Dead Like Me
The Complete Second Season
MGM Home Entertainment

Créateur: Bryan Fuller
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 702 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
26 juillet 2005

La mort aussi, semble-t-il, a une fin! En tout cas, c'est bien ce qui est arrivé à l'excellente série "Dead Like Me" qui a disparu après sa seconde saison. MGM nous propose de découvrir (ou redécouvrir) cette deuxième et dernière saison avec la sortie du coffret DVD. Si vous ne connaissez pas cette série, je vous suggère de refaire un petit tour sur la critique de la première saison que je vous ai offerte l'année dernière.

On prend les mêmes et on recommence. C'est ce qui est important pour bien apprécier une série: que les mêmes acteurs et les mêmes personnages reviennent à l'écran. Et ce qui est encore plus intéressant, c'est quand ces personnages évoluent. C'est exactement le cas avec cette deuxième saison. Georgia "George" Lass (Ellen Muth) va découvrir l'amour, ou en tout cas ce qui y ressemble, Mason (Callum Blue) va quant à lui goûter à la douloureuse épreuve du chagrin d'amour puisque sa flamme inavouée, Daisy Adair (Laura Harris) va s'enticher avec un producteur de télévision plutôt bizarre (Eric McCormack de la série Will & Grace). Seule Roxy (Jasmine Guy) restera égale à elle-même, froide, sans sentiments, même si en général elle succombe à sa propre ligne de conduite.

Les dures épreuves n'épargneront pas non plus l'inflexible Rube (Mandy Patinkin). C'est d'ailleurs son histoire qui m'a le plus intéressé dans cette nouvelle saison, histoire qui s'étale sur plusieurs épisodes. On en apprend beaucoup plus sur lui et sa vie. En fait, c'est à partir d'une lettre égarée par la poste qui revient que tout se replace. La lettre contient une grosse somme d'argent. Mais elle n'est jamais arrivée à son destinataire, c'est-à-dire une certaine Rosie Stofer. Et ce souvenir va inciter Rube à remonter le temps et nous allons l'accompagner. Nous allons comprendre ce qui s'est passé dans les années 20 et pourquoi il est mort. Nous allons aussi apprendre qu'il a eu une fille, aujourd'hui âgée de 80 ans et qui s'appelle Rosie. Les pièces du puzzle se replacent tranquillement et on s'aperçoit qu'une simple lettre égarée semble avoir gâché l'existence de toute une famille. Et du côté des "vivants", ce n'est pas plus rose. Joy (Cynthia Stevenson), la mère de George, essaie de vivre son divorce en vendant la maison, sans trop savoir comment s'y prendre avec sa fille Reggie qui reste un mystère pour elle.

Il est difficile de savoir si la fin de la série était décidée avant ou après le tournage de cette seconde saison. Mais les acteurs, dans leurs entretiens, ne semblent pas annoncer que c'est la fin. Et on termine sur quelques histoires en cours, même si George a enfin laissé une preuve à sa sœur Reggie qu'elle n'est pas loin. Mais il reste les personnages de Mason, Daisy et Roxy qui n'auront pas eu leur "heure de gloire" dans ce monde actuel.

Le coffret de cette deuxième saison s'apparente à celui de la première dans l'ensemble, mais quelques petits détails pourraient irriter les amateurs: le fourreau de plastique transparent a disparu et surtout on utilise, enfin, le logo original de la série (tel qu'il apparaît dans le générique télévisé) au lieu d'une police bâton. Mais, en contrepartie, on a laissé tomber les personnages en noir pour laisser la place à de superbes photos des acteurs, avec pour particularité une transparence qui s'accentue vers le bas du corps, comme pour balancer entre leur identité terrestre et leur mort déjà consommée. Et ces belles images se répètent sur chacun des quatre boîtiers minces, extérieur et intérieur. Dommage pour moi, Daisy Adair doit partager un boîtier avec Roxy. Je l'aurais bien aimée seule sur son boîtier. Elle ressemble vraiment à un ange... Désolé, je me laisse aller.

La qualité des images est superbe, tout comme dans la première saison. De plus, la présentation en format panoramique rend encore plus le plaisir du visionnement. Je dois bien avouer que c'est un des plus beaux shows télévisés que j'ai vus en édition DVD récemment. Les couleurs sont souvent éclatantes et surtout il y a une grande netteté dans les scènes et les plans. Et surtout, une image très propre. La partie son n'est pas en reste avec un Dolby Digital 5.1 discret, mais efficace, surtout pour les ambiances dans les scènes de fortes émotions. On regrettera que le générique ne soit pas chapitré, ce qui permettrait de le passer plus facilement. Les pages de menus sont (malheureusement) statiques et muettes.

Les suppléments sont un peu moins fournis que dans le premier coffret. Il y a deux documentaires de production: "Dead Like Me... Again" qui permet de retrouver la plupart des acteurs principaux qui nous racontent leur attachement à la série, le tout entrecoupé de scènes qui ne passeront pas inaperçues. Puis dans "Putting Life Into Death", c'est la partie technique qui nous est expliquée avec de (trop) courtes séquences qui nous montrent comment ont été élaborés certains plans d'effets spéciaux. Parfois, ça vaut les meilleurs films de cinéma. Nous continuons avec neuf scènes supprimées, qui sont souvent des rallonges à des scènes existantes. En général, elles n'apportent rien de plus à l'histoire. On termine par une galerie de photos assez complète, mais qui ne rivalise pas avec celle du boîtier (je dois faire une obsession).

Outre Eric McCormack, dont j'ai déjà parlé, notons la présence de Piper Laurie, trois fois oscarisée et dont on ne peut oublier son rôle de mère impossible dans le célèbre Carrie, aux côtés de Sissy Spacek. Elle apparaît ici dans l'épisode "Forget Me Not" où elle joue le personnage d'une femme qui ne veut pas suivre George après être morte.

Si j'ai un petit faible pour l'actrice Laura Harris dans cette série, je dois bien avouer que je ne sais quoi penser de Ellen Muth. Elle joue à merveille son personnage de George qui fait pratiquement toujours la gueule. Il faut dire qu'elle a un faciès plutôt particulier qui semble disparaître complètement lorsqu'elle est maquillée et bien habillée (ou comme dans l'entrevue du documentaire). Quoi qu'il en soit, voici une série sur la mort qui n'a pas peur de rire d'elle-même. Que penser de cette scène où Delores Herbig veut ranimer un homme en arrêt cardiaque et qui s'aperçoit qu'on a voulu faire griller du fromage entre les électrodes du défibrillateur. Des exemples de gags à l'humour noir sont aussi nombreux. Mais les scènes tristes ou dramatiques ne sont pas absentes non plus (ne manquez pas les retrouvailles de Rube avec sa fille mourante). C'est ce qui fait la grande qualité de cette série qui, je le répète de ma première critique, peut être déroutante au premier contact, mais tellement attachante au fur et à mesure qu'on la découvre. Et encore une fois, je n'ai pas hésité à visualiser une deuxième fois la série complète après l'avoir suivie au petit écran l'année dernière. Mais dommage, c'est fini!


Cotes

Film10
Présentation2
Suppléments4
Vidéo9
Audio9