Suivant de près sa série sœur Laverne & Shirley (et aussi Mork and Mindy), "Happy Days" a aussi connu sa période de disette de près de trois ans avant de voir arriver sa seconde saison sur DVD. Même si aucune raison n'a été donnée pour expliquer cette très longue période d'attente, on peut penser qu'il s'agit d'une question de marché. Autant "Happy Days" a été une série très populaire dans les années 70 et 80, autant semble-t-il cette popularité n'a pas suivi lors de la mise en vente du coffret de la première saison. Paramount nous propose donc aujourd'hui la deuxième saison de "Happy Days", en espérant que les neuf autres coffrets suivront assez rapidement.
Je vous propose de vous référer à la critique de la première saison pour lire ou relire les informations plus complètes sur cette série. Mais, rapidement, nous sommes à la fin des années 50 quelque part dans une banlieue de Milwaukee, Wisconsin. Nous suivons les aventures de la famille Cunningham composée du père Howard (Tom Bosley), la mère Marion (Marion Ross), le fils Richie (Ron Haward) et la cadette Joanis (Erin Moran). Il y a bien eu un fils aîné, Chuck, mais son personnage a rapidement disparu (il n'apparaît que deux fois durant cette saison), car selon le créateur Gary Marshall, il est vite apparu clair que le "grand frère" était plus en fait Fonzie (Henry Winkler). L'histoire est plus axée sur les jeunes membres de la famille, et surtout Richie, ses amis, sans oublier Fonzie, et bien entendu les nombreuses rencontres féminines que ce beau monde fera.
Cette seconde saison comporte 23 épisodes, sept de plus que la saison précédente. Ils ont été diffusés pour la première fois sur le réseau américain ABC entre septembre 1974 et mai 1975. Comme Martin Albert vous l'indiquait dans sa critique, nous retrouvons la musique thème plus connue du générique de "Happy Days", à savoir la chanson écrite par Gimbel et Fox, "Sunday, Monday, Happy Days". Et comme celle de Laverne & Shirley, elle reste en tête un moment, même après le visionnement. Ne pas manquer la présence de Cheryl Ladd (Charlie's Angels) dans l'épisode "Wish Upon a Star". Cheryl n'en était pas à ses débuts puisqu'elle avait déjà participé entre autres à au moins un épisode des Streets of San Francisco ("Blockade").
Pour débuter cette nouvelle saison, Richie décide qu'il est temps d'avoir un peu plus de vie privée, surtout quand vient le moment d'inviter une jolie fille. La curiosité envahissante de ses parents l'étouffe un peu et il décide d'aller habiter avec son frère Chuck. Mais il se rend vite compte que sa décision n'était pas forcément meilleure. Plus tard, la moralité et l'honnêteté de notre jeune ami seront, une fois de plus si j'ose dire, mises à l'épreuve dans une émission télévisée où il sera invité à tricher. L'argent ou l'honneur? J'ai apprécié l'épisode "Guess Who's Coming to Christmas" où on met de côté les blagues potaches pour réveiller un peu l'humanité et se rendre compte que même les êtres "parfaits" comme Fonzie ont aussi leurs faiblesses. Touchant. Mais en regardant cette série, je me suis demandé si finalement toute cette nourriture rapide n'était pas plus dommageable que les cigarettes. Il n'y a pas un épisode sans des hamburgers gigantesques, des frites, des crèmes glacées énormes et des boissons gazeuses coulant à flots. À méditer!
Il est à noter que la qualité visuelle globale est irrégulière. Au cours d'un même épisode, nous pouvons avoir des scènes très claires et détaillées alors que d'autres seront plus floues et remplies de défauts. C'est un peu dommage, surtout que certains épisodes peuvent être très beaux du début à la fin et d'autres complètement le contraire. La piste sonore mono fait relativement bien le travail, quoique par moments, elle aussi, subit les ravages du temps en avalant un peu les dialogues. On pourra alors s'aider avec le codage pour malentendants. Les pages de menus sont fixes et muettes. Il n'y a pas de suppléments. Les épisodes présents sur les disques sont:
Cette édition a le même problème esthétique que les autres coffrets récents de Paramount: un nouvel emballage très discutable. Il s'agit d'un boîtier de type boîtier simple (ou Amaray) dans lequel sont logés quatre disques: deux à l'intérieur de chaque côté et deux sur un "flip" de plastique maintenu au centre à la manière d'une page dans un livre. Avec les informations qui sont imprimées à l'intérieur de la jaquette (le boîtier est transparent), il faut donc retirer les disques pour les lire. Ce n'est vraiment pas pratique. Tous les disques se ressemblent, quelle que soit la série: même couleur argentée dans laquelle les inscriptions sont ajourées. Bref, un concept à revoir absolument!
Je me rappelle une époque où "Happy Days" était une de mes séries favorites. C'était en quelque sorte mon rêve américain. Aujourd'hui que j'ai eu l'occasion de découvrir d'autres produits du même acabit, cette série n'a plus le même impact, même si elle reste une de mes favorites. Laverne & Shirley a pris un peu d'avance, pour rester dans le même style. Il n'empêche que "Happy Days" a marqué pendant plus de dix ans l'univers de la télévision et arrive encore aujourd'hui à attirer l'attention. Il est un peu dommage que la qualité du produit ne soit pas plus à la hauteur. Il en va de même avec quelques suppléments qui font cruellement défaut. Mais, comme dirait le "Fonz", tu le prends comme ça et tu dis merci monsieur! À quand la troisième saison?
| Film | 8 |
| Présentation | 2 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |