I Love Lucy
The Complete Fifth Season
Paramount Home Entertainment

Réalisateur:
Année: 1955-56
Classification: G
Durée: 680 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
28 août 2005

En faisant mes recherches sur cette cinquième et avant dernière saison de "I Love Lucy", j'ai appris que ce devait en fait être la dernière saison produite. D'ailleurs, le dernier épisode, "Return Home from Europe", pourrait très bien figurer comme l'épisode d'adieu. Mais il faut bien avouer que cette cinquième saison a de quoi raviver les cœurs de ceux qui commençaient à s'endormir un peu sur les prouesses scéniques, certes très bonnes, mais peut-être un peu répétitives, de notre sympathique rousse aux grands yeux. Embarquons, si vous le voulez bien, pour un grand voyage avec Lucy (Lucille Ball), Ricky (Desi Arnaz), Ethel (Vivian Vance) et Fred (William Frawley). Un vrai voyage cette fois.

Les 26 épisodes de cette cinquième saison ont été diffusés sur CBS entre octobre 1955 et mai 1956. Il s'agit des 128e au 153e épisodes. Comme indiqué plus haut, il s'agit donc de l'avant-dernière saison de la série sous cette forme (il y a aura par la suite d'autres émissions avec Lucy et Ricky, mais dans un autre format horaire). La sixième saison conclura donc cette formidable aventure télévisuelle. Mais restons avec la cinquième, qui est donc celle qui nous intéresse aujourd'hui. Si vous avez déjà lu mes précédentes critiques pour les saisons un, deux et trois, vous savez que je suis devenu un amateur tardif de "I Love Lucy" et que je ne le regrette pas. Comme je n'avais pas reçu la quatrième saison (quand une série est lancée, les studios mettent ensuite l'emphase sur d'autres titres), je ne m'attendais pas à recevoir absolument la saison cinq. Mais je l'espérais quand même, car elle comporte une des scènes les plus mémorables de la série (et qui sert aussi d'image sur le boîtier, à l'instar de la chocolaterie pour la deuxième saison), celle de l'Italienne qui écrase le raisin dans la cuve. Trois minutes de fou rire qu'on n'est pas prêt d'oublier.

À l'image de la quatrième saison, où nos quatre amis partent à la conquête d'Hollywood (périple qui trouve sa conclusion dans les premiers épisodes de cette nouvelle saison), nous avons ici une histoire pratiquement continue dès le dixième épisode et jusqu'au dernier: Ricky et son orchestre vont faire une tournée en Europe. Les Mertz, Ethel et Fred, sont désignés comme assistants et organisateurs, afin qu'ils puissent aussi profiter du voyage. Mais ne nous y trompons pas, malgré des noms et des lieux évocateurs, la production de la série ne quitte pas pour autant les studios californiens (à part pour quelques rares scènes tournées réellement en extérieur). On appréciera pour l'occasion la grande diversité des décors afin de recréer ces univers assez différents les uns des autres et surtout avec un certain réalisme (même s'il faut parfois s'aider d'un peu d'imagination pour accepter le couloir d'un wagon ou encore un village écossais du début du siècle). N'oublions pas que cela reste du divertissement et qu'il faut l'accepter ainsi.

La liste des titres résume bien cette cinquième saison, un peu à la manière d'un guide de voyage:

Les amateurs et collectionneurs ne seront pas perdus puisque Paramount continue de nous offrir la série dans le même format, seule la couleur dominante du boîtier change (vert gris pour ce coffret). Pour le reste, c'est identique, au menu près. L'image nous délivre une belle qualité pour cette émission, tournée en direct. Un beau travail de restauration a été effectué et reste parfaitement dans la continuité des saisons précédentes. En fait, même les images utilisées dans les menus sont les mêmes depuis la première saison. Il en va de même pour les suppléments, sauf, bien entendu, qu'ils concernent la saison présente. Nous avons ainsi droit à quelques (trop rares) erreurs vues dans les épisodes, un petit rappel des artistes invités, des scènes originelles utilisées lors de la première diffusion et retirées ensuite, des entretiens audio, notamment avec Jess Oppenheimer, sur des images de tournages ainsi qu'une section "Behind the Scenes" avec des photos inédites (il faut voir Lucille après la bataille dans la cuve de raisins, c'est quelque chose) dont certaines en couleurs (je ne sais pas si elles ont été colorisées ou si elles sont originales en couleur). Il y a toujours des émissions complètes de "Lucy on the Radio: My Favorite's Husband", diffusée en 1950.

Il y a un petit rappel que je voudrais faire: la première saison de "I Love Lucy" a été rééditée au même format que les autres saisons ou si vous découvrez la série seulement maintenant, il est possible de se procurer les cinq coffrets (26 disques) en un seul achat, avec une économie substantielle, mais en ayant pas mal de temps libre pour tout regarder (plus de 55 heures de matériel).

Il est important de faire une précision suite à une indication sur l'emballage concernant l'épisode "Lucy and The Dummy", indiqué comme ayant un nouveau montage par rapport à l'original. Jusqu'à présent, Paramount nous offre l'opportunité d'avoir sur support numérique les épisodes complets (à la différence de ceux qui sont rediffusés depuis quelques années et qui sont raccourcis pour laisser plus de place à la publicité), proposant même dans les suppléments les parties retirées des diffusions originales. Ce coffret ne fait pas exception. Sauf que lors du tournage de l'épisode en question, il s'est avéré qu'il manquait trois minutes de matériel pour la diffusion. À l'époque, la production avait rajouté une "promo" pour le film de Lucille et Desi, "Guys and Dolls" avec Frank Sinatra chantant la chanson "Adelaide". Malheureusement, les droits de cette chanson n'ont pu être acquis pour cette édition sur DVD. D'où l'indication sur le boîtier et la confirmation que cela n'implique en rien le contenu original de l'épisode en question.

Une excellente saison de "I Love Lucy" et surtout des moments devenus des classiques avec le temps. Parmi mes coups de cœur, il y a bien entendu le souvenir que Lucy veut ramener de Hollywood, en l'occurrence l'empreinte de pas de John Wayne du Grauman's Theatre (en deux épisodes, avec John Wayne en invité spécial dans un rôle méconnu et très convaincant: le sien), puis il y a "The Great Train Robbery", clin d'œil à une autre production et bien entendu "Lucy's Italian Movie" et la fameuse scène du raisin écrasé. Mais c'est un choix bien difficile, car il existe bien d'autres savoureux moments. Toutes les séries télévisées de 50 ans n'ont pas ce privilège. Sachons profiter de celui-ci.


Cotes

Film8
Présentation3
Suppléments8
Vidéo7
Audio6