Doctor Who: Planet of the Spiders (Story #74)
Warner Home Video / BBC Video

Réalisateur: Barry Letts
Année: 1974
Classification: PG
Durée: 150 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (DVD-9)
Code barres (CUP): 883929172290

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Sébastien Cassou
9 juin 2011

La sortie en DVD de l'épisode de Doctor Who en six parties "Planet of Spiders" est importante pour les amateurs pour plusieurs raisons. Premièrement parce que c'est le dernier épisode du troisième Docteur Jon Pertwee, qui quittait après trois années fructueuses pour la série. Il contient donc une scène de régénération à la fin de la sixième partie ou Jon Pertwee se transforme en Tom Baker. Ces scènes étant importantes à l'époque, car elles révélaient au public le visage du nouveau comédien qui incarnerait le Docteur lors de la saison suivante. Elles le sont peut-être autant maintenant, car elles marquent un changement d'époque et montrent un peu de la magie de l'univers de Doctor Who.

La sortie de l'épisode est aussi importante, car récemment deux des comédiens y participant nous ont quittés. Nicholas Courtney qui jouait le rôle du Brigadier Lehtbridge-Stewart et Elizabeth Sladen qui jouait celui de la compagne de voyage du Docteur, la journaliste Sarah Jane Smith. En plus, avec la mort aussi assez récente du réalisateur/producteur/coscénariste Barry Letts, ça fait bizarre d'entendre les commentaires audio de ces trois disparus et de les voir en entrevues sur les suppléments. D'autant plus que Miss Sladen n'avait que soixante-trois ans et que personne ne savait qu'elle avait un cancer qui lui serait fatal.

Or donc, "Planet of Spiders". Étrangement, malgré ses nombreux défauts comme les araignées en styromousse pas du tout épeurantes, cet épisode reste tout à fait charmant et intéressant. Peut-être est-ce la nostalgie d'une ère qui prend fin ou justement le charme des décors en carton, des monstres en papier mâché et des effets spéciaux bancals, marques de commerce de la série pour jeunes, opérant ici à plein régime qui plaît aux fans, mais cet épisode se retrouve souvent bien coté dans les nombreux palmarès des fanzines et sites internet dédiés au culte Doctor Who. Et bien que ce ne soit pas le meilleur de Pertwee, pour toutes les raisons mentionnées, il reste certainement parmi les plus populaires.

Le Docteur se rend sur la planète Metebilis 3 pour y affronter la reine des araignées qui compte réduire l'humanité en esclavage grâce à un cristal bleu dont le voyageur spatio-temporel à fait don à son assistante Jo Grant il y a longtemps. Mais un groupe de mystiques terriens a réussi à établir contact avec les araignées grâce à un rituel méditatif et est maintenant sous l'emprise de la reine. Le Docteur, Sarah Jane et le Brigadier et son équipe de soldats de UNIT devront combattre les extra-terrestres à huit pattes sur les deux fronts...

En suppléments on retrouve un commentaire audio avec le producteur/réalisateur/coscénariste Barry Letts, les acteurs Elisabeth Sladen, Nicholas Courtney et Richard Franklyn (Capitaine Mike Yates, un membre de U.N.I.T. et un régulier de la période Pertwee) et le superviseur des scénarios Terrance Dicks, une entrevue de l'acteur John Kane, une visite des lieux de tournage et une comparaison entre alors et aujourd'hui, une revuette sur le tournage de l'épisode, une entrevue récente avec Letts sur sa carrière avec Doctor Who, une galerie photo, des notes de production en option sous-titres ainsi que du matériel DVD-ROM contenant quelques coupures de journaux. En plus on retrouve une version de l'épisode montée bout à bout et trimée à 105 minutes (au lieu du 150 original) et montrée à l'époque sur la BBC dans le cadre de l'émission de rediffusions Omnibus. À noter que cette version n'est pas remastérisée et donc que la qualité audiovisuelle laisse à désirer.

Au niveau de la qualité vidéo, le travail de transfert est bien fait. Les couleurs sont bien chaudes même si le matériel d'origine était passablement terne (comme on peut le voir en comparant la version restaurée et celle d'Omnibus). Les détails sont nettement mieux que dans la version d'origine et les contours restent précis pour une émission qui a plus de 35 ans. Pour l'audio, on a amélioré et nettoyé la bande son, ce qui la rend plus nette à l'oreille. Quelques défauts de l'époque persistent, mais globalement le tout est plus qu'acceptable.


Cotes

Film8
Présentation8
Suppléments8
Vidéo7
Audio7