Dark Angel
The Complete First Season
20th Century Fox Home Entertainment

Producteur : James Cameron
Année: 2000-01
Classification: NR
Durée: 965 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20), Français (DD20), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 6 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Alexandre Martin
24 mai 2003

Beaucoup de réalisateurs et producteurs au cinéma se sont lancés dans la conception de séries télévisées. En général, ces séries sont d'une très haute qualité, puisqu'elles profitent de gros budgets, résultat direct de la visibilité apportée par le renom des créateurs. Les plus notoires sont évidemment Alfred Hitchcock presents produite par Alfred Hitchcock, Miami Vice produite par Michael Mann et plus récemment Band of Brothers produite par Tom Hanks et Steven Spielberg. "Dark Angel" est dans cette même veine, créée, écrite et produite par James Cameron.

L'action de "Dark Angel" se situe à Seattle, dix ans après une impulsion électromagnétique en 2009, qui a laissé toute la côte ouest des États-Unis en ruine. L'anarchie règne dans la ville; le chômage est très élevé, et la criminalité est partout, même dans les corps policiers. Durant le jour, Max "Guevara" (Jessica Alba) travaille comme courrier pour la compagnie Jam Pony; mais la nuit, elle se transforme en voleuse, histoire d'arrondir ses fins de mois. Ses excellentes aptitudes physiques et mentales, fruit de manipulations génétiques "in vitro", l'aident grandement à se sortir d'impasses. Remarquée par ses talents, elle est recrutée par Logan Cale (Michael Weatherl), un journaliste clandestin qui se veut un défenseur des pauvres et opprimés, mieux connu sous le pseudonyme de "Eyes Only". Elle lui sert donc d'agent "sur le terrain", en échange de renseignements sur son passé. Il l'aide ainsi à retracer ses anciens compagnons, et à échapper à ses anciens bourreaux, surtout le mystérieux Lydecker (John Savage).

Dans ce contexte post-apocalyptique, il est difficile de vraiment cerner le personnage de Max. Elle oscille entre la superhéroine qui veut sauver les opprimés, et une espèce de Robin de Bois qui vole aux riches, pour donner aux pauvres (les pauvres étant, tout d'abord, elle-même). Mêlé à tout cela est son étrange passé, qui refait surface un épisode sur deux, complexifiant encore plus les choses. Malgré toutes ces contraintes, les écrivains arrivent à bien cerner le personnage et en découlent des histoires originales, amusantes et surtout conformes. Il est aussi important de souligner l'attention portée aux décors; il est évident que la série ne manque pas de budget (James Cameron ne doit pas y être pour rien...). Finalement, les adeptes des "comics" de Batman ne pourront s'empêcher comparer Logan à Oracle (aussi présente dans la défunte série de WB "Birds of Prey"). Les rapprochements sont évidents; les deux sont des experts en informatique, travaillent avec des justiciers, contrôlent un réseau de contacts clandestins, sont immobilisés en fauteuil roulant, ont des ressources matérielles illimitées, etc. Difficile de croire au pur hasard...

La piste sonore offerte sur cette édition est Dolby Surround, la même que celle diffusée originellement. Cette piste est de qualité, toujours claire et précise. L'ambiophonie y est bien exploitée, que ce soit dans les nombreuses scènes de bar, les folles poursuites en moto ou les combats. Le son est toujours bien réparti en profondeur, et l'immersion sonore est bien présente. Le haut-parleur d'extrême-grave est employé régulièrement et adéquatement, et ce, fréquemment pour la trame sonore. D'ailleurs, cette dernière est très intéressante, puisque composée uniquement de RnB et de Hip Hop. Les chansons sont choisies avec soin, et reflètent toujours ce que l'écran nous montre. Bien évidemment, puisque la piste sonore était destinée à la télédiffusion, elle n'a pas tout le dynamisme en intensité qu'elle requerrait. Par contre, les mixeurs ont su bien exploiter les intensités pour maximiser les effets sonores, malgré les contraintes imposées par cette limitation. Le mixage est donc soigné, et n'a pas trop perdu de ses subtilités lors de l'encodage Dolby Surround.

La qualité de l'image est impressionnante, surtout pour une série télé qui se déroule presque entièrement la nuit. Bien entendu, l'absence de forts contrastes lumineux aide aussi à optimiser la compression. On ne note pas de défaut de compression, à part quelques fourmillements sporadiques à l'arrière-plan. Les noirs sont justes et profonds, sans de réel blocage. Soulignons par contre qu'il est très surprenant qu'une série de la trempe de "Dark Angel" n'ait pas été tournée en format panoramique; il est donc dommage que ce ne soit pas ce ratio qui soit présenté, mais bien une version dite "pan & scan". Notons que la version européenne est présentée en panoramique, ce qui, sans prouver unilatéralement que le ratio original était bien celui-ci, emphase le doute déjà présent. (Note de l'éditeur : James Cameron est connu pour son utilisation du format Super35 qui permet, après le tournage, de cadrer sur un ou l'autre ratio selon le marché).

Les suppléments sont répartis sporadiquement sur tous les DVD. Sur le premier disque, il est possible d'écouter le premier épisode avec une piste de commentaires du producteur exécutif et du réalisateur. De façon générale, la piste est ennuyeuse; les deux hommes ne font que parler des acteurs, se félicitant à tout moment de leur excellente distribution, et nous racontant des petites anecdotes de productions insipides. Sur le quatrième et cinquième disque, on retrouve une piste de commentaire des producteurs et écrivains pour les épisodes "Rising" et "I and I am a Camera", respectivement. Ces deux pistes, même si quelque peu intéressantes, sont assez redondantes et très techniques. Par contre, la piste de commentaires du dernier épisode, sur le sixième disque, est beaucoup plus intéressante; Jessica Alba et Michael Weatherly (les deux acteurs principaux de la série) nous racontent leurs souvenirs et anecdotes de façon très sympathique.

Tous les autres suppléments se retrouvent tous sur le sixième disque. Pour commencer, on nous offre trois petits documentaires de productions. Le premier, intitulé "Dark Angel Genesis", parle du processus de création de toutes les facettes de la série; la musique, les acteurs, l'histoire, etc. Le second, "Seattle ain't what it use to be", parle de la création des décors et de l'univers de "Dark Angel", ainsi que des effets spéciaux. Le dernier, intitulé "Creating an X5", parle spécifiquement des X5; leur personnage, leur psychologie et aussi de leur entraînement. On retrouve ensuite des bloopers, tous très drôles, ainsi que des extraits des auditions, avec la possibilité de comparer avec les scènes originales. Aussi présent est une bande-annonce du jeu vidéo "Dark Angel". Les menus sont clairs et bien construits, sous la chanson thème de la série; par contre, ils sont tous statiques (à part l'animation menant au menu principal).

Bref, "Dark Angel" est une excellente série télévisée pour toute sorte de raisons; musique, décors, scénario, action, drame, etc. L'attention évidente mise dans la conception du DVD ne fait qu'amplifier l'excellence de la série.


Cotes

Film8
Menu4
Suppléments7
Vidéo8
Audio8