Fantasy Island
The Complete First Season
Sony Pictures Home Entertainment

Créateur: Gene Levitt
Année: 1978
Classification: PG
Durée: 775 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST), Espagnol (DDST), Portugais (DDST)
Sous-titres: Portugais, Espagnol
Nombre de chapitres: 128
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
4 janvier 2006

J'ai été un fervent amateur de "Fantasy Island" lors de ses premières diffusions, il y a une vingtaine d'années, mais je dois bien avouer que si je me rappelais de la série et de son histoire, j'en avais oublié semble-t-il un élément très significatif, ne l'ayant pas revue depuis un bon moment. C'est lors de la réception du coffret que plusieurs personnes qui le voyaient me disaient "The plane, the plane" en criant légèrement. C'est alors que les pièces se sont complètement imbriquées. Et vous aussi, cela vous dit quelque chose maintenant?

La série "Fantasy island" a été diffusée sur le réseau américain ABC de 1977 à 1984 et compte sept saisons, au total 154 épisodes. Ce coffret regroupant la première saison comporte, outre le premier épisode double, le pilote diffusé en janvier 1977 avec 14 autres épisodes normaux, d'une durée de 60 minutes, publicités télévisées comprises. Les seize épisodes sont regroupés sur quatre disques, eux-mêmes disposés dans deux boîtiers minces rangés dans un petit fourreau de carton. C'est un coffret qui prend peu de place.

Quelque part dans le Pacifique, il existe une île où, moyennant un peu (ou beaucoup) d'argent, on peut revivre l'espace de quelques jours un moment de sa vie passée ou tout simplement un rêve encore à l'état de projet. Les hôtes des lieux, M. Roarke (Ricardo Montalban) et son fidèle assistant Tattoo (Hervé Villechaize), un nain français né à Paris (dans l'histoire comme dans la réalité, malgré des origines philippines), nous souhaitent la bienvenue en personne et sont prêts pour que notre séjour soit le plus bénéfique possible, quelque soit ce qui peut arriver. Car la réalisation d'un rêve n'est pas forcément un moment de plaisir, surtout lorsqu'il s'agit d'exorciser un vieux souvenir encore présent ou de vivre enfin une situation dangereuse que l'on a toujours évitée. Et c'est justement là tout l'intérêt de cette série: la multiplicité des histoires.

Chaque épisode est calqué sur le même "moule". Du haut de la tour, Tattoo annonce l'arrivée de l'hydravion en criant son fameux "The Plane... The Plane!". Puis il rejoint son patron, M. Roarke, avec qui il entreprend alors un petit échange verbal, différent à chaque fois. Une Jeep les conduit ensuite au débarcadère de l'avion. Le maître des lieux demande à son personnel d'être plus accueillant ("Smiles, everyone, smiles!"). Pendant que les invités sortent de l'appareil, M. Roarke explique à Tattoo (et à nous par la même occasion) qui sont les personnes qui arrivent et la raison pour laquelle elles sont là. Il y a la plupart du temps toujours deux histoires distinctes, ce qui multiplie donc par deux l'intérêt de chaque épisode ou, plus souvent, permet de faire passer une histoire moins intéressante avec une autre plus captivante. Et commence alors les fantaisies impossibles des "clients" de "l'Île fantastique". Bien entendu, il y a un petit côté mystérieux dans tout cela. On ne sait pas très bien qui est ce monsieur Roarke et comment il arrive à recréer ainsi les moindres désirs de ses clients. Parfois, on se rend compte qu'il possède certains pouvoirs magiques, la plupart du temps au détriment du pauvre Tattoo qui donne l'impression d'en connaître plus que ce qu'il montre. Et lors de dialogues faisant référence à Dieu, un léger malaise semble s'installer. Qui est donc ce M. Roarke?

Une inscription sur le coffret indique que la série a été remastérisée en haute définition. D'une manière générale, il est vrai que les images de la série sont particulièrement bien définies, avec de très belles couleurs, ce qui est intéressant dans un environnement paradisiaque comme celui de cette île. Mais, bizarrement, on est confrontés parfois à des scènes beaucoup moins belles. Ainsi, le générique de début n'est pas très bien défini et est loin de la qualité du reste de la série. De même, au cours d'un épisode, il y a comme un zoom dans l'image, que je ne comprends pas vraiment, et qui donne là encore une image granuleuse et fourmillante. Mais dès que nous revenons au plan normal, tout redevient dans l'ordre. Du côté des pistes sonores, outre une piste anglaise très claire et précise, des pistes portugaise et espagnole sont disponibles sur la plupart des épisodes (sauf le pilote et le premier épisode). Des sous-titres équivalents sont accessibles, alors qu'il faudra activer le codage pour malentendants pour accéder à des sous-titres anglais. La présence de ces pistes s'explique certainement par la popularité latine de l'acteur Ricardo Montalban. La page de menu principal est statique, mais sonorisée avec la musique du thème. Les autres pages sont statiques et muettes.

Quelques suppléments accompagnent cette première saison. Le premier, "Creating The Fantasy: A Look at The First Season", (mais titré "Revisiting Fantasy Island" dans le générique), présenté par le producteur Leonard Goldberg, le scénariste Ron Friedman, Cliff Bole, un des réalisateurs et Sandy Brokaw, le principal manager de Ricardo Montalban et Hervé Villechaize. Illustré de nombreux extraits de la série, chacun ira de ses souvenirs et de plusieurs anecdotes sur le tournage et les acteurs de la série. Court (environ quinze minutes), mais intéressant pour tous ceux qui veulent en savoir un peu plus sur la série et les principaux personnages et acteurs, notamment le regretté Hervé Villechaize. Le second documentaire, "Spending the Day at The Fantasy island", n'est ni plus ni moins que la suite du précédent, avec en plus des apparitions des acteurs Ken Berry, Mary Ann Mobley, Adrienne Barbeau et Joe Campanella. Leurs interventions permettent cette fois-ci de nous attarder plus en détail sur certains épisodes. Des bandes-annonces originales de trois épisodes sont aussi disponibles.

Il y a de nombreux artistes invités dans cette première saison. Parmi eux, on notera la présence de Bill Bixby, Victoria Principal, Peter Lawford, Adrienne Barbeau, George Chakiris, Ed Begley Jr., Harry Guardino, Robert Clary (Lebeau dans Hogan's Heroes), Gary Burghoff (Radar dans M*A*S*H), Dick Sargent, Garry Collins, Gene Barry, Ronny Cox, Leslie Nielsen, Stuart Withman, Don Knotts et James McArthur, pour ne citer ceux-là. De nombreux autres artistes, habitués des seconds rôles, sont aussi bien présents. On ne manquera pas d'apprécier la présence, dans l'épisode 13 "Reunion / Anniversary", de Lucie Arnaz, la fille de Lucille Ball et Desi Arnaz.

En 1983, Hervé Villechaize demanda à être augmenté et recevoir un salaire équivalent à Ricardo Montalban. En réponse à sa demande, il fut évincé de la série. Cette dernière se poursuivit encore un an, mais l'absence du personnage de Tattoo eut raison de son existence. La série s'arrêta en 1984 suite à de nombreuses critiques. De son côté, Hervé Villechaize sombra dans la dépression et l'alcoolisme. Son état physique se dégradait aussi de plus en plus. Il se suicida en 1993.

Malgré un thème récurrent, "Fantasy Island" est une série qui nous réserve un peu de surprises à chaque épisode, de par le fait que les histoires sont vraiment différentes les unes des autres. Et même si on sait que tout finira bien, l'évolution de l'intrigue est souvent perturbante quant à son épilogue. De très bonnes retrouvailles dans mon cas, pour une série qui m'a accompagné pendant plusieurs années et que Sony nous offre dans une quasi excellente qualité, malgré quelques petits problèmes d'image qui auraient pu être arrangés. De plus, une piste française aurait aussi été appréciée. Mais le plaisir est là. C'est le principal.


Cotes

Film8
Présentation3
Suppléments4
Vidéo8
Audio8