"Friday Night Lights" raconte l'histoire d'un groupe. Il n'y a pas un héros en particulier dans ce film, mais bien plusieurs individus, qui ensemble, forment une équipe : les Dillon Panthers. Leur coach, Eric Taylor, ainsi que tous les autres habitants de la petite ville de Dillon, au Texas, vivent au rythme de leur équipe : car le football, c'est le sport qui fait battre le cœur de cette ville. Les garçons sont des joueurs, les filles sont des meneuses de claques, et les parents doivent amener leurs enfants un peu partout pour des pratiques, des parties, des championnats.
Certains pourraient craindre avoir affaire à une série qui parle uniquement de sports, mais non : pour suivre la tendance des films où une équipe sportive est à l'affiche, mais que le film est rempli de bonnes morales, "Friday Night Lights" aborde la vie de tous les jours de cette petite communauté, et leurs problèmes quotidiens. Les parties de football forment quelques extraits de chaque épisode évidemment, mais viennent plutôt agrémenter la série que de prendre toute la place.
Tensions raciales, infidélité, toxicomanie et alcoolisme, problèmes mentaux... Les thèmes sont divers dans cette série qui aborde énormément de situations sociales toutes aussi difficiles les unes que les autres. Une des histoires qui m'a le plus émue est celle de Jason Street (Scott Porter), le quart-arrière de l'équipe qui s'est blessé lors de la première partie de sa dernière saison : résultat, il est paralysé des épaules jusqu'au bas du corps. Sa copine, Lyla Garrity (Minka Kelly), essaie tant bien que mal de le supporter dans cette épreuve difficile, mais ce dernier se referme de plus en plus sur lui-même, poussant cette dernière à aller se réfugier dans les bras de Tim Riggins (Taylor Kitsch), le meilleur ami de Jason. Son adultère lui causera beaucoup de culpabilité, encore plus lorsque Jason découvrira le pot aux roses... La double trahison sera pour lui un énorme poids à supporter, en plus de son handicap. Bref, les trois jeunes acteurs m'ont particulièrement impressionnée dans leurs rôles respectifs, qu'ils interprètent avec beaucoup de crédibilité et beaucoup de sensibilité. Cet événement en fait, sera l'histoire-clé d'où découleront toutes les autres de la saison : Matt Saracen sera le remplaçant de Jason à titre de quart-arrière et devra s'acquitter de sa tâche en ayant à remplacer un joueur particulièrement talentueux. Cette même blessure causera également un poids sur l'équipe et sur le coach Eric Taylor (Kyle Chandler), qui avait placé Jason sous son aile. Le coach est également un personnage important de la série, car on verra l'homme faire face à des choix difficiles concernant sa famille, sa carrière et son équipe. Il se verra offrir un emploi très prestigieux pour une autre école et devra faire le choix d'imposer un autre déménagement à sa femme Tami (Connie Britton), et surtout, à leur fille Julie (Aimee Teegarden).
Au niveau des suppléments, on n'a pas droit à une grande variété : seules des scènes supprimées sont présentes (sur toutefois 19 épisodes différents!) et un documentaire sur la production intitulé "Behind the Lights : Creating the First Season of "Friday Night Lights"". Les scènes retranchées sont intéressantes, car bien souvent elles rajoutent du contenu aux épisodes en approfondissant une scène, par exemple celles où on voit le garçon avec Tim Riggins, qui développent leur relation d'amitié. Beaucoup de scènes comme celles-là sont très touchantes, ou encore lorsqu'on voit Julie Taylor se rapprocher de sa mère à cause des conseils de cette dernière sur les premières relations sexuelles.
Du côté vidéo, la qualité est excellente malgré quelques apparitions d'artéfact ici et là : on voit que l'image est claire et nette, ce qui est particulièrement appréciable lorsqu'on voit les extraits des parties de football lors des épisodes. Le niveau de détails est bon, surtout pour un produit de la télévision (bien que ce soit une série très récente!). L'aspect audio est doté d'une piste Dolby Digital encore ici d'une très bonne qualité : les dialogues sont bien balancés avec les effets ambiophoniques ainsi que la musique, qui joue un rôle important dans la série. Elle agrémente bien les différents événements et accompagne les émotions que vivent les personnages.
En somme pour moi, une excellente découverte particulièrement compte tenu de mes attentes plus ou moins élevées de prime abord. Il s'avère que malgré l'arrière-plan sportif, la série va tirer son contenu beaucoup plus en profondeur et réussit ainsi à capter l'attention de son auditoire.
| Film | 8 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |