateurs pour entendre parler un électronicien, excitée par le jargon. Certes, un seul sketch sur une cinquantaine, c'est peu, et c'est bien dommage.

L'image est très bien calibrée. Les couleurs de chaque personnage ressortent ainsi que son univers respectif. La définition est au rendez-vous. Côté son, ça n'est pas du 5.1, mais la répartition sonore est bien faite et on ne perd presque rien des dialogues excepté lors de multiples insultes censurées. Le menu est un collage ressemblant à la pochette. Il est possible de visionner cette compilation dans sa continuité ou personnage par personnage. Peu d'interactivité et aucun supplément, ce qui est presque une bénédiction dans cette situation. À raison, tenter de justifier cette pitrerie inepte tiendrait tout bonnement de la démence.

"Crank Yankers" est à oublier. Un ramassis de conneries pas drôles portées par des personnages à la psychologie infantile. L'idée est bonne, mais le résultat déçoit énormément. À éviter sauf si c'est la seule chose disponible dans le club vidéo. Encore là, vous êtes avertis.


Cotes

Film3
Présentation6
Suppléments-
Vidéo8
Audio7