Danger Man
Season One
A&E Home Video / Carlton

Réalisateur: Créateur: Ralph Smart
Année: 1960
Classification: NR
Durée: 975 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Stéréo)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 156
Nombre de disques: 5 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Daniel Cyr
6 février 2004

Le générique de "Danger Man" nous présente la ville de Washington DC, en soirée. Un homme d'allure sportive et élancée, émerge à vive allure d'un bâtiment fédéral, se faufile derrière le volant de sa rutilante Aston Martin DB2/4 décapotable coupé sport et roule vers une nouvelle mission. L'ouverture de "Danger Man" se fait sous la narration de Patrick McGoohan qui rappelle aux téléspectateurs ce qu'il fait comme activité dans la vie: "Every government has it's secret service branch. America, CIA; France, Deuxième Bureau; England, MI5. A messy job, that's when usally call me or someone like me. Oh yes! My name is Drake, John Drake" que l'on peut traduire par: "Chaque gouvernement a son propre service secret. L'Amérique, la C.I.A; La France, le Deuxième Bureau; L'Angleterre, le MI5. Pour l'exécution du sale boulot, on fait habituellement appel à mes services ou à quelqu'un comme moi. Oh oui! Mon nom est Drake, John Drake".

Dans cette introduction, il est intéressant de constater que l'abréviation MI6 britannique (comparable à la C.I.A.) n'est pas mentionnée puisse qu'il était illégal de le faire à cette époque en Angleterre. Au lieu de cela, il mentionne le MI5 qui est l'équivalent du F.B.I. aux États-Unis. Cette entrée en matière nous révèle subtilement que cet homme est dangereux, comme l'indique le titre en anglais de l'émission, "Danger Man". Créée par l'australien Ralph Smart en plein cœur de la guerre froide, cette télésérie d'espionnage britannique de trente-neuf épisodes, d'une demi-heure environ, nous relate l'histoire d'un espion appelé John Drake qui travaille pour l'O.T.A.N. (l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) et qui part pour des missions secrètes parfois de l'autre côté du rideau de fer afin de mettre un terme aux activités pernicieuses des ennemis du monde libre. Ralph Smart n'a aucune vedette en vue jusqu'au jour il aperçoit un brillant acteur à la télévision, Patrick McGoohan. Ce dernier est aussitôt contacté et embauché pour le rôle principal de la télésérie.

Voici une petite analyse psychologique de John Drake afin de mieux comprendre le personnage... Il est un jeune idéaliste au service l'O.T.A.N. qui n'utilise presque jamais d'arme à feu malgré qu'il soit un tireur émérite, il déteste s'en servir et il tuera seulement s'il se sent indubitablement menacé. Il emploie de temps à autre des gadgets tels, appareils d'écoute électronique, appareils photographiques miniaturisés, etc. Cet agent secret ne se sert que de son intelligence. Il est malin, rusé, perspicace et parfois même arrogant. Il adore s'amuser avec sa proie tout comme un chat joue avec une souris avant de la dévorer. Il est brutal et efficace. Rarement, il remet en cause la nature et l'éthique de ses tâches. Quand les doutes l'envahissent, il essaie de s'ajuster à la situation plutôt que discuter du problème avec ses employeurs. Physiquement, Drake est très attrayant. Il est grand et élégamment vêtu... Il porte souvent des tweeds et possède une intéressante collection de chapeaux, mais dans l'ensemble sa garde-robe est conservatrice. Ce maître en déguisement montre aussi un intérêt pour la musique classique et plus particulièrement pour le piano. Il est souvent entre deux valises, parcourant le monde vers des destinations dangereuses.

En ce qui concerne ses relations avec la gent féminine... probablement la nature de sa profession d'espion incite à la méfiance envers les jeunes femmes qu'il côtoie et exhibe peu son attirance pour elles. Il faut dire que la plupart du temps, elles sont des ennemies potentielles. Comme vous pouvez le constater, nous sommes très loin du style de l'agent 007 James Bond de Ian Fleming.

Au total, vous retrouverez intégralement dans ce magnifique coffret de cinq disques, trente-neuf épisodes qui furent tournés lors de cette première saison de la série. Les titres des 39 épisodes sont: View From The Villa / Time To Kill / Josetta / The Blue Veil / The Lovers / The Girl In Pink Pyjamas / Position Of Trust / The Lonely Chair / The Sanctuary / An Affair Of State / The Key / The Sisters / The Prisoner / The Traitor / Colonel Rodriguez / The Island / Find And Return / The Girl Who Liked G.I.S / Name, Date And Place / The Vacation / The Conspirators / The Honeymooners / The Gallows Tree / The Relaxed Informer / The Brothers / The Journey Ends Halfway / Bury The Dead / Sabotage / The Contessa / The Leak / The Trap / The Actor / The Hired Assassin / The Coyannis Story / Find And Destroy / Under The Lake / The Nurse / Dead Man Walks / Deadline.

Vous reconnaîtrez plusieurs acteurs connus à l'intérieur de cette télésérie tels que Donald Pleasance que nous voyons à plusieurs reprises dans le célèbre film à série Halloween, Lois Maxwell alias Miss Moneypenny dans les premiers James Bond ainsi que le très jeune Robert Shaw, le fameux chasseur de requins dans Jaws. À chaque épisode, l'action ne manque pas et l'aventure se termine souvent dans une intervention explosive de John Drake... Malgré que son personnage voyage beaucoup à travers le monde, Patrick McGoohan ne quitta jamais l'île britannique puisque la série fut filmée dans les studios M.G.M. d'Elstree en Angleterre. C'est la raison pour laquelle l'histoire se déroule la plupart du temps à l'intérieur d'une chambre d'hôtel, un appartement ou une résidence quelconque. Par souci d'économie, vous remarquerez aussi que les scènes extérieures sont tournées en studio et que l'arrière du décor est peint!!!

Cette télésérie culte en noir et blanc est d'une richesse remarquable. On peut percevoir parfois dans l'image un très léger fourmillement dans les noirs, mais de façon générale ils sont extrêmement profonds et solides, tandis que les blancs sont éclatants à souhait. Les dégradés de gris rendent bien toutes les nuances de la superbe photographie de Brendan J. Stafford. Des spécialistes ont procédé à un admirable nettoyage qui a su redonner une excellente définition de l'image. Les textures sont réalistes, les moindres détails sont visibles et la netteté est presque irréprochable. Quant au contraste, il est bien régi et permet d'avoir une agréable répartition des hautes lumières. Les épisodes "Danger Man" sont proposés en format audio Dolby Digital 2.0 monophonique, typiques des éditions télévisées des années soixante. On note une harmonie sonore très convenable et sans aucune distorsion restituant des dialogues toujours parfaitement nets et intelligibles.

Sous la direction musicale d'Edwin T. Astley, la musique est omniprésente dans les aventures de cet agent de l'O.T.A.N... La trame musicale d'influence jazz est un peu vieillotte, mais donne tout de même un certain cachet. Le piano, le saxophone, la trompette, la clarinette et la contre-basse sont les instruments de prédilection pour l'orchestration d'Astley et donnent beaucoup d'atmosphère et de rythme aux histoires.

Au niveau des suppléments, vous les trouverez exclusivement sur le cinquième disque dont une splendide galerie de photographies, une brève biographie ainsi qu'une filmographie de l'acteur principal de la série Patrick McGoohan.

Voilà un excellent coffret DVD qui se doit d'avoir une place de choix dans votre vidéothèque, car c'est l'une des plus grandes réussites télévisuelles de l'histoire de la télévision. Il n'y aucun doute qu'après avoir regardé "Danger Man" vous aurez très certainement le goût de vous procurer le coffret des saisons deux, trois et quatre de cette remarquable télésérie sous l'appellation cette fois-ci de Secret Agent.


Cotes

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