House, M.D.
Season One
Universal Studios Home Video

Créateur: David Shore
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 972 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-18)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
28 août 2005

Dr Gregory House? Vous connaissez? En fait, c'est le genre de médecin qu'on déteste au bout de deux minutes de discussion avec lui, mais qu'ensuite on ne voudrait plus voir aucun autre médecin que lui. Il est arrogant, parfois insolent, souvent prétentieux, mais il formule la majorité du temps d'excellents diagnostics, les meilleurs même. Au grand désarroi de son équipe qui a souvent du mal à le suivre et encore plus de sa patronne, le docteur Lisa Cuddy (Lisa Edelstein), qui voudrait trouver la faille pour le mettre dehors (avec qui il entretient de drôles de rapports, par exemple quand elle lui demande ce qu'il vient faire à l'hôpital en dehors de ses heures et que lui répond: "une prostituée m'attend dans mon bureau. C'est mieux que de la faire venir à la maison!").

"House, M.D.", que nous propose Universal avec cette première saison, est une des belles surprises télé de l'année 2004-2005. Gregory House (Hugh Laurie) est un docteur plutôt en marge de sa profession. À la tête d'une équipe de recherche, il n'est pas là pour soigner un rhume ou même une fracture (même si son poste l'oblige à le faire, presque contre son gré). Non. Il recherche plutôt l'inguérissable. Il intervient quand la plupart de ses collègues ont baissé les bras, quand il ne reste plus qu'à attendre le dernier souffle du patient. C'est là que House est à son meilleur. Si la police recherche des suspects d'un crime, lui il recherche le microbe tueur, le parasite invisible ou le virus ravageur qui se cache dans nos entrailles, nos muscles ou même notre cerveau. Et pour cela, toutes les méthodes sont utilisées, même s'il faut fouiller illégalement la demeure du pauvre patient ou analyser sans autorisation l'ADN des parents. Ici, il y a bien poursuite entre le bien et le mal, mais ce n'est pas à coup de voitures puissantes ou d'armes de poing, mais plutôt à l'aide de civière, de fauteuil roulant, de seringue hypodermique et de sondes buccales. Et la similitude du résultat est vraiment très proche.

Son équipe est composée des docteurs Allison Cameron (Jennifer Morrison), Robert Chase (Jesse Spencer) et Eric Foreman (Omar Epps). Même si chacun d'eux a souvent sa propre idée sur un dossier, House garde souvent le dernier mot pour lui-même, ce qui ne manque pas d'irriter Foreman. Par contre, les deux autres jeunes médecins, même s'ils ne comprennent pas toujours les idées de leur "patron", sont moins réfractaires à ses théories et acceptent plus sereinement de le suivre. Se joint parfois à eux le docteur James Wilson (Robert Sean Leonard), ami de House et qui travaille en oncologie. C'est finalement la complémentarité de ces cinq personnes, et parfois la petite touche supplémentaire de Lisa Cuddy, qui permet de sauver des malades dans des situations inexplicables et aussi mystérieuses, pour la science, mais pas pour Gregory House. Mais, au-delà de ces qualités, notre docteur est un homme seul, rongé par la douleur qu'il a à une jambe, drogué de calmants, qui n'aime personne et que personne n'aime. En tout cas, en apparence, car dans le fond, il a de l'admiration pour ses collègues et inversement. Pour rendre l'histoire un peu plus complète, on a rajouté en cours de route le personnage de Vogler, le nouveau président du Conseil de l'hôpital qui n'approuve pas les méthodes de House (il ne rapporte pas assez d'argent à l'établissement!) et souhaite faire disparaître son département.

Si le sujet de la série sort vraiment de l'ordinaire, je dois déplorer un certain nombre de petites erreurs de tournage qui font perdre quelques points dans mon appréciation générale. Je suis peut-être un peu trop méticuleux, mais il y a certaines erreurs qui pourraient être évitées. Par exemple, dans l'épisode pilote, un médecin pratique une trachéotomie sur la malade. La plaie est assez grande. Quelques jours plus tard, la patiente ne possède qu'un petit pansement, bien plus petit que la plaie qu'on lui a pratiqué auparavant. Du côté des erreurs techniques habituelles, signalons les objets ou les positions des personnages qui sont différents selon les plans ou encore les reflets de l'équipe technique. Mais considérant ce dernier point, il faut bien avouer que c'est un exploit d'en voir, car il y a énormément de vitres et de murs réfléchissants dans ce décor. Alors, n'en voir que quelques-uns, c'est plutôt bien, si je peux dire.

C'est une série qui se passe presque à huis clos, à savoir plus ou moins toujours dans les deux mêmes étages: le niveau de la clinique externe (où les patients viennent pour une auscultation) et le niveau du bureau du docteur House avec les chambres des patients. Rarement, on a droit à des plans extérieurs. Parlant de plans extérieurs, c'est malheureusement pratiquement toujours la même vue aérienne de l'hôpital qui sert de transition (on y voit les mêmes véhicules stationnés et le sens du déplacement aérien est toujours le même).

Le coffret que nous propose Universal est formé d'un ensemble de trois disques doubles faces réunis dans des supports de plexiglas qui se déplient. Le tout est glissé dans un fourreau de carton avec un graphisme sobre où se détachent des images brillantes sur un fond mat. L'image est présentée au format panoramique, mais non anamorphique. (Note de l'éditeur: Universal affirme que l'état non anamorphique de la série est en raison du manque de temps, car on voulait sortir le coffret au plus vite avant le début de la seconde saison à la télévision.) Elle est parfaitement claire et nette d'un bout à l'autre. Les couleurs sont belles sans être éclatantes (nous sommes dans un hôpital). La bande sonore anglaise est elle aussi très claire et compréhensible. Petite erreur: le boîtier indique qu'il y a un sous-titrage espagnol et un codage pour malentendants en anglais. En fait, il y a des sous-titres espagnols et anglais, mais pas de codage pour malentendants. Les pages de menu sont statiques (et anamorphique!). On peut voir tous les épisodes d'une face en suivant ou accéder à des pages réservées à chacun d'eux avec un résumé. On pourra regretter les résumés un peu trop "révélateurs" qui nous sont fournis avec chaque épisode et qui délivrent, selon moi, un peu trop de punch, allant parfois jusqu'à donner des informations qui n'arrivent que dans la deuxième moitié de l'histoire, ce qui n'est pas loin de la fin. Quant aux dialogues, un peu d'études médicales (ou de séjour en milieu hospitalier) ne feront pas défaut, car les acronymes sont légions et pas toujours expliqués. Parfois, cela gâche un peu la compréhension, même avec le sous-titrage.

Reprenant ce qui semble devenir une réalité pour les séries récentes en DVD de l'éditeur Universal, tel que Monk, nous avons droit à quelques suppléments, regroupés ici sur la face B du troisième disque. Ils se composent de six segments d'environ cinq minutes chacun, dont cinq sont tirés du même documentaire de production. On y voit des extraits de la série, mais aussi des interventions de différents acteurs et membre de la production, tel que le créateur David Shore, le producteur Bryan Singer (qui est aussi le réalisateur de la série de films X-Men) et aussi le médecin consultant David Foster, qui nous précise rapidement l'importance de chaque histoire face à des cas réels. Dans "Set Tour", l'actrice Jennifer Morrison nous fait une visite guidée du décor et nous avons droit à quelques prises ratées. Il y a aussi un extrait de la session de repérage des acteurs avec l'audition de Hugh Laurie.

J'ai constaté, sur au moins deux lecteurs de DVD, quelques petits problèmes de lecture (de décompression vidéo pour être plus précis). Je ne peux pas vraiment critiquer la compression, car même s'il y a quatre épisodes par face, cela ne fait pas plus de trois heures environ de contenu, ce qui est très normal pour une face de DVD.

Je viens de voir (ou revoir) en rafale les 22 épisodes de 45 minutes chacun de cette première saison et je dois bien avouer que j'accroche beaucoup. J'ai lu quelque part cette phrase qui résume parfaitement le produit: "Quand Quincy, M.E. rejoint C.S.I dans la E.R.". L'histoire est très originale, les séquences s'enchaînent à un rythme bien soutenu et le jeu de Hugh Laurie est très convaincant dans le rôle du docteur House, personnage haïssable, mais qui cache un grand cœur et une profonde dévotion à l'être humain (ou plutôt aux maux qui le rongent). La deuxième saison prend son envol quelques semaines à peine après la sortie de ce coffret. C'est donc une excellente nouvelle et j'ai bien hâte de les retrouver. Amateurs de C.S.I. et de E.R., à vos manettes. À découvrir sans retenue (mais n'oubliez pas votre masque de chirurgien).


Cotes

Film8
Présentation4
Suppléments6
Vidéo8
Audio7