In Treatment
Season Three
Warner Home Video / HBO Home Entertainment

Créateur: Hagai Levi
Année: 2010
Classification: 14A
Durée: 840 minutes
Ratio: 1.78:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51), Espagnol (DD20)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (DVD-9)
Code barres (CUP): 883929190003

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Jérémy Hervieux
28 novembre 2011

Puisque la série a récemment été annulée par HBO, c'est avec un certain recul que je me suis lancé dans cette troisième saison de "In Treatment". Car je savais trop bien que ce serait la dernière fois que j'aurais l'immense plaisir de découvrir une toute nouvelle bande de clients et de nouer progressivement des liens avec eux. Je crois que je ne voulais simplement pas voir arriver la fin: quand on plonge dans l'univers de la psychothérapie, on ne veut plus en sortir. Après des dizaines et des dizaines d'heures passées dans le bureau de Paul, j'avais l'impression d'être en train de faire mes adieux à un grand ami. À mon avis, cette série a été avortée de la programmation HBO bien avant d'avoir atteint son plein potentiel. Mais n'est-ce pas là ce que disent tous les fans qui sont frustrés de voir leurs émissions fétiches tomber aux oubliettes?

Le format de cette saison est quelque peu altéré par rapport à celui des deux différentes. Cette fois-ci, la série est présentée quatre jours par semaine au lieu des cinq jours habituels. C'est aussi la première fois que le matériel n'est pas basé sur celui de la série originale israélienne. Le client du lundi est Sunil, un immigré de Calcutta qui vient tout juste de perdre sa femme. Il s'agit d'un personnage superbement maîtrisé et qui réservera plusieurs surprises de taille à Paul au courant des dix semaines. Le mardi, c'est au tour Frances, une actrice dont l'heure de gloire est bien derrière elle. Avec cette patiente, les thèmes de la nostalgie et de la mort sont mis de l'avant. Jesse, un adolescent ouvertement homosexuel qui n'a pas la langue dans la poche, est le client du mercredi. Ce n'est pas la première fois que "In Treatment" touche aux crises adolescentes (on se souvient de la très mémorable Sophie de la première saison), et le ton est d'une justesse absolue. Paul verra sa nouvelle thérapeute, Adèle, le jeudi. Elle deviendra un pilier dans sa vie, au même titre que Gina lors des deux premières saisons.

Encore une fois, le jeu d'acteur et la subtilité scénaristique demeurent les forces de "In Treatment". Gabriel Byrne est au sommet de sa forme, et on sent qu'il s'approprie le personnage avec une aisance jusqu'alors inégalée. Les nouveaux venus s'en tirent tous très bien, mais c'est Debra Winger que l'on retiendra le plus, impeccable dans son rôle d'actrice déchue. Ceux qui cherchent de l'action pure et dure devront aller voir ailleurs. "In Treatment" est une force tranquille, une fleure qui se déploie seulement si on lui donne l'attention qu'elle mérite.

Cependant, je dois avouer que le plaisir est quelque peu entravé par certaines lacunes techniques, à commencer par l'audio. Bien que tous les dialogues soient parfaitement audibles (impossible d'en perdre un bout), j'ai noté à plusieurs reprises que les voix résonnent de façon métallique. Peut-être est-ce l'effet de la petitesse du lieu de tournage, mais la définition du son aurait pu être rehaussée. D'un côté plus visuel, il n'y a rien à redire. Le naturel semble être le mot d'ordre, la composition d'image étant très neutre et les tons de bruns et de gris sont abondants.

Récemment, les producteurs de la série expliquaient qu'ils avaient peut-être l'intention de poursuivre la série, mais sous un autre format. Croisons les doigts.


Cotes

Film9
Présentation9
Suppléments-
Vidéo7
Audio6