"Gidget", c'est le surnom de Francine Lawrence, une adolescente de la fin des années 50 qui adore deux choses dans la vie: le surf et son petit ami "Moondoggie". Je vous en avais déjà parlé dans ma revue de l'ensemble de trois films Gidget: The Complete Collection, mais ma curiosité était plutôt vers Sandra Dee. Après avoir découvert la série de films, je me suis intéressé plus loin au phénomène Gidget. J'ai appris que le personnage provenait d'un roman écrit en 1957 par l'auteur Frederick Kohner nommé Gidget, The Little Girl With the Big Ideas, un titre très représentatif! En 1959, 1961 et 1963, le réalisateur Paul Wendkos a offert trois films au public avec chacune leur tour Sandra Dee, Deborah Walley et Cindy Carol dans le rôle-titre et James Darren dans le rôle du petit copain dans les trois films. En 1965, une série basée sur les trois films vit le jour avec Sally Field dans le rôle de Gidget, mais ne dura qu'une seule saison. En 1969 et en 1972, deux téléfilms nommés Gidget Grows Up (avec Karen Valentine) et Gidget Gets Married (avec Monie Ellis) précédaient, aussi en 1972, un film d'animation d'Hanna-Barbera du nom de Gidget Makes the Wrong Connection (avec la voix de Kathy Gori). Ce n'est pas tout! Une autre actrice, Caryn Richman, joua le rôle principal en 1985 dans le téléfilm Gidget's Summer Reunion, mais dans une version plus âgée de Gidget, et dans une série nommée The New Gidget qui a duré deux saisons. Disons que je n'avais jamais entendu parler de tous ces téléfilms ni de la récente série! Aujourd'hui, je veux vous ramener en 1965 avec la Gidget que les gens ont le plus aimée: Sally Field.
Pour résumer vite l'environnement de la série Gidget, vous n'avez qu'à imaginer les bandes dessinées d'Archie et ses copines Betty et Véronica. Ils vont à la plage, au bar laitier, au "stand" à hamburger, danser, vont à l'école, ont un travail et ne savent pas où donner de la tête dans leurs amours. J'ai été très intrigué que "Gidget" reste actuel. Les problèmes d'adolescent sont les mêmes aujourd'hui, mais plus compliqués, car ils ne sont pas "politiquement corrects" comme l'héroïne de la série. Les personnages secondaires sont intéressants. Il y a d'abord le père de Gidget, le professeur Russell Lawrence (Don Porter), un père compréhensif qui essaie de comprendre et aider sa fille à grandir sainement. C'est là que la série diffère des films alors que la relation père-fille est plus approfondie. Ensuite, il y a sa grande soeur névrosée Anne (Betty Conner) qui est mariée à John Cooper (Pete Duel), qui heureusement complète ses études en psychologie. Il ne faut pas oublier Larue (Lynette Winter) qui est la grande amie de Gidget, mais qui n'aime pas le soleil, ni rien de normal pour une adolescente (sauf parler au téléphone bien sûr). Nous ne pouvons pas parler beaucoup du copain de Gidget, Jeff Matthews (Steven Miles), puisqu'il est parti presque toute la saison au collège. Malgré que tous les acteurs sont très bien, c'est Sally Field qui tient l'émission à elle seule. Sans elle, il n'y aurait pas de série. Garder l'oeil ouvert pour apercevoir tout au long de la série des vedettes à en devenir comme Richard Dreyfuss, Barbara Hershey, Bonnie Franklin, Harvey Korman, Henry Jaglom et Linda Gaye Scott, pour ne nommer que ceux-là. Remarquez aussi que Gidget habite dans la même maison où habitaient les personnages de Leave It to Beaver, mais cela est une autre histoire!
La séquence d'introduction des épisodes est tout simplement affreuse (manque de budget?!), mais elle laisse place à une série d'intrigues bien développée. Évidemment, tout est vu des yeux d'une adolescente, même que c'est elle-même qui est la narratrice et parle directement à la caméra. Elle a des problèmes de "chums", de soeur, de beau-frère, a peur de voir son père avec une autre femme (sa mère n'est plus là), proteste à la montée du prix des billets de cinéma (elle n'a pas fini avec ça!) et à la fermeture du "stand" à hamburger du coin, tente de montrer la "bonne façon américaine" à une étrangère, se fait ensorceler par d'une diseuse de bonne aventure, joint un groupe de musique, apprend à conduire, prend le contrôle du journal de l'école, et finalement a des problèmes avec un alligator congelé! En fait, 32 amusants épisodes vous attendent:
La qualité audiovisuelle est très bonne pour une série télévisée de cet âge, je dirais même très bonne. Il n'y a aucun artefact, ni visuel, ni sonore pour empiéter sur notre visionnement. Il y a un peu de grisailles sur les couleurs unies comme le ciel, rien qui se remarque trop. Les couleurs sont bien apprêtées, justement saturées. Le son est continuellement clair, sans les défauts que nous pouvons entendre à la télévision lors de reprises de séries de ce genre. Comme suppléments, nous retrouvons la version originale du pilote de la série en plus de la revuette "A Look Back at Gidget". Il s'agit en réalité d'une interview avec Sally Field qui raconte son enfance, son éducation, ses expériences au théâtre avant d'atteindre la télévision, les gens qu'elle côtoyait dans la série et les longues journées de production de l'époque. Nous y voyons aussi son audition pour le rôle. Il semblerait que cette interview a été faite en même temps que celui retrouvé dans le coffret de la The Flying Nun, donc les deux se complètent bien.
Le réseau ABC a décidé d'annuler la série à cause des basses cotes d'écoute (rien de nouveau sous le soleil de nos jours!), mais c'est durant les reprises d'été que "Gidget" a accumulé un public, mais il était déjà trop tard. La série nous a tout de même introduit une merveilleuse Sally Field que nous avons pu voir en suite dans son fameux rôle de la Soeur volante!
| Film | 7 |
| Présentation | 4 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |